Une loi qui dérange

Il est assez cocasse de voir nos chères associations de protection animale et people de tous bords s’opposer à la loi juste votée qui supprime les avantages fiscaux aux associations qui, par ailleurs, ne respectent pas la loi (sujet d’ailleurs de la pétition initiée par Willy Schraen).

Texte : Richard sur Terre

Voyez la réaction d’Aymeric Caron l’antispéciste sur Twitter :

« Attention, c’est gravissime ! LR, FN, avec Modem et LREM, veulent museler les associations qui informent sur les maltraitances dans les élevages et les abattoirs, comme L214, en privant de réductions d’impôts les dons de leurs adhérents. C’est la démocratie qui est attaquée. »

Je trouve cette prise de position assez intéressante. Au-delà même de juger de la pertinence de ces groupuscule activistes, comment ne pas voir cette loi comme une normalisation des règles dans un Etat de droit ?

Entrer par effraction dans une propriété privée est interdit par la loi (oui je sais c’est chiant).

Du coup je trouve que notre cher député LFI a une idée particulière de la démocratie qui devrait, selon lui, encourager financièrement des citoyens à pénétrer dans des propriétés privées par effraction.

Ne pensez-vous pas, M Caron, que vous devriez plutôt agir au niveau législatif, comme tout élu qui se respecte (Une idée en l’air hein…) ?

Mais allons plus loin dans cette idée avec Loïc Dombreval, ancien député LAREM (lui aussi sur Twitter) :

« Vote d’un amendement supprimant les avantages fiscaux aux associations coupables d’intrusion dans un élevage. Ces associations font pourtant un travail de contrôle des règles de bien-être animal que l’État est incapable d’assumer. L’état doit donc aider ces associations ! »

C’est étrange non, encore une fois ? L’Etat ne ferait pas suffisamment de contrôles dans les élevages, donc il devrait sous-traiter cette tâche à des associations qui vont s’empresser d’aller faire sauter des cadenas et défoncer des portes ? C’est ça votre solution ?

Il me semble à moi que la solution serait de se battre démocratiquement pour que le rythme des contrôles de l’état s’accélère, plutôt que de militer pour le maintien d’une solution bancale, violente et contraire à la loi.

A moins bien sûr qu’il ne s’agisse que d’assurer la survie des p’tits copains de combat, qui sans cette manne, disparaitraient à coup-sûr ?

Eh bien oui que Diantre ! Si l’Etat remplit sa mission et se substitue aux activistes…à quoi servent les activistes ?

C’est peut-être par-là qu’il faut regarder si l’on veut comprendre ces prises de positions pour le moins étonnantes.

 

Les Nouveaux Prédateurs

Comment ils menacent les hommes sans protéger les animaux ?

Un essai engagé qui met en évidence les dérives de l’écologie radicale et des militants antispécistes. Protéger les animaux, leur assurer des conditions de vie décentes, consommer autrement en respectant notre environnement… Qui serait en désaccord avec ces principes fondamentaux ? Mais, on le sait, l’enfer est souvent pavé de bonnes intentions. Aujourd’hui, les activistes antispécistes et les militants écologistes les plus radicaux détournent ces idées partagées par le plus grand nombre. Animés par une idéologie radicale, convaincus que l’intimidation peut remplacer l’échange démocratique, ils imposent, peu à peu, leur vision du “meilleur des mondes”.