Alors que certains les opposent par idéologie, chasseurs et naturalistes (les vrais) unissent leurs forces sur le terrain pour restaurer des mares, refuges essentiels pour la biodiversité.

Ils seraient censés s’opposer, voire s’ignorer. Et pourtant, sur le terrain, chasseurs et naturalistes retroussent les manches ensemble pour sauver un patrimoine commun : les mares. Ces petites zones humides, autrefois nombreuses, sont aujourd’hui menacées par l’abandon, le comblement ou l’enrésinement. Et avec elles, toute une faune discrète mais essentielle : tritons, libellules, grenouilles, oiseaux…
Depuis plusieurs années, des fédérations de chasse départementales s’investissent dans la restauration de ces milieux, souvent en lien étroit avec des associations écologistes ou des experts naturalistes. Ensemble, ils diagnostiquent, restaurent, entretiennent. Et ça fonctionne.
Du concret, pas des slogans
Dans le Tarn, ce sont déjà 150 mares restaurées en dix ans grâce à un programme initié par les chasseurs. Curage, reprofilage, mise en pente douce des berges, entretien anti-envasement : les chantiers sont techniques, les moyens mobilisés importants. Et le tout est souvent co-financé par les fédérations, les agences de l’eau, les régions… et l’éco-contribution des chasseurs eux-mêmes.
En Vendée, même logique : 20 mares ont été restaurées dans le cadre d’un contrat territorial de l’eau, avec la participation active des chasseurs, des agriculteurs, et des collectivités locales. Loin des caricatures, les chasseurs apparaissent ici comme des partenaires de la biodiversité.
Une convergence d’intérêts… et de compétences
Pourquoi cette alliance ? Parce que les intérêts convergent. Une mare restaurée, c’est à la fois un point d’eau pour le gibier, un refuge pour les amphibiens, et un patrimoine paysager réhabilité. Les naturalistes apportent leur connaissance des espèces, les chasseurs leur connaissance du terrain, leur logistique, et leurs bras.
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Dans l’Allier, en 2022, 33 mares ont été réhabilitées : 22 restaurées et 11 créées en zone Natura 2000. Résultat ? Plus de 8600 m² d’eau recréés, l’équivalent de deux piscines olympiques.
Une réponse aux vrais enjeux
Pendant que certains activistes dénoncent la chasse sur les plateaux télé, d’autres — sur le terrain — réparent les écosystèmes. Les mares jouent un rôle crucial dans la régulation hydrologique locale, en période de sécheresse comme de crue. Elles sont aussi des sentinelles du climat. Et leur disparition, bien réelle, mérite mieux que des postures.
Ce modèle d’alliance, basé sur le pragmatisme et la coopération locale, mérite d’être soutenu et généralisé. Car restaurer la nature, ce n’est pas seulement l’aimer en théorie. C’est y consacrer du temps, de l’argent, et un peu d’humilité.
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Quand on pense à l’intérêt commun et que chacun y met de la bonne volonté , les choses avancent dans le bon sens .
Ben ouais ! Ici, en Eure-et-Loir, je fais partie d’une association qui restaure et entretien une zone humide créée à partir d’une ancienne carrière de gravier rétrocédée à la mairie. Aujourd’hui c’est des arbres, des étangs, plein d’oiseaux et un couple de chevreuil quelque part là-dedans.
Dans l’assoc, il y a des chasseurs, des pêcheurs, des cyclistes et des randonneurs, des qui ne font rien de tout ça. On fait des chantier de nettoyage, on équipe les sentiers en point d’observation et panneaux pédagogiques, on a préservé les coins de pêche sur les côtés où passe le Loir (Au début, je n’y étais pas encore, les pêcheurs croyaient que tout serait interdit vu à quel pont l’écologie est caricaturée par ses propres hérauts auto-proclamés dans les médias), on n’oublie pas le casse-croûte avec pâté, fromage et pinard à la fin…
C’est pas compliqué, un petit coup de main à la nature et ça redémarre tout seul !
Ce genre d action pour le bien commun,surtout pour la nature, effectuée par des personnes pratiquant des activités différentes permet de rester optimiste.que ces imbéciles qui ne pensent qu à critiquer voir casser prennent exemple.
Bonsoir, effectivement nous avons un but commun avec les vrais écolos, la préservation des milieux, et on peut rajouter l’union fait la force, hélas ce n’est pas partout pareil .
Des naturalistes ( des vrais?) aidés par des chasseurs restaurent des mares. Pourquoi toujours se faire mousser et se mettre en avant ?
Arlette,bien des actions passent inaperçues mais face a des gens qui ne savent que critiquer il faut bien leur répondre.foutez nous la paix et vous n entendrez plus parler de nous.