Indemniser un agriculteur pour les dégâts causés par le grand gibier repose sur une obligation légale confiée aux fédérations de chasseurs. Le système pour l’appliquer coûte aujourd’hui autant qu’il rembourse.
Pour ceux qui ne le savent pas , le gros gibier fait beaucoup de dégâts dans les cultures . Ce sont les chasseurs qui indemnisent les agriculteurs !
— Jérôme Buisson (@jerome_buisson) April 25, 2026
Pour cette année les chasseurs ont payé 618 850€ ! #Chasse #Ain pic.twitter.com/MER1BPFSv6
Un sanglier entre dans un champ de maïs et y boulote quelques centaines d’euros de récolte. Pour fixer le montant du remboursement, le circuit prévu par le code de l’environnement peut mobiliser l’exploitant, la fédération départementale, un estimateur agréé qui se déplace sur place, la commission départementale de la chasse et de la faune sauvage, la commission nationale d’indemnisation dont le secrétariat est assuré par l’Office français de la biodiversité, et, en dernier recours, le tribunal judiciaire. En Côte-d’Or, sur une seule campagne, 2 176 déclarations de dégâts ont donné lieu à 6 386 expertises : près de trois passages d’estimateur par dossier, avant même tout désaccord.
Une mission du Conseil général de l’environnement et du développement durable a chiffré ce que coûte le fonctionnement du système : pour la campagne 2018-2019, 45,9 millions d’euros ont été versés aux agriculteurs, quand la gestion de l’indemnisation en a coûté 25,4 millions supplémentaires. Soit 55 euros de fonctionnement pour 100 euros indemnisés. Deux ans plus tard, la Cour des comptes retrouve un ratio proche de 60 pour 100. La mission d’inspection constate même que, pour certains petits dossiers, l’instruction revient plus cher que l’indemnité elle-même.
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En 2021, cette même mission recommandait de forfaitiser les petits dossiers, précisément parce qu’abaisser le seuil d’indemnisation multiplierait les dossiers coûteux à traiter pour de faibles montants. Le décret du 28 décembre 2023 a pourtant fixé ce seuil à 150 euros par exploitation et par campagne. Le financement, historiquement porté par les chasseurs via les fédérations, a lui aussi débordé son cadre d’origine : depuis 2022, l’État y a injecté plusieurs dizaines de millions d’euros de soutien exceptionnel, dont 50 millions confirmés en février 2026 sur les 60 promis par un protocole signé trois ans plus tôt.
Compter les dégâts d’un sanglier mobilise aujourd’hui l’OFB, une commission nationale et, au besoin, un tribunal, pour un coût de fonctionnement qui, dossier après dossier, se rapproche chaque année davantage du montant qu’il sert à calculer.
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Et si les dégâts étaient facturés pas seulement aux chasseurs mais aux propriétaires qui interdisent la chasses dans leur bois. Après tout le sanglier ne sait pas si il est dans un territoire de chasse ou « une réserve ». Etendre l’assiette c’est peut-être déjà un début de solution.
Coucou Gilbert
Il y a peu de propriétaires, qui interdisent la chasse aux sangliers ……
Écrivez vrai !
J ai un peu de terre , suite à des bargeots qui me provoquait, nous nous sommes mis en interdiction chasse …et la nous découvrons encore cet hiver des substances sur les troncs pour les attirer …
Des appâts sexuels ou autre sur nos terres ou inlassablement , des sangliers la nuit viennent creuser ? Creuser , même du gravillons….
Faudrait parler vrai .
Le sanglier , pourquoi ne tirer que de vieux mâles
La c est chez nous ….
Je ne suis pas contre la chasse, mais dénoncent toutes ces dérivés et il y en a .
Bon courage
Et
Faire payer un peu les écolos.
Mais la il n’y a personne.
Comme d’hab la critique envers les chasseurs.
Pas d ‘aide comme ils savent si bien faire.
Servir à rien. Puisque ils ne comprennent rien à la nature.
Ils feraient mieux de penser maintenant a l’été prochain.
Mais bon ils se réveilleront en juillet.
Bjr,ce n est pas pour les attirer,c est pour les fixés,mais il existe des répulsifs vous pouvez les utiliser.
bien lu votre commentaire. D’abord, sachez que les substances déposées sur les arbres et autres durent longtemps et datent peut-être de la dernièreou avnt dernière saison, voire plus. D’autre part, il y a trop de propriétaires qui ne chassent pas ou trop peu chez eux, pour divers motifs, et qui constituent ainsi des vraies nurseries à sangliers qui déferlent sur les campagnes dans les champs la nuit et s’y nourrissent ou y passent une partie de leur vie, provoquant de couteux dégâts. Il est certain que les propriétaires qui en enterdisant la chasse ou chassant trop peu devraient être surtaxés pour constitution de réservoirs à sangliers. Donc le parler vrai est surtout dans ce sens car les chasseurs ne peuvent chasser et donc réguler que là où ils ont accès…..
Le paiement des dégats de gibiers par les chasseurs c’est un peu comme les intérêts de la dette française qui dépasse maintenant le budget de l’éducation nationale, des millions engloutis au lieu de les consacrer au développement et à l’avenir.
et les dégâts que font les agriculteurs a la faune sauvage ( notamment lors des recoltes ) , on en parle ? est ce qu’ils indamnise les chasseurs ?
Bonjour pourquoi certain proprietaire ne veulent pas de chasse chez eux il se contente bien de faire des declaration degats de gibiers et de loué leurs chasse au black petit gibier ou pigeon est le gros gibier le laisse tranquille il gere deux ou trois chasse d’a coté
Voilà un résumé de la stupidité écologique ! Que diraient-ils si les chasseurs arrêtaient la chasse pendant 1 an ? Est-ce qu’ils paieraient les dégâts ?