Deux projets d’arrêtés élargissent les tirs de défense sur déclaration, ouvrent la lunette thermique sur autorisation préfectorale et reportent les loups non prélevés. Avis attendus jusqu’au 20 novembre.

Le ministère de la Transition écologique a mis en consultation publique le 30 octobre deux projets d’arrêtés sur le loup. Le premier modifie l’arrêté du 23 février 2026 qui définit le statut de protection de l’espèce et les conditions de sa destruction. Le second modifie l’arrêté du 23 octobre 2020 qui fixe le nombre maximum de loups pouvant être détruits chaque année. Les deux consultations sont ouvertes jusqu’au 20 novembre.
La loi d’urgence agricole, adoptée le 21 juillet, a rendu les tirs de défense possibles sur simple déclaration pour protéger les troupeaux ovins, caprins, bovins, asins et équins dans toutes les communes. Elle a aussi permis au préfet d’autoriser un éleveur titulaire du permis de chasser à utiliser une lunette de tir thermique ou à intensification de lumière, dans des conditions renvoyées à un arrêté.
Le premier projet décline ces dispositions. Selon la présentation du ministère, il élargit le recours à la déclaration pour les tirs de défense, modifie la répartition des compétences entre préfets et prévoit que le préfet puisse autoriser l’usage d’une lunette thermique, sous des exigences de formation et d’expérience acquise lors d’opérations encadrées. Aujourd’hui, l’arrêté du 23 février réserve ces lunettes aux agents de l’OFB et aux lieutenants de louveterie missionnés par le préfet. Le projet ne crée aucune autorisation générale à la chasse.
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Le plafond actuel est fixé à 21 % de l’effectif de loups estimé chaque année, avec la possibilité de poursuivre les tirs dans la limite de 2 % supplémentaires. Le second projet permettrait de reporter sur l’année suivante les loups non prélevés, à condition que la dynamique de la population ne soit pas orientée à la baisse, et de tenir compte de la pression de prédation.
Lors de la consultation sur le futur arrêté cadre, en décembre 2025, plusieurs associations, dont l’ASPAS et France Nature Environnement, avaient appelé leurs sympathisants à se mobiliser contre le projet. Le ministère doit publier une synthèse des observations reçues au plus tard à la parution des textes définitifs. Chaque lecteur peut déposer sa contribution directement sur le site du ministère.
Projet sur les tirs et la lunette thermique : donner mon avis sur la modification de l’arrêté du 23 février 2026.
Projet sur le plafond annuel : donner mon avis sur la modification de l’arrêté du 23 octobre 2020.
A voir en vidéo :











Sur les deux avis pour lesquels la population est consultée, les avis défavorables sont les plus nombreux et de loin.
Si nous laissons les opposants systématiques s’exprimer et que nous ne le faisons pas, les résultats et décisions prises iront dans le mauvais sens.
Le loup ne s’attaque pas seulement aux troupeaux mais fait aussi de terribles dégâts dans la faune de plus petite taille où certainement il ne reste plus grand chose sur son territoire.
En s’approchant et en attaquant les animaux d’élevage, le loup s’approche aussi des hommes. Jusqu’où ? A quand un grave accident sur un enfant ?
Avoir des loups pourquoi pas, mais en quantité raisonnable. Il ne faudrait pas que trop de zones deviennent dangereuses par la présence de meutes de loups, privilégiant le loup au détriment de l’homme.
Le loup n’a plus rien à faire dans nos paysages. Nous avons trop construit et envahi son Biotope,il y a des hommes partout ,tous les endroits même les plus reculés nous sont devenus accessible. Les hommes ont mis des centaines d’années pour les irradiquer ce n’est pas pour rien. A quand le premier accident déclaré ? Des centaines de gens ont été dévoré à travers les âges…
Nous tuons beaucoup plus de loup ( cent mille fois plus) qu’il y a d’humains attaqué par des loups.
Le loup a sa place autant que l’homme.
Mais il faut permettre aux éleveurs de protéger leurs troupeaux l’ors d’attaque ou menaces immédiate de troupeaux.
Il faut aussi prendre garde et veiller qu’ils n’attrape pas la rage qui peut les rendres dangereux.