Chasse : la reconquête de l’opinion a commencé

Chasse Actu
date 02 avril 2025
author Léa Massey

Alors que les militants antichasse tentent depuis des années d’imposer une image anxiogène de la chasse, les derniers chiffres montrent une inflexion : le récit de la peur vacille, la reconquête de l’opinion a commencé.

📊 Une progression significative dans l’opinion

Selon le dernier sondage Ifop pour la Fondation Brigitte Bardot (mars 2025), 38 % des Français déclarent se sentir en sécurité lorsqu’ils se promènent dans la nature pendant la saison de chasse. Ce chiffre était tombé à 29 % en 2017, et n’avait pas bougé en 2021. Il faut remonter à 2009 pour retrouver un niveau comparable (46 % à l’époque). Autrement dit, la peur recule pour la première fois en près de dix ans.

Une remontée de 9 points en quatre ans, dans un climat toujours très hostile, relève d’une petite victoire culturelle. Car ce sondage ne mesure pas seulement un sentiment individuel : il est le thermomètre d’une bataille idéologique engagée depuis des années.

⚠️ Une peur fabriquée

La peur de la chasse, alimentée à coups de slogans-choc, de vidéos décontextualisées et d’indignations en série sur les réseaux sociaux, a longtemps porté ses fruits. Entre 2009 et 2017, la proportion de Français se disant en sécurité a chuté de 17 points. Dans le même temps, les chiffres des accidents de chasse – eux – baissaient.

Selon l’Office français de la biodiversité, le nombre d’accidents est en constante diminution depuis deux décennies (-44%) grâce à la formation, à la vigilance accrue, et à l’adoption de nouveaux protocoles de sécurité. 

Les accidents mortels, quant à eux, ont baissé de 77% sur la même période (6 morts pour la saison 2023/2024, tous chasseurs).

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La contradiction est flagrante : moins d’accidents, mais plus de peur. Ce décalage n’a rien de spontané. Il est le fruit d’une stratégie militante : celle d’assimiler systématiquement chasse et danger, au mépris des faits.

🎯 Une reconquête sur le terrain

Si cette tendance s’inverse aujourd’hui, c’est parce qu’un travail de fond a été entrepris. Partout en France, des chasseurs, des fédérations, des responsables locaux ont repris la parole : pour expliquer, rassurer, écouter, corriger quand c’est nécessaire.

La pédagogie, la proximité et le professionnalisme ont commencé à porter leurs fruits. La chasse n’est plus seulement défendue en réaction ; elle est affirmée positivement comme un mode de vie ancré, une pratique encadrée, un outil de gestion des territoires.

🧭 Un changement d’humeur, pas une victoire finale

Soyons clairs : la bataille culturelle est loin d’être terminée. Une majorité de Français continue de se dire inquiète en période de chasse. Mais l’évolution en cours est le signe d’un retournement possible. Elle montre que la parole des chasseurs est audible, quand elle est portée avec sérieux et constance.

Elle montre surtout que l’opinion française n’est pas définitivement acquise aux slogans simplistes et aux images-chocs. Que le réel, à force de patience, finit par refaire surface.

La peur avait été fabriquée. La confiance, elle, se reconstruit.

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2 Commentaires :
  1. Ajh
    03/04/25

    Ça sera long et difficile de refaire monter notre cote surtout avec le monde médiatique actuel qui nous est plutôt hostile. A nous d’avoir des comportements irréprochable et surtout nous devons communiquer pour mieux nous faire connaître car je pense que l’hostilité vient surtout de notre manque d’échanges .

    1. Mayeu
      03/04/25

      Oui c’est sur mais j’ai quand même de plus en plus de retours positifs et bienveillants de la part de jeunes qui sont encore capables de réfléchir par eux même et qui veulent assainir leur rapport à la consommation de viande. Et au fur et à mesure des discussions, à l’écoute des impactes des activités humaines sur la vie sauvage et donc de notre rôle dans tout ça.

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