Pour ses dix ans, le Parti animaliste réunit une politiste, un philosophe fâché avec les lions et un romancier dont le héros noie des milliers d’humains. Bon anniversaire !
"Le @PartiAnimaliste dévoile le programme de la journée du samedi 14 novembre 2026. Lors de cette édition exceptionnelle, sa candidate à l’élection présidentielle de 2027, Mira Markovic, prendra pour la première fois la parole dans un grand meeting… " https://t.co/A1YTvakI68 https://t.co/afiAjThdoq
— Savoir Animal, Le Magazine des Animaux (@SavoirAnimal07) October 19, 2026
Samedi 14 novembre, 14 heures, La Fabrique République, rue des Vinaigriers, à Paris. Le Parti animaliste fête ses dix ans et se proclame « dixième plus gros parti de France ». Le seul classement qui le place à ce rang date des européennes de 2024, où sa liste a terminé dixième, derrière des coalitions de cinq partis et juste derrière l’Alliance rurale, la liste soutenue par les chasseurs, qui a fait 87 000 voix de plus. Depuis, le parti n’a présenté aucun candidat aux législatives et ne touche plus d’aide publique. Il compte zéro parlementaire et a clos 2024 sur un déficit de 510 533 euros. Le dixième parti de France a le sens de la fête.
Les invités
Réjane Sénac est directrice de recherche CNRS au Cevipof, le centre de recherches politiques de Sciences Po. Elle range le spécisme à côté du racisme et du sexisme, et Politis a résumé sa pensée d’une phrase : « Il y a une continuité entre toutes les formes de discrimination ». Le Cevipof mesure chaque année la confiance des Français dans leurs responsables politiques. L’une de ses directrices de recherche ouvre le lancement de campagne d’un parti. Le baromètre appréciera.
Le lion perd un ami
David Olivier a fondé les Cahiers antispécistes et la Veggie Pride. En 2016, il se demande s’il faudrait tuer les lions pour sauver les gazelles. Il écarte d’abord les solutions douces, comme des préparations alimentaires végétaliennes adaptées aux lions (oui ils en ont sérieusement discuté), puis conclut qu’il serait juste de prévenir la prédation, même au prix de la vie du prédateur. Il précise que ce combat n’est pas encore à l’ordre du jour. Patience, donc. Le parti reproche aux chasseurs de tuer des chevreuils. Son invité adresse le même reproche au loup.
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Le roman qui noie les gens
Camille Brunel a enseigné les lettres avant de se consacrer à la cause animale. Dans La Guérilla des animaux (Alma, 2018), son héros abat des braconniers dans la jungle indienne, puis fait sauter un barrage et déclenche un tsunami meurtrier pour des milliers d’êtres humains afin de sauver des animaux. C’est une fiction, et la critique a écarté l’apologie de la violence. L’auteur expliquait vouloir répondre au reproche fait aux militants animalistes d’être des Bisounours. Le contrat est rempli. Depuis, il propose de considérer les animaux comme des « citoyens mineurs ».
La candidate humaniste
À 18 heures, c’est « le temps fort ». Mira Markovic prendra la parole. Cofondatrice du parti, défenseuse des surmulots liminaires, psychologue pendant dix-sept ans, conseillère de Paris de 2014 à 2020, elle définit son mouvement comme « humaniste, démocrate et républicain ». Ses premières semaines de campagne ont produit un appel à confisquer les fusils de chasse après les tirs d’Aubagne. L’humanisme passera ensuite l’après-midi en compagnie d’un ennemi des lions et d’un barrage qui pète.
En 2016, le parti annonçait qu’il ne présenterait pas de candidat à la présidentielle. En 2022, sa candidate n’a récolté que 139 parrainages sur les 500 exigés. Pour avril 2027, il en faudra toujours 500. Chaque maire sollicité pourra lire le programme du 14 novembre avant de signer. Il commence à 14 heures. J’espère que des vidéos seront produites.
A voir en vidéo :










Du beau monde !
Édifiant !