2 motards tués après une collision avec des sangliers 

Chasse Actu
date 19 juin 2025
author Richard sur Terre

Deux motards ont trouvé la mort en moins de quinze jours dans l’Hérault après avoir percuté un sanglier. Ces drames relancent une question que les chasseurs posent depuis des années : que fait-on face à une prolifération devenue incontrôlable ?

Un motard de 47 ans est décédé mardi 17 juin sur la RD 612 à Vias, dans l’Hérault, après avoir violemment percuté un sanglier. Le choc a été si brutal que son casque a été arraché. Sa moto, projetée à plus de 100 mètres, a été retrouvée dans un fossé. La victime est morte sur le coup.

Quelques jours plus tôt, un autre motard avait déjà perdu la vie dans les mêmes circonstances, dans le même département. Deux morts en quinze jours. Deux vies brisées. Et toujours, en cause, un sanglier.

Ce n’est ni un fait divers isolé, ni une série noire inexplicable. C’est le résultat direct d’une pression de population devenue insoutenable, en particulier dans les zones de plaine et les abords des infrastructures routières.

Une prolifération connue, mais toujours ignorée

Les sangliers sont aujourd’hui présents dans des territoires où ils étaient autrefois absents ou rares : les plaines agricoles, les zones périurbaines, les abords des routes départementales. Cette expansion spectaculaire n’a rien de naturel : elle est la conséquence d’une régulation devenue timide, contestée, et trop souvent empêchée.

A lire aussi : Sangliers : la science pour une régulation efficace

Chaque année, ce sont des milliers d’accidents de la route causés par des animaux sauvages — et le sanglier en tête. Mais lorsqu’un véhicule heurte un cervidé, on parle de malchance. Quand c’est un sanglier, on évoque le “déséquilibre des écosystèmes” ou “l’absence de prédateurs naturels”… tout en s’opposant à la chasse.

Des vies humaines face au dogme

Car à chaque tentative d’adaptation ou de renforcement des moyens de régulation, les cris d’orfraie des militants animalistes retentissent. Les battues ? Barbares. Les tirs de nuit ? Dangereux. Les piégeages ? Cruels. La chasse, même strictement encadrée, est systématiquement dénoncée comme un plaisir sadique.

Mais que disent-ils quand un père de famille meurt percuté par une masse de 100 kilos surgissant sur la route ? Rien. Ce n’est pas la faute d’un chasseur, donc ça ne compte pas. Le silence est assourdissant. Et les morts, eux, bien réels.

Une question simple pour les animalistes

Face à ces drames, dont vous semblez vous contre-balancer :
👉 allez-vous continuer à nier la nécessité d’une régulation ?
👉 allez-vous oser, comme certains le suggèrent déjà, brandir la solution miracle de la “stérilisation à grande échelle” ?
Soyons sérieux. Un sanglier ne se stérilise pas comme un chat. Et pendant qu’on fantasme sur des solutions douces, les routes deviennent des zones de mort.

Le sanglier est une espèce sauvage, puissante, prolifique. Le réguler, c’est une responsabilité. C’est aussi une question de sécurité publique. L’ignorer, c’est accepter les prochaines victimes.

A voir aussi en vidéo :

Partager cet article
1 Commentaire :
  1. serge
    27/06/25

    Stériliser les laies, en voilà une joyeuse bonne idée. Qui va aller en forêt pour les attraper et les « piquer » chaque année car d’après des études il semble que la « manœuvre » est à renouveler ? Les opérer chez un vétérinaire et les garder en salle de réveil avant de les réintroduire dans le milieu naturel, que les protecteurs s’y attèlent, pas moi. Soyons sérieux, le climat, la modification des cultures l’empreinte de l’homme sur les forets sont les causes principales maintenant il faut trouver des solutions pour maitriser l’augmentation quasi exponentielle. Essayons de nous parler au delà des dogmes et idées toutes faites.

Soumettre un commentaire

Dans la même catégorie

Articles les plus récents