Il a tué sept chiens de chasse à bout portant, mais ce qu’il regrette, c’est d’avoir frappé leur maître. Ce jeudi à Privas, Manuel Merlhiot a assumé les tirs. Huit mois avec sursis ont été requis.
Il y avait du silence, beaucoup de silence, ce jeudi matin devant le tribunal judiciaire de Privas. Mais un silence pesant, dense, chargé de colère retenue. Une cinquantaine de chasseurs ardéchois, bottes poussiéreuses et chiens en laisse, venus exiger une chose : que la justice reconnaisse qu’on ne peut pas tuer des chiens de chasse sans en payer le prix.
Car c’est bien de cela qu’il s’agit. Le 16 décembre 2023, à Chanéac, sept chiens sont tombés sous les balles. Ils traquaient des sangliers — activité parfaitement légale — quand ils se sont approchés, un peu trop près sans doute, de la communauté Longo Maï. De là, les faits sont connus : les chiens ont attaqué un cochon, puis sept cadavres ont souillé la terre ardéchoise. (sans parler du chasseur frappé). À la barre, l’homme mis en cause, Manuel Merlhiot, fils de Pierre Conty — figure de l’ultra-gauche des années 70 — ne nie rien. Au contraire.
« J’assume avoir tué les sept chiens. Je regrette d’avoir asséné des coups à l’un des deux chasseurs. »
Voilà ce qu’il a déclaré face au tribunal. Un aveu froid, tranchant. Comme un acte politique revendiqué, sauf qu’il ne s’agit plus ici de slogans mais de chiens de chasse abattus à bout portant.
Une étrange hiérarchie morale
Ce que Manuel Merlhiot dit entre les lignes, c’est qu’il ne regrette pas l’essentiel. Les tirs. La mort des chiens. Ce qu’il regrette, c’est le coup de poing au visage d’un chasseur. Comme si abattre sept chiens, en pleine battue, fut-ce pour protéger un cochon, pouvait encore relever d’un acte compréhensible, presque défendable.
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Dans cette logique, les chiens n’avaient qu’à ne pas chasser. Ils n’avaient qu’à comprendre que ces terres n’étaient pas les bonnes. Ils n’avaient qu’à connaître les frontières invisibles de la sensibilité militante.
Mais dans le monde réel, dans le monde des campagnes, dans le monde de ceux qui se lèvent tôt le matin pour préparer la traque, ces chiens étaient des collègues. Des équipiers. Et leur mort, un traumatisme.
Une peine dérisoire ?
Le ministère public a requis huit mois de prison avec sursis. Rien de ferme. Pas de détention. Pas de bracelet électronique. Juste un rappel à l’ordre — mou, flou, presque désinvolte.
À l’extérieur du tribunal, les visages sont fermés. Personne ne parle fort. Mais tous savent que le message envoyé ce jour-là comptera : peut-on tuer des chiens de chasse sans véritable conséquence ?
Et le silence assourdissant des animalistes
Pas un mot. Pas une banderole. Pas un tweet. Les grandes voix de la cause animale, si promptes à s’émouvoir, se taisent. Sept chiens abattus de sang-froid, et rien. Ce drame ne coche pas les bonnes cases. Les chiens n’étaient pas des victimes innocentes, mais des auxiliaires de chasse. Alors on détourne les yeux.
Mais imaginons un instant. Un seul instant. Qu’un loup ait été abattu (rien qu’un seul) dans les mêmes conditions, d’une balle en pleine tête. Ce ne seraient plus quelques dizaines de chasseurs silencieux devant un tribunal, mais une mobilisation générale. Plateaux télé, pétitions, indignations en cascade.
Ce deux poids, deux mesures, les chasseurs le voient. Et ils n’oublieront pas.
A voir en vidéo :
Pourtant le tribunal de Privas est réputé pour être sévère . Y aurait-il des orientations ?
Français, réveille toi!!! La justice n’existe que pour les gauchos et tout ce qui suit… ( marginaux, migrant,…)
Il est temps de régler les problèmes nous même et de remettre de l’ordre en France.
Au moment de l’affaire j’avais dit qu’il y aurait condamnation ridicule…et bien voilà….
Désormais tout chien de chasse peut être abattu s’il rentre dans une propriété privée, pas de problème pour la détention d’armes….
Ce n’était pas difficile à deviner en voyant les condamnations dérisoires pour maltraitance animale, alors si en plus l’animal est coupable d’avoir provoqué la maltraitance….
Il n’y a plus rien à attendre de la justice en France, je ne lui mets plus de J majuscule, surtout n’ayons jamais à faire à elle, votre sort est décidé dès l’énoncé de votre profil. Et gare à l’écart de ceux qui vivent du revenu de leur travail, éduqués, respectueux des lois, bienveillants…
Pourquoi ne pas faire appel de ce jugement, il n’est pas définitif, qui est absolument révoltant. Que va faire ce hors la loi si ça se représente, eh bien il va récidiver en bastonnant les chasseurs un peu plus vu qu’il ne risque pas grand chose Mais au fil des affaires de chasse en justice les sentences varient suivant la ou les personnes jugées. La justice en france agit suivant la tête du client mais aussi suivant le talent de l’avocat.
La lenteur et exaspérante. Un exemple, un différent entre une association est un membre, en cours depuis trois ans et ce n’est pas finit. C’est qui les perdreaux de l’année ?