Ils préservent la biodiversité tout en pratiquant leur passion. La Fédération des chasseurs de la Manche vient de recevoir le label européen « Territoires de faune sauvage » pour sa réserve des Bohons. Une reconnaissance rare, saluant une gestion exemplaire où la chasse rime avec protection de la nature.
Le label Territoire de faune sauvage ? La preuve que la conservation de la #biodiversité ne signifie pas la mise sous cloche d'un espace naturel, mais l’utilisation durable de ses ressources☝️#Chasse #Chasseurs#IlsSachentNousChassons#ChassePartagehttps://t.co/yT0Mn0G0a4
— Franc Aller (@FrancAller_info) July 2, 2025
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La chasse, acteur de la biodiversité
Trop souvent caricaturés, les chasseurs manchois démontrent ici le rôle essentiel qu’ils jouent pour la faune et les milieux naturels. Depuis plus de 50 ans, la réserve des Bohons, entre Saint-Georges-de-Bohon et Saint-André-de-Bohon, est un sanctuaire pour des milliers d’oiseaux d’eau. Sur 265 hectares de prairies humides et de tourbières, les chasseurs gèrent les habitats, restaurent les zones humides et accueillent le public.
Contrairement à la vision binaire véhiculée par certains militants, la chasse et la protection ne sont pas opposées : elles avancent ensemble. C’est cette démarche pragmatique, enracinée dans le territoire, que le label européen vient consacrer.
Un label exigeant, attribué aux meilleurs
Décerné par le réseau Wildlife Estates, le label « Territoires de faune sauvage » distingue des espaces gérés durablement pour la faune sauvage. La réserve des Bohons rejoint ainsi un réseau de plus de 300 territoires européens engagés dans une gestion raisonnée des milieux naturels.
Dans la Manche, cette reconnaissance vient souligner le travail quotidien des chasseurs, des agriculteurs et des partenaires locaux. Ensemble, ils prouvent que la ruralité est capable de conjuguer production, passions et préservation.
Un succès collectif célébré par tous
La remise du label s’est tenue lors des Journées de la biodiversité et de la ruralité, organisées par la Fédération départementale des chasseurs de la Manche. Près de 11 000 visiteurs ont participé à ces deux jours de découvertes et d’échanges. Expositions, démonstrations, animations pour enfants, gastronomie locale : l’événement a permis de rapprocher les habitants de leur nature et de ceux qui la vivent et la protègent au quotidien.
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Même l’OFB (Office français de la biodiversité), souvent critique à l’égard du monde cynégétique, a salué « une gestion du territoire intégrant un grand panel d’acteurs autour de la biodiversité, dans le cadre d’activités agricoles et éducatives ». Une reconnaissance claire du sérieux du travail accompli.
Une leçon pour les donneurs de leçons
Pendant que certains s’enferment dans des slogans, ici on agit. Les chasseurs de la Manche montrent qu’un territoire rural n’a pas besoin de discours idéologiques pour protéger sa faune : il a besoin d’hommes et de femmes engagés, de savoir-faire transmis, et d’une passion respectueuse de l’équilibre des milieux.
Ce label européen est une victoire pour eux, mais aussi pour toute la ruralité qui refuse de choisir entre nature et culture humaine. Il prouve qu’une chasse responsable est non seulement compatible avec la biodiversité, mais qu’elle peut en être l’une des meilleures alliées.
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Si l’on met dans la balance le coût pour la société et l’efficacité il est bien plus rentable de confier la gestion des territoires à mettre en valeur aux chasseurs et à leurs connaissances qu’aux écolos avec leurs incantations et leurs chasses aux subventions.
Les zones humides et sauvages sont bien protégées par les acteurs de la nature, les vrais, les pécheurs et les chasseurs, les aménageurs de l’espace ou du territoire aménagent principalement leurs poches et les électeurs qu’il faut bien à certains moments brosser dans le sens du poil. Vive la campagne, les points d’eau les bosquets…