À l’initiative de chasseurs de l’Hérault, une sortie conviviale a récemment réuni promeneurs et porteurs de fusils autour d’un même objectif : mieux se connaître pour mieux cohabiter. Une démarche simple, concrète et pleine de promesses.

C’est France Bleu qui raconte – Ils ont marché ensemble. Ce n’est pas une métaphore, mais une réalité vécue début juin sur les hauteurs du nord de Béziers. Sur les chemins sinueux entre garrigue et maquis, chasseurs et randonneurs ont partagé un itinéraire commun, les uns avec leur sac à dos, les autres avec leur connaissance du territoire et de la faune. Objectif : dialoguer, désamorcer les tensions, dissiper les malentendus.
Une initiative locale, portée par la Société de chasse de Puimisson et soutenue par la Fédération départementale des chasseurs de l’Hérault, dans un contexte où la cohabitation sur les sentiers est souvent instrumentalisée dans les médias pour opposer deux mondes. Ici, pas de posture ni d’anathème. Juste des gens, autour d’un café, qui ont décidé de se parler.
« Je ne savais pas que… »
Ce genre de phrase, on l’a entendue plusieurs fois lors de la balade. Des randonneurs, souvent peu familiers de la chasse, ont découvert les règles strictes qui encadrent les battues, les consignes de sécurité, les efforts de signalisation. En retour, les chasseurs ont écouté les préoccupations des promeneurs : peur de traverser une zone de chasse, manque d’information, besoin de repères clairs.
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Loin des réseaux sociaux, où l’opposition est souvent virulente et caricaturale, cette rencontre a montré combien le simple fait de se connaître apaise les tensions. Le chasseur n’est plus un fantôme armé tapi derrière un buisson : il devient ce monsieur affable qui explique les couloirs de tir et vous invite à goûter la charcuterie maison.
Cohabiter, c’est s’organiser
De ces échanges sont nées des propositions simples et de bon sens :
– mieux baliser les zones de chasse et les jours concernés,
– diffuser plus largement les calendriers de battue,
– porter des couleurs vives en période sensible,
– et surtout : se saluer, discuter, rappeler que les chemins sont partagés.
Des initiatives similaires existent ailleurs en France, portées notamment par la FFRandonnée et certaines fédérations de chasse. L’application LandShare, encore en développement, pourrait bientôt permettre d’identifier les zones de chasse en temps réel. Mais cette marche à Puimisson a prouvé une chose : la meilleure appli du monde ne remplacera jamais une poignée de main.
La France rurale a de la ressource
Pendant que certains militent à Paris pour interdire la chasse le dimanche — au nom d’une « sécurité » fantasmée — d’autres, sur le terrain, construisent des solutions concrètes. Et le plus beau, c’est que ça fonctionne. Aucun accident, aucune tension, juste une balade partagée et des idées pour mieux vivre ensemble.
Ces démarches de dialogue, encore trop rares, méritent d’être saluées et reproduites. Car à la fin, ce ne sont pas les slogans ni les pétitions qui protègent les usagers de la nature : ce sont les hommes et les femmes de bonne volonté. Qu’ils aient des jumelles ou une carabine.
Oui, la cohabitation est possible. Mieux : elle est souhaitable. Pourvu qu’on cesse d’attiser les clivages depuis les plateaux télé, et qu’on continue à marcher ensemble, sur les sentiers comme sur les idées.
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Pour que chacun puisse pratiquer son activité,c est la solution,respect mutuel et.cohexistence en bonne intelligence car jours ou secteur réservé pour tel ou tel loisir,on y perdra tous.
Il est certain que si les journaliste n’étaient pas en majorité anti chasse la vie serait plus simple entre promeneurs et chasseurs. Mais bon il reste du boulot.
Je pense que les associations de chasses et les autres associations de sports outdoor devrait se réunir plus souvent pour échanger sur les problématiques de chacuns afin de trouver des solutions ou mener des actions conjointes d’entretien des chemins par exemple. La création d’un guide qui explique les régles à adoptées quand on est en présence de chasseurs et qui explique les principaux type de chasse avec les périodes, le gibier chasser, les danger… Afin que les usagés de la nature soient informés. Étant non chasseur je suis pas forcément au fait type de chasse de leur période … Mais je sais que beaucoup de personnes pensent que la chasse ne se fait que l’automne alor que c’est toute l’année et que un vrais chasseurs « travail » toute l’année afin de préserver les biotopes propice au développement des populations animals par exemple dans les Pyrénées pour le grand tetra qui est encore chassable et dont la population est stable ou en augmentation alor que dans les Vosges et le jura les populations diminue faute d’entretien des biotopes propice à cette espèce mais on veux quand même en réintroduire malgré que les spécialistes disent que ça sert a rien car faute de biotope adéquat ils vont pas réussir a s’adapter.