À Fréjus, un sanglier s’est réfugié dans le jardin d’un couple de retraités, allant jusqu’à mordre la robe de la propriétaire avant l’intervention des secours.

Le retour du sauvage en pleine ville n’est plus un mythe. À Fréjus, dans le Var, un couple de retraités a vu son quotidien bouleversé lorsqu’un sanglier s’est invité dans leur jardin, en plein lotissement. L’animal, d’abord calme, a fini par mordre la robe de la propriétaire des lieux. Une scène aussi improbable qu’inquiétante.
Le sanglier, manifestement égaré ou en quête de fraîcheur, a trouvé refuge dans ce coin de verdure. Les retraités, d’abord surpris, ont vite compris que l’animal n’avait rien d’un simple visiteur. « Il a mordu la robe de ma femme », raconte le mari, encore stupéfait. Aucune blessure n’a été rapportée, mais l’intervention des secours a été nécessaire.
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Les pompiers et les services spécialisés sont rapidement intervenus pour capturer l’animal et le relâcher dans un espace plus adapté. L’histoire aurait pu virer au drame, mais elle illustre surtout une tendance inquiétante : la multiplication des incursions de sangliers en zones urbaines ou périurbaines.
Le phénomène n’est pas nouveau dans le département du Var. Depuis plusieurs années, sangliers, renards et autres espèces sauvages s’aventurent régulièrement dans les jardins, sur les plages, ou même en centre-ville. En cause : l’urbanisation galopante, la raréfaction de certains habitats naturels, l’absence de prédateurs, mais aussi la surabondance de nourriture accessible (déchets, restes alimentaires, points d’eau artificiels).
Ce type d’incident relance la question de la gestion des populations de sangliers. Contrairement à ce que certains affirment, les chasseurs ne sont pas les responsables de cette surpopulation – ils sont au contraire les premiers à alerter et à agir. Ce sont eux, chaque année, qui permettent de contenir l’expansion de l’espèce, notamment dans les zones où la régulation par piégeage ou battues administratives ne suffit plus.
Pour les habitants, la vigilance s’impose : éviter de laisser des sacs de déchets en extérieur, clôturer les jardins, ne pas nourrir volontairement ou non la faune sauvage. Et surtout, ne jamais tenter de s’approcher d’un sanglier, même s’il paraît calme.
L’histoire de ce couple varois est symptomatique d’une cohabitation de plus en plus complexe entre l’homme et l’animal sauvage. Elle rappelle que la nature, quand on la néglige ou qu’on la transforme sans réflexion, finit toujours par revenir frapper à notre porte.mais par la gestion, la science et la responsabilité. La consultation est ouverte jusqu’au 25 juillet : à vos claviers.
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Et oui, continuons à morceler les espaces naturels des animaux et à construire des lotissements dans les forêts et garrigues.