Tandis que certains manifestent pour « sauver la planète », d’autres agissent concrètement depuis plus de quarante ans. C’est le cas des chasseurs, à l’origine de la Fondation pour la Préservation de la Nature.

En 1983, les fédérations de chasseurs créaient discrètement un outil au service de la biodiversité : la Fondation pour la Protection des Habitats de la Faune Sauvage, devenue en 2024 Fondation pour la Préservation de la Nature. Une structure reconnue d’utilité publique, gérée avec sérieux, et financée sans tapage militant. Son objectif : acheter, restaurer et gérer durablement des espaces naturels fragiles, partout en France.
Aujourd’hui, ce sont plus de 6 000 hectares de zones humides, de prairies, de forêts et de bocages qui sont protégés, répartis sur environ 270 sites dans 70 départements. Et contrairement à une idée reçue, ces territoires ne sont pas réservés à la chasse : ils sont avant tout pensés comme des réservoirs de biodiversité, gérés en lien étroit avec les fédérations locales et parfois ouverts au public. C’est le cas par exemple du Marais Noir dans la baie du Mont-Saint-Michel, où des aménagements hydrauliques traditionnels ont redonné vie à un site dégradé. Ou du marais de Druyes, restauré avec passion pour redevenir un refuge naturel de premier ordre.
Sur ces espaces, plus de 450 espèces patrimoniales ont déjà été recensées. Et cela n’a rien de magique : c’est le fruit d’une gestion rigoureuse, fondée sur l’observation, l’entretien régulier, le partenariat avec les agriculteurs, et l’expérience des acteurs locaux. En un mot : le contraire d’un slogan jeté sur une pancarte.
Chasser, c’est aussi préserver
Ce que démontre la Fondation, c’est que la chasse n’est pas l’ennemie de la nature, mais une composante possible de sa protection. Les chasseurs n’ont pas attendu les tribunes ni les campagnes de culpabilisation pour mettre la main à la poche, acheter des terres, creuser des mares, planter des haies, et remettre en état des zones abandonnées. Le tout sans exclure l’humain, en maintenant des usages compatibles avec la vie sauvage : pâturage extensif, fauche tardive, circulation douce, balisage pour la découverte… Bref, une écologie enracinée, concrète, et équilibrée.
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La gouvernance de la Fondation reflète cet esprit. Son conseil d’administration réunit des représentants des chasseurs, de l’État (Écologie, Intérieur), et des personnalités qualifiées. On est loin des structures opaques et mono-orientées de certaines ONG. Ici, on agit avec méthode, transparence, et pragmatisme.
Transmettre le goût de la nature
Autre volet fondamental : l’éducation à la nature. La Fondation développe des sentiers pédagogiques, des observatoires, des ateliers pour les enfants et des supports de découverte accessibles à tous. Et ce sont souvent des chasseurs bénévoles qui assurent cette transmission. Parce que qui mieux qu’un homme ou une femme de terrain, habitué(e) à lire les traces, à observer le vent, à connaître le rythme des saisons, peut éveiller une curiosité sincère pour le vivant ?
Un modèle silencieux, mais redoutablement efficace
La Fondation ne fait pas de bruit. Elle ne multiplie pas les coups médiatiques. Elle n’attaque personne en justice. Elle se contente d’exister, de progresser, et de faire la preuve qu’un modèle alternatif est possible : un modèle où la gestion de la nature passe par l’action locale, la connaissance du terrain et la cohabitation intelligente avec les activités humaines.
Il est temps de le rappeler : sans les chasseurs, des milliers d’hectares de milieux fragiles seraient aujourd’hui perdus. À ceux qui prétendent défendre la biodiversité avec des slogans creux, cette Fondation apporte une réponse cinglante : nous, on protège pour de vrai.
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Ça change des ouvreurs de cagnottes pour des projets qui se terminent la plupart du temps en fiasco .
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