En lançant un label « Gibier de France », le ministère de l’Agriculture entend transformer une contrainte en opportunité : structurer une filière de viande sauvage, naturelle et bas carbone. Les chasseurs savent depuis longtemps ce que les pouvoirs publics feignent de découvrir aujourd’hui.
Chasse : l’État veut transformer les surplus en filière de viande bas carbone https://t.co/QJIOtIGIQ0
— La Tribune (@LaTribune) September 24, 2025
Le chiffre a de quoi surprendre : près de 40 % du grand gibier abattu chaque année en France échappe encore à toute forme de valorisation officielle. Ni auto-consommation, ni circuit court, ni boucherie spécialisée. Autrement dit : un marché gris, sans contrôle sanitaire ni visibilité, qui représente environ 36 000 tonnes de viande par an.
Pour répondre à ce paradoxe, le gouvernement a annoncé le 7 octobre la création d’un label « Gibier de France ». Objectif affiché : encadrer, transformer et commercialiser une partie de cette ressource afin d’en faire une véritable filière de viande « décarbonée ».
Une réalité cynégétique incontournable
Chaque année, ce sont en moyenne 1,5 million de grands animaux — sangliers, cervidés et chevreuils — qui sont prélevés par les chasseurs français. Si la moitié finit dans les assiettes familiales, le reste se partage entre la vente encadrée (13 %) et un flux informel estimé à près de 40 %.
Le cas du sanglier illustre le défi : en 2024, plus de 860 000 animaux ont été abattus, représentant à eux seuls plus de 50 % des tableaux de chasse. Pourtant, à peine 50 000 carcasses ont été intégrées aux réseaux de transformation classiques. Le reste ? Autoconsommation, dons, trocs ou… opacité.
Quand la venaison devient un enjeu sanitaire
Derrière cette statistique se cache une préoccupation croissante : le risque sanitaire. Car avec la surpopulation des sangliers — nourrie par la baisse du nombre de chasseurs et par des facteurs climatiques favorisant l’abondance de glands —, la tentation est forte d’écouler discrètement des volumes importants de viande.
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« Ce marché gris pose une question de santé publique devenue centrale », souligne Olivier Touchard, chargé de mission venaison à la FNC. L’ambition est donc double : sécuriser l’écoulement de la venaison en garantissant traçabilité et hygiène, mais aussi promouvoir une consommation qui répond aux attentes actuelles — locale, naturelle, bas carbone.
Une revanche pour les chasseurs ?
L’ironie est savoureuse : voilà des décennies que les chasseurs répètent que leur activité n’est pas seulement une passion, mais aussi une contribution directe à l’alimentation, à la régulation et à la durabilité. Longtemps ignorés, voire caricaturés, ils voient aujourd’hui l’État reprendre leurs arguments à son compte.
Car la venaison est la viande par excellence de l’économie circulaire : pas de cultures fourragères, pas de bâtiments d’élevage, pas d’importations massives de soja. Juste le fruit d’un prélèvement durable, validé scientifiquement et nécessaire à l’équilibre des écosystèmes.
Structurer sans dénaturer
Reste une vigilance : transformer cette opportunité en filière ne doit pas se faire au détriment de la liberté des chasseurs, ni aboutir à une bureaucratisation stérile. Le succès du label « Gibier de France » dépendra de sa capacité à associer tous les acteurs : fédérations, bouchers, restaurateurs, mais aussi et surtout les chasseurs, qui en sont les premiers pourvoyeurs.
La chasse française détient là une arme redoutable : prouver, une fois encore, que loin des caricatures, elle est au cœur des solutions.
A voir en vidéo :











Cest drôle, ce défi sanitaire avec la viande de sanglier ! Les chasseurs se retrouvent un peu comme des chefs dorchestre de lombre, essayant dintégrer leurs 860 000 bêtes dans les cuisines tout en gardant un œil sur la traçabilité. On sent la pression, comme si on devait faire de la viande durable avec humour ! Lidée de structurer tout ça sans transformer les chasseurs en fonctionnaires à la casquette est un défi à relever avec de la créativité, pas de bureaucratie stérile ! Bonne chance pour ce projet Gibier de France, espérons que ça fonctionne sans que les chasseurs deviennent des personnages de cartoon. La nature et la gastronomie, ça peut se faire !
Cest drôle, ce défi sanitaire avec la viande de sanglier ! Les chasseurs se retrouvent un peu comme des chefs dorchestre de lombre, essayant dintégrer leurs 860 000 bêtes dans les cuisines tout en gardant un œil sur la traçabilité. On sent la pression, comme si on devait faire de la viande durable avec humour ! Lidée de structurer tout ça sans transformer les chasseurs en fonctionnaires à la casquette est un défi à relever avec de la créativité, pas de bureaucratie stérile. Bonne chance pour ce projet Gibier de France, espérons que ça fonctionne sans que les chasseurs deviennent des personnages de cartoon. La nature et la gastronomie, ça peut se faire !
Funny how hunters are now the unsung heroes of sustainable meat! 🐗 Who knew managing wildlife populations could be so gourmet? The Gibier de France label sounds like a plot from a French farce—bringin order to the chaos of 860,000 wild boars without turning chasseurs into paper-pushing Poirots? Heres hoping for a happy ending where nature and gastronomy dance together, and hunters stay cool under pressure! 🍷🎺
Il est fréquent que je sois moqué pour mon activité de chasseur et pourtant il est encore plus fréquent que » si tu as une patte de chevreuil ou de sanglier je prends » alors quand c’est du cerf ou de la biche …
awesome
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