Une étude du MIT montre que les informations fausses se diffusent plus vite que les vraies…parce que les humains les partagent davantage. Un problème sociétal dont la chasse est une des nombreuses victimes.
Ce que mesure réellement l’étude
En 2018, trois chercheurs du MIT Media Lab — Soroush Vosoughi, Deb Roy et Sinan Aral — publient dans Science une étude intitulée The spread of true and false news online.
Leur matériau est massif : 126 000 rumeurs, plusieurs millions de tweets, étalés sur onze ans. L’objet n’est pas l’opinion, ni la manipulation politique, mais un fait mesurable : la dynamique de diffusion des informations vraies et fausses sur Twitter.
Le résultat est clair : les fausses informations se propagent plus loin, plus vite et plus profondément que les informations exactes. À contenu comparable, une information fausse a environ 70 % de chances supplémentaires d’être retweetée.
L’ humain d’abord
Les chercheurs testent l’hypothèse des bots, des comptes automatisés, des manipulations techniques. Ils les isolent. Le phénomène persiste. Conclusion : ce ne sont pas les machines qui privilégient le faux, mais les utilisateurs eux-mêmes.
Les fausses informations sont plus novatrices, plus surprenantes, plus émotionnelles. Elles provoquent des réactions immédiates : indignation, peur, colère, sentiment de révélation. Le vrai, lui, est toujours plus terne, plus lent, plus contraignant. Il demande de comprendre avant de partager.
Le coût structurel de la vérité
Produire un faux est simple : une phrase, un chiffre isolé, une affirmation péremptoire. Produire le vrai exige l’inverse : contextualiser, nuancer, vérifier, relire. La vérité ne se contente pas d’être plausible, elle doit être exacte.
Cette asymétrie est résumée par la loi de Brandolini :
L’énergie nécessaire pour réfuter une fausse information est largement supérieure à celle nécessaire pour la produire.
Quand corriger devient un acte à contre-courant
Celui qui corrige arrive toujours après. Il ne bénéficie ni de l’effet de surprise, ni de l’émotion initiale. Il apporte des précisions là où d’autres apportaient des certitudes. Dans un débat public saturé, la correction n’est plus perçue comme un service rendu au réel, mais comme une prise de position.
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Et la chasse, dans tout ça
La chasse est l’un des terrains où cette asymétrie s’exprime avec le plus de constance. Accidents sortis de leur contexte, chiffres tronqués, études déformées, causalités inversées : le faux circule vite, et le correctif arrive souvent trop tard.
À chaque contre-vérité, il faut rappeler des données, des cadres juridiques, des réalités de terrain. Expliquer ce qu’est la chasse dans sapluralité, ce que dit réellement une étude scientifique, ce que montrent les chiffres officiels. Un travail long, technique, rarement récompensé en visibilité.
L’étude du MIT ne parle pas de chasse. Elle explique pourtant pourquoi les combats pour la vérité cynégétique sont structurellement déséquilibrés. Non parce que les faits seraient faibles, mais parce qu’ils demandent plus d’efforts que les mensonges de ses opposants.
C’est un combat ingrat. C’est aussi la seule manière d’éviter que le débat sur la chasse ne se résume définitivement à des fables animalistes hautement virales.
A voir en vidéo :
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Bonsoir, effectivement c’est comme les croyances du moyen-age, » il faut Brûler la sorcière », par l’inquisition au service de la religion, « elle gêne, ne plaît pas,n’est pas comme les autres, ne se soumet pas « et le peuple suivait comme un mouton, car l’ignorance était partout, aujourd’hui théoriquement les gens devraient être moins bêtes,avoir l’esprit critique, se renseigner ,arrêté de « gober » bêtement, hélas,tout le contraire, c’est le règne des fake news !!!
Les gens n’étaient pas plus « bêtes » au moyen-âge, ils n’avaient pas accès aux mêmes informations. Et vu la qualité et la quantité des infos aujourd’hui…pas sûrs qu’on ai gagné au change.
Mais ça reste confortable (et utile politiquement) de diffuser l’idée qu’on est plus intelligent que nos ancêtres, ces gueux qui vivaient de leur terres et n’étaient pas dépendant d’un système sur lequel on a aucun contrôle.
Bonjour, oh!vaste sujet, l’intelligence peut se travailler pour celui qui en manque,mais l’intelligence sans « le savoir » risque d’être difficile dans l’immédiat, reste l’adaptation et l’expérience, ainsi que les formations lorsqu’elles existent et le temps, le cerveau humain à évoluer au cour des millénaires (voire millions d’années)les raisons sont diverses, développement par la nourriture(viande), passation des connaissances ,génétique, etc..,.tout ça pour dire que je ne tiens pas un jugement de valeur sur nos ancêtres, car je ne serai pas là aujourd’hui.
Les informations fausses se propagent surtout parce qu’il y a moins de cerveaux constitués normalement pour les analyser. Le partage n’est que la conséquence par leurs auteurs de l’absence de sens critique, et ça vient beaucoup de l’effondrement de l’école.
Quand vous comprenez le mensonge ou si vous doutez vous ne transférez pas. A voir certains commentaires sous des publications foireuses, ou sous des vidéos clairement montées ou faites avec de l’IA, on se dit que ce n’est pas possible autant de bêtise.