Présentée comme une mesure de protection de l’enfance, la proposition d’interdire aux mineurs de participer à la chasse en Espagne est portée par l’aile la plus idéologique de la coalition au pouvoir.
L’Espagne est aujourd’hui dirigée par une coalition de gauche conduite par le PSOE, formation sociale-démocrate, alliée à Sumar, une plateforme qui rassemble une mosaïque de partis allant de la gauche réformiste à la gauche radicale.
Les textes produits par ce gouvernement ne sont pas toujours l’expression d’un consensus idéologique homogène, mais souvent le résultat de rapports de force internes. Or, dans le cas de la proposition visant la chasse et les mineurs, l’initiative ne vient pas du cœur social-démocrate du pouvoir, mais de sa frange la plus à gauche.
Une initiative portée par l’extrême gauche
La mesure est défendue par Sira Rego, ministre de la Jeunesse et de l’Enfance depuis novembre 2023. Son parcours politique est sans ambiguïté. Elle est issue d’Izquierda Unida et membre du Parti communiste d’Espagne, formations classées en Espagne dans ce que l’on appelle la gauche radicale.
Avant d’entrer au gouvernement, Sira Rego siégeait au Parlement européen au sein du groupe de la gauche radicale. Son engagement s’inscrit de longue date dans une lecture idéologique des rapports sociaux, culturels et symboliques, où certaines pratiques sont perçues comme structurellement problématiques, indépendamment de leur encadrement légal ou de leur ancrage social.
Le texte, noir sur blanc
La proposition s’inscrit dans une extension de la loi de protection intégrale de l’enfance contre la violence. Le passage clé est explicite : les mineurs ne pourraient « ni participer ni assister à des activités, événements ou spectacles dans lesquels une violence est exercée contre les animaux, comme les corridas ou les activités de chasse ».
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Il ne s’agit pas d’un détail réglementaire, ni d’un ajustement technique. Le texte opère une qualification morale globale de la chasse, assimilée à une violence dont l’exposition serait, par principe, préjudiciable aux enfants.
Une confusion largement entretenue
De nombreux articles évoquent une « proposition du gouvernement espagnol » sans autre précision. Cette présentation est factuellement incomplète. Elle efface la réalité des lignes idéologiques internes à la coalition et laisse croire à une orientation consensuelle de l’exécutif.
Or, la proposition émane clairement d’un ministère confié à l’extrême gauche au sein de la coalition. Elle ne reflète ni nécessairement la position de l’ensemble du gouvernement, ni celle de la société espagnole dans son ensemble, notamment dans les territoires ruraux où la chasse demeure une pratique sociale, familiale et encadrée.
Une clé de lecture indispensable
Comprendre l’origine politique de cette mesure change la lecture du débat. On ne se trouve pas face à une évolution neutre du droit de l’enfance, mais devant une offensive idéologique cohérente avec le parcours et les convictions de celle qui la porte.
Ce contexte n’excuse rien, mais il permet au moins de nommer les choses. Sans cette précision, le débat public se réduit à une opposition caricaturale entre modernité et archaïsme. Avec elle, il redevient ce qu’il est réellement : un affrontement politique et culturel assumé, au cœur même de la gauche espagnole.
La Real Federación Española de Caza a réagi officiellement en dénonçant une mesure qu’elle qualifie d’attaque directe contre l’activité cynégétique. Dans un communiqué, la fédération estime que la proposition du ministère de la Jeunesse et de l’Enfance repose sur une lecture idéologique de la chasse, sans appui scientifique, et qu’elle menace directement la transmission intergénérationnelle dans les territoires ruraux. Elle annonce vouloir mobiliser l’ensemble de ses leviers — juridiques, politiques et institutionnels — pour faire obstacle au projet. Son président, Josep Escandell, rappelle que la présence encadrée de mineurs à la chasse constitue une pratique sociale ancienne en Espagne, sans faits établis permettant de la qualifier de préjudiciable par nature.
Ce débat ne dit finalement pas grand-chose de l’enfance. Il parle de pouvoir. D’un ministère confié à la gauche radicale qui utilise un registre moral pour déplacer un conflit culturel ancien, en le faisant passer pour une évidence protectrice. Interdire la chasse aux enfants, ce n’est pas sécuriser des mineurs : c’est rompre volontairement une chaîne de transmission, dans des territoires où l’apprentissage se fait sous l’œil des adultes, à pas comptés, sans folklore ni mise en scène.
En Espagne comme ailleurs, la chasse devient un terrain d’expérimentation idéologique commode, parce qu’elle est rurale, minoritaire dans les centres de décision, et facile à caricaturer. La confusion entretenue autour de cette proposition (présentée comme une décision gouvernementale neutre) n’est pas un accident. Elle permet d’avancer masqué. Et c’est précisément pour cela que le contexte politique n’est pas un détail : il est la clé de lecture. Ici, le débat n’est pas sociétal mais idéologique. Et si on ne dit pas ça, finalement…on ne dit pas grand-chose.
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Bande de c…,un de mes petits fils m a suivi des qu il le pouvait a la chasse,aux champignons,nous avons passé des moments très forts émotionnellement,de sacrés souvenirs.il a dépecé des sangliers vers 13 ans, cassé la croûte avec nous,très apprécié de mes copains.il est aujourd’hui vétérinaire,aime les animaux,les soignent,sa passion ,les chiens de chasse,je pense qu il est plus équilibré que certains qui ne connaissent rien mais veulent empêcher les autres de vivre différemment qu eux.
A 10 ans le petit venait il aimait il était apprécié par les chasseurs qui voyaient en lui la relève. Il s’est occupé des chiens dès qu’il fut assez fort à 15 ans en accompagné il tirait ses premiers sangliers, chevreuils et lièvres. Maintenant il s’occupe de la propreté de son village avec les groupes volontaires (fossés, haie, bois et ramasse chaque année les détritus toujours plus nombreux). Il vit avec une dame très impliquée dans la vie rurale et forestière et vont à la chasse ensemble, et alors…
Bonjour,l’Espagne ferait mieux de s’occuper de sa « mer de plastique » sur le littoral de l’Andalousie ,polluants les mers et océans ,il faut banir l’extrême gauche de tout les pays,des nuls.
Les gauchistes veulent nous faire disparaitre et ce dans tout les pays d’Europe et une de leurs stratégies est d’étouffer la relève dans l’oeuf . Si nos responsables ne réagissent pas rapidement ils y arriverons . Quand nous ne serons plus qu »une poignée , ce sera fini .