Natural England confirme la fin de treize années de licences d’abattage, remplacées par la vaccination et le renforcement des contrôles bovins face à la tuberculose bovine.
Natural England has confirmed that badger culling has finally come to an end in England.
— ADI (@AnimalDefenders) July 31, 2026
Far more effective strategies focused on cattle controls, vaccination and surveillance will instead be utilised.
This is a major win for animal welfare!#badgercull pic.twitter.com/8GFPGXggxl
La dernière saison d’abattage a couru de juin 2025 à janvier 2026. Dans douze zones, du Buckinghamshire aux Cornouailles, les équipes de tir et de piégeage ont prélevé 2 897 blaireaux entre le 3 septembre et le 27 octobre, l’essentiel par tir contrôlé. Neuf zones supplémentaires, dont le Shropshire, le Somerset et le Herefordshire, ont ajouté 3 261 prélèvements avant la fermeture des opérations le 14 janvier. Le Badger Trust, opposant historique du dispositif, chiffre à 254 038 le nombre de blaireaux tués depuis le lancement du programme dans le Somerset et le Gloucestershire en 2013, soit, selon l’association, plus de la moitié de la population anglaise estimée lors du dernier recensement national.
La dernière licence encore active concernait la zone 73, en Cumbria. La vétérinaire en chef Christine Middlemiss a estimé que le niveau d’infection relevé chez les blaireaux prélevés y était suffisamment faible pour que la vaccination prenne le relais sans perte d’efficacité sanitaire. La vaccination y a été déployée dès 2026. La ministre de l’Environnement Angela Eagle avait annoncé le principe de cette sortie dès l’automne dernier, en indiquant devant les députés que la saison 2025 marquait la dernière année d’abattage encadré par la filière dans les zones à haut risque et les zones tampons.
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La tuberculose bovine reste une menace active pour l’élevage et, par ricochet, pour les gardes-chasse dont les territoires jouxtent des exploitations bovines et laitières. Le Badger Trust avance près de 20 000 bovins abattus sur les douze derniers mois, pour environ 2 000 nouveaux foyers d’infection recensés dans les cheptels. La National Farmers’ Union maintient sa position : son président Tom Bradshaw rappelle que des études scientifiques évaluées par les pairs montrent l’efficacité de l’abattage ciblé dans certaines configurations épidémiologiques. Le directeur du Badger Trust, Nigel Palmer, prône à l’inverse un basculement complet vers des mesures centrées sur le bétail plutôt que sur le blaireau.
Le dispositif décrit n’est pas assimilable à une chasse au sens où l’entend un lecteur français. Le blaireau bénéficie en Angleterre et au pays de Galles d’une protection totale depuis le Protection of Badgers Act 1992, qui interdit de le tuer, le blesser ou le capturer sous peine de sanctions pénales, y compris la prison. Le déterrage et le lâcher de chiens sur l’animal (badger baiting) restent des délits, indépendamment du programme d’abattage. Les prélèvements de 2 897 et 3 261 individus relevaient d’une autorisation administrative dérogatoire, délivrée par Natural England pour la seule finalité sanitaire de lutte contre la tuberculose bovine, exécutée par des tireurs et piégeurs sous licence, dans un cadre géographique et temporel fixé chaque année. Aucun droit de chasse du blaireau n’a jamais existé dans ce dispositif, et sa fin ne rouvre rien : elle referme un protocole de régulation.
Le gouvernement britannique promet une nouvelle stratégie nationale visant une Angleterre indemne de tuberculose bovine d’ici 2038, fondée sur un dépistage bovin renforcé et la généralisation de la vaccination des blaireaux
Pour les chasseurs et gestionnaires français qui suivent le dossier ESOD et les débats sur la cohabitation faune sauvage-élevage, ce dénouement anglais fixe un précédent concret : treize ans de prélèvement cynégétique s’effacent devant un pari sanitaire encore à démontrer sur le terrain.
A voir en vidéo :










Enfin! Un grand bravo au Badger Trust, aux associations et à tous les citoyens anglais qui se sont mobilisés pour que ce massacre, aussi abject qu’inutile, prenne fin. Et espérons que l’exemple sera bientôt suivi en France, où l’abattage ne prend pas les mêmes proportions, mais n’a pas encore laissé place à des mesures non létales.
Etonnant non, en effet,
car Eléonore s’associe avec moi pour adresser nos felicitations et : « un grand bravo » aux citoyens anglais membres d’extinction – rébellion qui se sont mobilisés pour pirater les services informatiques du ministère. Ceci afin de récupérer la base de données contenant les informations personnelles des chasseurs et piegeurs en charge des opérations, et de la rendre publique. Cette action leurs a valu un traditionel déferlement de haine en ligne, des menaces de mort ainsi qu’à leurs familles, enfants compris (danc certains cas). Mais également des dégradations de leurs biens personels et véhicules. (voir les differents bulletins d’information de la chaine Fieldsports Britain)
C’était une bien belle mobilisation !
Ce qui m’amène à cette question : s’il faut en arriver à cette extrémisme quand on pense que la lutte qu’on entreprend est juste, cela n’est-il pas révélateur d’une faiblesse des arguments et d’une déconnexion avec la réalité ?
Un remake de Don Quichotte, en quelque sorte.
La vaccination des bovins contre la tuberculose est interdite dans l’Union Européenne.
La seule solution est donc …
Toujours dans le monde de Walt Disney ,rien a foutre des bovins,des éleveurs comme d habitude
Il s’agit de vacciner les blaireaux, bien évidemment, et non les bovins.
C est vous qui allez payer la facture,les attraper et les vacciner,avec plus de 3000 milles milliards de dettes on a les moyens.