La Fédération nationale des chasseurs publie, avec le CEA-Genoscope, les génomes de la bécassine des marais et de la sarcelle d’hiver. Ces références ouvertes doivent soutenir de futurs travaux sur l’histoire, le suivi et l’adaptation de deux espèces migratrices chassables.
🧬 Mieux connaître les espèces grâce à la génétique
— Chasseurs de France (@ChasseursFrance) September 22, 2026
Après plusieurs années de travaux avec le CEA-Genoscope, la Fédération Nationale des Chasseurs met à disposition de la communauté scientifique les génomes de la bécassine des marais et de la sarcelle d’hiver.
Des données de…
Des milliards de fragments d’ADN, assemblés jusqu’à reconstituer une carte de référence : la génomique entre un peu plus dans la connaissance des espèces chassables. La Fédération nationale des chasseurs a annoncé le 23 septembre la mise à disposition des génomes de la bécassine des marais et de la sarcelle d’hiver.
Le travail a été mené pendant plusieurs années avec le CEA-Genoscope d’Évry, dans le cadre du projet HUNTomics. Les séquences sont déposées dans l’European Nucleotide Archive, une base internationale qui permet aux équipes scientifiques de consulter et réutiliser les données. Cette ouverture est essentielle : un génome de référence n’est pas une conclusion, mais un socle commun sur lequel peuvent se construire de nouvelles études.
Pour une espèce migratrice, ce type de ressource peut servir à examiner l’histoire démographique, les relations entre populations, la diversité génétique ou encore les réponses possibles aux changements environnementaux. Il ne permet toutefois pas, à lui seul, de calculer un effectif annuel ni de fixer un prélèvement. Les génomes devront être croisés avec des échantillons, des suivis de terrain, des données de baguage et des modèles démographiques.
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La bécassine des marais et la sarcelle d’hiver occupent une place particulière dans les zones humides européennes. Toutes deux parcourent de longues distances et dépendent d’un réseau de sites de reproduction, de halte et d’hivernage. Comprendre la structure de leurs populations peut donc aider à dépasser une lecture strictement locale de leur état de conservation.
La FNC inscrit HUNTomics dans la dynamique de l’Earth BioGenome Project, programme international qui vise à documenter la diversité du vivant par la génomique. Cette affiliation donne de la visibilité au projet français, mais la portée concrète de la publication se mesurera surtout aux travaux qui utiliseront ces séquences et aux résultats qui pourront être traduits en outils de gestion.
Pour le monde cynégétique, l’annonce est néanmoins significative. Elle montre qu’un réseau de chasseurs peut contribuer à produire des données de recherche ouvertes, au-delà des comptages et des carnets de prélèvement. La prochaine étape consistera à préciser les jeux de données publiés, leur qualité d’assemblage et les programmes scientifiques appelés à les exploiter.
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