Incendies et nématode : cinq demandes pour la forêt du Sud-Ouest

Chasse Actu
date 29 septembre 2026
author Léa Massey

Réunis à Morcenx-la-Nouvelle, les sylviculteurs du Sud-Ouest réclament des moyens pérennes pour la défense contre les incendies, l’évacuation des bois brûlés et la prévention du nématode du pin.

La saison des incendies continue de peser sur la forêt des Landes de Gascogne. Réuni en assemblée générale le 18 septembre à Morcenx-la-Nouvelle, le Syndicat des sylviculteurs du Sud-Ouest a adopté cinq vœux adressés à l’État et aux pouvoirs publics. Le texte a été publié le 22 septembre.

La première demande concerne les crédits accordés à la défense des forêts contre l’incendie et le renforcement des moyens de lutte. Dans ce massif largement privé et très organisé, la prévention repose sur des pistes, des points d’eau, des équipements et une coordination qui doivent être entretenus bien avant le départ du feu.

Le syndicat souhaite aussi une organisation collective des obligations légales de débroussaillement. Ces obligations s’imposent autour de certaines constructions et infrastructures, mais leur mise en œuvre peut devenir complexe lorsque les parcelles, les responsabilités et les usages se croisent. L’enjeu est de transformer une obligation individuelle en dispositif lisible à l’échelle d’un territoire exposé.

Deux autres vœux répondent directement aux incendies de 2026. Les sylviculteurs demandent un accompagnement des propriétaires et des forêts sinistrées, ainsi qu’une aide pour compenser le transport des bois brûlés vers des sites de transformation situés hors d’Aquitaine. Après un feu, le temps compte : la qualité du bois se dégrade, les volumes arrivent en même temps sur le marché et les distances de transport peuvent rendre la valorisation économiquement impossible.

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Le cinquième point vise le nématode du pin, parasite redouté qui impose des mesures de surveillance et de lutte. Le syndicat réclame une adaptation des dispositifs prévus. 

Ces demandes dessinent une même ligne : ne pas traiter l’incendie comme une crise isolée, mais comme un risque durable qui engage prévention, assurance, logistique du bois et avenir des peuplements. Elles rappellent aussi que la restauration d’un massif brûlé ne se résume pas à replanter. Il faut sécuriser, évacuer, choisir les essences, protéger les sols et organiser les usages pendant plusieurs années.

Pour les chasseurs et gestionnaires de territoire, ces décisions ont des effets indirects mais concrets. Les chantiers, les coupes sanitaires, la fermeture temporaire de secteurs et la recomposition des habitats modifient la circulation et les zones de quiétude. Aucun changement cynégétique précis n’est annoncé ici, mais la trajectoire de la forêt conditionnera celle de la faune qui l’occupe.

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