Une collection constituée pendant trente-six ans sera dispersée le 1er octobre. Fusils militaires, pièces d’essai et armurerie civile composent un ensemble estimé à plus de 100 000 euros.

Deux cent vingt-six lots d’armes historiques françaises seront proposés aux enchères jeudi 1er octobre à l’Hôtel des ventes de Nîmes. La collection, réunie pendant trente-six ans par un amateur gardois, couvre une période allant du règne de Louis XIV à la fin du Second Empire.
Le catalogue déroule l’évolution des systèmes. Les armes à silex côtoient les transformations à percussion, les armes rayées et les premiers chargements par la culasse. L’ensemble est majoritairement réglementaire : fusils d’infanterie, armes de cavalerie, pistolets et pièces de rempart y racontent les changements techniques de l’armement français.
Plusieurs lots ressortent par leur rareté ou leur construction. Un fusil à silex de garde du corps du Roi modèle 1814, attribué à la compagnie de Noailles, est estimé entre 3 000 et 4 000 euros. Un fusil de rempart modèle 1828 à culasse ouvrante est annoncé entre 2 500 et 3 000 euros. Un fusil d’essai de dragons Chassepot modèle 1862 est estimé entre 2 000 et 2 500 euros.
L’armurerie civile n’est pas absente. Le catalogue comprend notamment un fusil de chasse Brun-Latrige à deux coups, daté d’environ 1891, proposé avec une estimation de 800 à 1 000 euros. Une dague-pistolet à percussion Dumonthier illustre de son côté les objets hybrides du XIXe siècle.
Le catalogue manuscrit du collectionneur donne une cohérence particulière à la vente. Il consignait les typologies, les époques et les circonstances de certaines acquisitions. Ce travail a servi de point de départ à l’expertise conduite pour la dispersion, dont l’estimation cumulée dépasserait 100 000 euros.
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La qualification juridique doit être examinée lot par lot. En France, une arme historique d’un modèle antérieur à 1900 relève généralement de la catégorie D, sauf exceptions liées notamment à sa dangerosité ou à un classement spécifique. Certaines pièces, transformations ou armes fonctionnelles peuvent relever d’une autre catégorie, en particulier C, avec déclaration, intermédiaire agréé et compte SIA selon le profil de l’acquéreur. La date apparente d’un objet ne suffit donc pas à décider de son régime.
Le port et le transport d’une arme de catégorie D hors du domicile restent interdits sans motif légitime. Cette vente concerne d’abord des objets de collection : aucun lot ne doit être présenté comme utilisable à la chasse sans vérification de son classement, de son état, de ses épreuves et des règles applicables. Les conditions de la maison de ventes et l’avis d’un professionnel agréé doivent primer sur toute lecture générale.
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