Le programme national ROHZACE s’intéresse aux petits cours d’eau encore peu modifiés. Les relevés menés durant l’été 2026 doivent fournir des références pour restaurer les milieux dégradés.

Les ruisseaux proches des sources représentent environ 75 % du linéaire hydrographique français et fourniraient 55 à 70 % de l’eau alimentant les rivières situées plus en aval. Malgré ce rôle, leur fonctionnement physique et écologique reste moins documenté que celui des grands cours d’eau.
L’Office français de la biodiversité conduit depuis 2024 un projet de caractérisation des têtes de bassin versant. Sa première phase, prévue jusqu’en 2028, étudie des petites rivières de référence, peu ou pas transformées par les activités humaines, afin de définir des états comparables et des outils de diagnostic.
Après la Guyane, le Massif armoricain et la Polynésie française, le volet 2026 s’est concentré sur les Alpes. Des agents de l’OFB, des parcs nationaux des Écrins et du Mercantour et du parc naturel régional du Queyras ont recueilli cet été des données sur la morphologie, les habitats et les dynamiques de ces cours d’eau.
Le protocole ROHZACE doit à terme aider les gestionnaires à caractériser leurs ruisseaux et à choisir les restaurations adaptées.
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