Après la Charente-Maritime, la Vendée interdit la chasse du lièvre dans le sud du département. Le variant de myxomatose en cause a frappé durement les lièvres charentais cet été.
La fédération départementale des chasseurs de la Vendée a annoncé le 30 octobre que la chasse du lièvre est désormais interdite dans 33 communes du Sud-Vendée. Elle indique avoir demandé cette mesure à la préfecture, qui l’a prise par arrêté le 28 octobre, pour préserver des populations touchées par une épizootie de myxomatose. Seul le lièvre est concerné, la chasse des autres espèces reste ouverte. La liste des communes figure dans l’arrêté, que les chasseurs du secteur doivent consulter avant de sortir.
La myxomatose classique décime le lapin de garenne depuis les années 1950. Le variant en cause, baptisé ha-MYXV, est issu d’une recombinaison qui lui permet d’infecter aussi le lièvre. Selon le réseau de surveillance SAGIR, animé par l’OFB avec les fédérations, il avait été identifié en 2025 dans le Loir-et-Cher, le Loiret et la Charente-Maritime. Les animaux atteints présentent des gonflements autour des yeux, des lésions de la peau et un affaiblissement qui les empêche de fuir. La maladie ne se transmet pas à l’homme.
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Le Sud-Vendée borde la baie de l’Aiguillon. Sur sa rive charentaise, à Charron, Marans, Andilly, Villedoux et Esnandes, un épisode sévère a frappé les lièvres cet été. À la demande de la fédération de Charente-Maritime, un arrêté du 13 octobre y a interdit les prélèvements dans plusieurs secteurs.
En octobre, des suspicions ont été signalées dans le Rhône, l’Isère, les Pyrénées-Orientales, l’Aude et le Var, sans confirmation à ce stade. À Pierrefeu-du-Var, la société de chasse a suspendu la chasse du lièvre le 26 octobre en attendant les analyses. Toute mortalité inhabituelle de lièvres se signale à la fédération départementale, relais du réseau SAGIR, sans laisser les chiens approcher les animaux malades ni déplacer les cadavres.
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