FNC : un partenariat scientifique qui bouscule les dogmes

Chasse Actu
date 02 avril 2025
author Léa Massey

Chasseurs et scientifiques main dans la main pour étudier les oiseaux chassables : une première historique.

C’est une première dans l’histoire récente de la chasse française : la Fédération Nationale des Chasseurs (FNC) et le Muséum national d’Histoire naturelle (MNHN) viennent de signer une convention de partenariat scientifique. L’objet de cette alliance ? Le projet AVIMARK, un programme d’Ecocontribution soutenu par l’Office français de la biodiversité (OFB), centré sur l’étude des dynamiques de populations des oiseaux chassables.

Concrètement, des personnels des fédérations de chasse sont désormais directement impliqués dans le marquage d’oiseaux par bagues métalliques ou balises GPS. Les réseaux de baguage de certaines espèces emblématiques comme l’alouette des champs ou la caille des blés sont même passés sous leur responsabilité. C’est un bouleversement discret mais profond : celui du regard porté sur les chasseurs comme acteurs de la science de la faune sauvage.

Pour la FNC, l’enjeu est double. Il s’agit d’abord de structurer une montée en compétences des techniciens cynégétiques, mais aussi de faire reconnaître, aux yeux du monde académique, le savoir-faire de terrain du monde de la chasse. Ce partenariat marque également un tournant dans la collecte des données, de leur acquisition sur le terrain jusqu’à leur traitement scientifique.

A lire aussi : FNC : à nouveau agrée au titre de la protection de l’environnement

Le centre de baguage CRBPO (Centre de Recherches sur la Biologie des Populations d’Oiseaux), rattaché au MNHN, jouera le rôle de plaque tournante française au sein du réseau EURING, qui centralise les données de baguage à l’échelle européenne. En intégrant les chasseurs à ce circuit vertueux, le MNHN parie sur l’ampleur d’un réseau de terrain unique en Europe, capable de remonter un volume colossal de données, notamment grâce aux retours de bagues par les chasseurs eux-mêmes.

Ce rapprochement entre institutions que tout semblait opposer il y a encore quelques années est peut-être l’un des signes les plus encourageants pour une chasse moderne, ouverte sur le monde scientifique, et résolument tournée vers la gestion durable de la faune sauvage. Ce partenariat fera date.

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1 Commentaire :
  1. Lolo0126
    02/04/25

    On avance !!!! Le tout est de ne surtout pas reculer !

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