Entre zones humides et tensions migratoires, les 1 200 chasseurs maritimes du Calaisis défendent leur passion, leur territoire… et rappellent à l’État que la cohabitation ne s’improvise pas.

Ce n’est pas une chronique de guerre, c’est une assemblée générale de chasseurs. Pourtant, les mots employés lors de la réunion de l’Association des Chasseurs Maritimes du Calaisis (ACMC) samedi dernier évoquaient presque un front. Sur les 1690 hectares entre le port de Calais et Oye-Plage, les 101 huttes fixes et 30 mobiles ne sont pas seulement des postes d’affût : elles sont devenues, depuis des années, des points d’observation privilégiés d’une cohabitation complexe entre chasseurs, migrants, et forces de l’ordre.
Des appelants apeurés, des CRS déboussolés
Les migrants qui passent, les CRS qui patrouillent, les moteurs de voiture qui vrombissent au milieu de la nuit… rien de tout cela n’est vraiment propice à la sérénité. Roger Catez, président de l’ACMC, le rappelle avec calme, mais fermeté : « Les gendarmes et les agents de la Police de l’air et des frontières connaissent les pratiques. Ce n’est pas toujours le cas des CRS, dont les équipes changent tous les deux mois. » Résultat : des situations absurdes, tendues, voire dangereuses, où l’incompréhension règne entre hommes en uniforme et passionnés de chasse.
Un appel à la formation, pas à la confrontation
Ce que demandent les chasseurs maritimes ? Pas la lune. Juste un peu de bon sens. Une meilleure information en amont des unités mobiles, une formation sur les usages locaux, un respect mutuel des rôles de chacun. Car sur ces zones côtières, il faut savoir repérer un hutteau d’un campement, et un chasseur d’un passeur.
A lire aussi : 60 migrants attaquent 3 chasseurs
Passeurs, barrières et alertes silencieuses
L’autre inquiétude, plus grave encore, c’est la logistique des passeurs. À Marck, des barrières sécurisées devraient prochainement empêcher les véhicules de débarquer discrètement du matériel nautique. Les chasseurs, qui vivent le terrain la nuit, sont souvent les premiers témoins de ces trafics. Mais leur rôle d’alerte ne peut se substituer à une vigilance policière bien préparée.
Samedi, la chasse se lèvera… devant les mairies
Ce samedi, à l’instar de leurs confrères partout en France, les chasseurs maritimes manifesteront devant l’hôtel de ville de Calais. Ils remettront à la maire Natacha Bouchart un manifeste de onze propositions pour « sauver la chasse ». À travers cette action symbolique, c’est aussi leur attachement au territoire qu’ils réaffirment : celui d’un monde où la tradition, la biodiversité, la sécurité et le bon sens doivent apprendre à cohabiter – sans que l’un marche sur l’autre.
A voir aussi en vidéo :











Les CRS ne restent pas 2 mois mais 15 jours.
Parfois 3 semaines.
Le plus long déplacement effectué par ses unités est de 1 mois et il est en Corse.
Votre montage montre un gendarme mobile, pas un CRS.
Bonne journée.
Bjr les migrants devrait être signalés au F.O..est les migrants remis dans des camps dédié à leurs infraction.. point barre
Il ne faut pas prendre les enfants du bon dieu pour des canards sauvage. Dire qu’il n’y a plus de migration c’est faux et en plus c’est toute l’année, heureusement que ceux là ne volent pas.