La nature se vit

On ne compte plus les bons samaritains qui, encore cette année, ont versé une larmichette en croisant un faon dans les hautes herbes, avant de le ramener à la maison. Ils ont ensuite contacté une association pour qu’elle recueille cet « orphelin dont la mère a sans doute été tuée par un chasseur ».

Texte : Richard sur Terre

Et la presse ! Toujours là pour raconter une « belle histoire », parce qu’en ces « temps de crise, ça fait du bien de voir qu’il existe encore des gens bien ».

Ce qui m’inquiète dans tout ça, au-delà du fait qu’on arrache un faon à sa mère, c’est l’ignorance absolue des choses de la terre dont sont victimes les français. À l’heure des réseaux sociaux, du bruit permanent, des fake-news, de Cyril Hanouna et de Solveig Halloin, plus personne ne sait les choses.

Des choses qui furent des évidences pour bien des générations.

Les français se disent de plus en plus « préoccupés par le bien-être animal », mais n’ont jamais été aussi ignorants des rouages de la nature.

Et dans le cœur-même des associations animalistes, parmi les cadres, on trouve des gens pour poster la photo d’une perdrix en l’appelant faisan, ou celle d’un chevreuil en l’appelant « biche ».

Alors ça dit quoi de notre espèce ?

Qu’elle est en train de devenir étrangère parmi la nature. Nous sommes des colons prétentieux qui ne prenons même plus la peine de comprendre un monde avant d’y apposer des notions bancales de bien et de mal. Le vivant est devenu virtuel, et ne se regarde plus qu’à travers les yeux militants des deux ou trois agitateurs d’émotions qui font un boucan de tous les diables.

Si vraiment on voulait protéger la biodiversité, on apprendrait à nos enfants dans les écoles, dès leur plus jeune âge, à ne jamais toucher un faon de chevreuil, à reconnaître le régalis du brocard, ou l’empreinte du sanglier. On leur expliquerait que les humains sont des animaux, eux aussi, et qu’ils ont leur place dans la forêt, du moment qu’ils respectent les règles. Des règles qu’on enseignerait, pour que chaque enfant devienne un individu à part entière au milieu des bois. Un citoyen de la nature.

Alors je vous le dis : Résistons !

Résistons pendant qu’il est encore temps, pour que nos enfants, et les enfants de nos enfants, puissent se sentir appartenir à quelque chose de plus grand qu’eux ; pour qu’ils sachent qu’il existe une autre manière de vivre ce monde, loin des écrans, loin de l’ignorance de cette nouvelle société qui se nomme elle-même « progressiste ».

La nature n’est pas un concept. La nature se vit.

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