Lyreco cède aux anti-chasse, le maire contre-attaque

Chasse Actu
date 17 avril 2026
author Richard sur Terre

Le retrait de Lyreco du Salon de la chasse de Châteauroux a déclenché une riposte du maire, qui a annoncé la fin des relations commerciales entre la ville et l’entreprise.

Début avril 2026, à quelques jours de l’ouverture du Salon de la chasse de Châteauroux, l’entreprise Lyreco France a exigé le retrait de son logo des affiches. La raison : une campagne ciblée de l’association animaliste Futur. Lyreco, fournisseur de fournitures de bureau, n’a pas supporté la pression. 

Futur avait contacté directement les partenaires pour dénoncer leur soutien à un événement accusé de promouvoir « la mise à mort animale ». Le carré bleu a disparu des supports de communication.

Le président de la Fédération des chasseurs de l’Indre, Laurent Gandillot, avait minimisé : « un non-événement ». Chacun est libre d’être partenaire ou pas, avait-il ajouté. Gil Avérous n’a pas vu les choses de la même manière. Quatre jours après la fermeture du salon, le maire de Châteauroux a publié un communiqué sans ambiguïté.

 « La décision de Lyreco de se retirer sous la pression de groupes militants constitue un signal grave », a écrit le maire. Il y voit une stratégie claire : frapper les entreprises pour imposer une vision idéologique sur des activités légales et enracinées dans les territoires.

Pour lui, la chasse n’est pas un détail. Elle participe à l’équilibre des écosystèmes, à la gestion des espaces naturels et à la vitalité économique et sociale des campagnes.

Il a donc décidé d’agir sur ce qu’il contrôle. 30 000 à 45 000 euros par an : fin des commandes publiques.

Depuis 2021, la Ville de Châteauroux, Châteauroux Métropole et le CCAS passent entre 30 000 et 45 000 euros par an chez Lyreco. L’entreprise bénéficie d’un accord-cadre d’exclusivité via une centrale d’achat, valable jusqu’au 31 décembre 2026. Gil Avérous a tranché : à compter du 1er janvier 2027, toute relation commerciale cessera. « C’est un choix politique assumé. Un choix de cohérence. Un choix de respect envers nos territoires et ceux qui les font vivre », a-t-il déclaré.

Il refuse que des militants dictent leurs règles aux entreprises ou influencent les décisions publiques au mépris des réalités locales. Une réponse politique rare face à la méthode de pression.

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L’affaire dépasse le simple retrait d’un sponsor. Elle met en lumière la logique systématique : cibler un à un les acteurs qui gravitent autour des salons et des événements cynégétiques pour les fragiliser.

À Châteauroux, le maire a choisi de ne pas subir. Il a répondu par une mesure concrète, directe, et chiffrée.

Le salon s’est tenu normalement. Les stands ont tourné, les visiteurs sont venus. Mais le geste d’Avérous reste. Il montre qu’une collectivité peut, elle aussi, choisir ses fournisseurs en fonction de leur attitude face aux pressions anti-chasse.

Lyreco perdra un volume annuel non négligeable de commandes publiques. Le message est passé. Maintenant, chers décideurs et chefs d’entreprise qui pratiquent la chasse, rien ne vous empêche d’en faire autant. Le passage d’un compte à un autre se fait sans drame. Un simple audit des factures bureautiques suffit souvent à identifier où passe l’argent. Et à décider, en conscience, si l’on continue d’alimenter ceux qui cèdent au premier coup de fil militant.

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3 Commentaires :
  1. Pineau
    17/04/26

    Sincèrement je ne comprends pas pourquoi depuis des années sur les sites de la FNC et même des féderations départementales, avec la.validation du permis on a pas une liste des marques anti chasse ( avec une explication pour chaque en 1 phrase) pour éclairer les millions de consommateurs chasseurs et leurs familles. Ça ne coute rien et ça ferait réfléchir les marques.

  2. Gaston F.
    17/04/26

    en lisant quelques commentaires du post FB du maire en question, j’ai halluciné en voyant la rhétorique militante des anti-chasse rabâché à souhait. Aucun n’a l’honnêteté de voir la vraie motivation de cette décision: la réponse à une pression accusatoire des asso anti-chasse sur les sponsors. Cette entreprise a cédé par peur ou conformisme, surement pas par conviction puisqu’elle participait à l’évènement. Elle en paie la conséquence mais le message a le mérite d’être clair et fera peut-être réfléchir d’autres entreprise avant de cédé aux anti-tout.
    Bravo à M. le Maire.

  3. Jean 2
    17/04/26

    Bonsoir,tout acte a des conséquences ,et « tel est pris qui croyait prendre » et si ce n’était pas la vision de cette entreprise, alors ,qu’elle attaque en justice ces groupuscules .

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