La chasse à courre sera (ou pas) expliquée au public, sans chasseurs, sans terrain et sans contradiction. Une culture vivante transformée en objet d’étude, et portée par un pseudo-scientifique qui milite pour son interdiction.
On va donc « parler de chasse à courre ». Mieux : l’expliquer. L’ausculter. La mettre à distance, à la lumière rassurante de la science, comme un objet un peu archaïque qu’il faudrait enfin rendre intelligible au public moderne.
On risque d’apprendre beaucoup de choses, évidemment. Son organisation, son histoire, sa portée culturelle. Tout ce que l’on peut dire d’un monde sans jamais y entrer. Une chasse décrite sans chasseurs, une transmission racontée sans ceux qui la portent, une tradition analysée comme un phénomène extérieur, presque exotique. Le tout avec la bonne conscience tranquille de celui qui informe, pas de celui qui milite.
C’est toujours impressionnant, cette vulgarisation-là. Celle qui ne cherche pas à comprendre ce qui existe, mais à expliquer pourquoi cela ne devrait plus exister. Le décor du débat est posé, les termes sont choisis, la conclusion est déjà là, bien au chaud, avant même la première question de la salle.
Mais c’est sans doute ça, aujourd’hui, « ouvrir le débat sur l’avenir » : organiser une conférence où l’on parle d’une pratique à la troisième personne, en prenant soin de ne jamais risquer la contradiction.
Et dans ce registre, quel plus beau complément que l’article qui vient de paraître ? Action Agricole Picarde ne s’embarrasse pas de délicatesse : il titre sans rougir — et sans guillemets pudique — que l’organisateur remet « son costume de militant payant et de pleureuse gratuite » dès que sa conférence sur la vénerie rencontre un obstacle administratif.
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La métaphore est somptueuse : un costume, une pleureuse, un militant qui « peste contre l’annulation », sort « le violon et joue la complainte du conférencier martyrisé », accusant l’élu d’« une telle lâcheté » qu’on croirait un drame shakespearien.
Là où la science est voulait éclairer, le journal rural enfonce le clou avec une imagerie plus vive encore : on passe de la salle municipale refusée à un véritable « pilori électoral », où l’on menace de révéler au public « des pressions politiques mises en œuvre par les veneurs sur les élus les moins courageux ». L’imaginaire du bourgeois sournois qui contrôle les élus bat son plein. On en frissonne.
Et pour couronner le tableau, Action Agricole Picarde relève l’auto-portrait auquel tient tant l’organisateur : il se veut « modèle de paix universelle » face à des « agressions physiques répétées ». On frissonne encore.
Ces tournures, ces images, ces métaphores révèlent, avec une clarté presque vulgaire, ce qui se joue vraiment quand on « scientifie » une pratique vivante. Moins un éclairage qu’un théâtre de rôles où l’acteur principal est aussi l’auteur de la pièce.Et c’est précisément ce que Action Agricole Picarde met en lumière — sans fard, sans diplomatie — avec la verve qu’on leur connait. Allez Pierre, ça va finir par le faire.
A voir en vidéo :











Un bien beau spécimen d’escroc.
Le gus te vend 10€ la place pour te raconter en chialant des salades sur un sujet qu’il ne connait pas.
Et le pire c’est qu’il existe un public suffisamment crétin avec un QI de praires farcies pour croire en ses propos aussi creux que mensongers.
Nous avons vraiment les écolos les plus c…
Bonsoir,qu’il reste chez lui! au lieu d’embêter le monde,en racontant des bêtises (oh!que je suis poli)
J’approuve entièrement vos commentaires et dire que ce type se dit journaliste en fait c’est juste une grosse me..e qui a due etre refoulé à un moment difficile de sa vie .
Ben moi j’irai bien le voir… Meme si je sais déjà que la chasse à courre est lamentable. Je suis contre. Mais pas contre la chasse à l’affût en solitaire.
Ric, pourquoi la chasse a courre est lamentable,c est celle qui se rapproche le plus de la nature (proies, prédateurs)et de loin la moins meurtrière.
T’inquiète quand Pierrot et ses copains en auront fini avec la chasse à courre, ils s’occuperont de la chasse à l’affût.
Le pignouf a besoin de pognon. Le plus étonnant, c’est que des blaireaux vont donner 10 euros. Gardez vos dix euros. Rendez-vous sur le terrain, nous vous montrerons ce que vous ne pouvez voir et comprendre si vous restez sur l’asphalte à arpenter le même pâté de maison tous jours avec votre pauvre chien en laisse.
uid de Richard sur Terre ?
Bonjour, as tout les chasseurs rigo il mérite kelkes baffe sa lui ferait du bien a ce con
Vive la chasse a courre vive la chasse a tir nos chasses traditionnelles des metuers en dépendent notre biodiversite aussi ne laissont pas les anti chasse gagner
La chasse a courre est une chasse qui laisse a l animal chasse la chance de s échapper ce sont les chiens qui chassent l homme ne fait que suivre défendont la chasse sous toute ces formes.