En Wallonie, la pression du loup sur les troupeaux change d’échelle

Chasse Actu
date 28 septembre 2026
author Léa Massey

Des attaques concentrées depuis la fin juin dans les secteurs de Nassogne et Tenneville sont décrites comme inédites par le réseau wallon de suivi. Deux meutes reproductrices sont désormais installées dans la région.

La présence du loup entre dans une nouvelle phase en Wallonie. Depuis la fin du mois de juin, plusieurs attaques ont touché des troupeaux dans les secteurs de Nassogne et de Tenneville, principalement des ovins et des caprins. Le nombre d’incidents est décrit comme inédit par le coordinateur du réseau wallon de suivi, cité dans un article publié le 26 septembre.

Cette pression intervient alors que deux meutes reproductrices sont installées. Les chiffres rapportés font état de deux adultes et huit louveteaux pour la meute d’Anlier, et de deux adultes et cinq jeunes pour celle de Saint-Hubert. Ces données devront être rapprochées du bilan officiel du Réseau Loup afin de confirmer la composition des groupes et la période de référence.

Un veau retrouvé mort à Wittimont est également évoqué, mais l’implication du loup n’est pas confirmée à ce stade. Le cas illustre la prudence nécessaire : la découverte d’une carcasse ne suffit pas à attribuer une attaque. Indices de morsure, traces, ADN et contexte doivent être examinés avant validation.

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Pour les éleveurs, l’enjeu est immédiat. Les clôtures électrifiées, la rentrée nocturne, les chiens de protection ou la présence humaine peuvent réduire le risque, sans garantir l’absence d’attaque. Leur efficacité varie avec le relief, la taille des parcelles, le type d’élevage et l’apprentissage des loups. Les coûts et le temps de travail deviennent alors une partie centrale du débat.

Les autorités wallonnes étudieraient des dérogations permettant des tirs d’effarouchement dans certaines situations. Une telle mesure ne doit pas être confondue avec une autorisation générale de prélèvement. Son cadre, ses conditions et son état d’avancement doivent être vérifiés dans les textes ou communications officiels avant publication.

Le dossier wallon montre surtout que le suivi biologique et l’accompagnement des éleveurs ne peuvent plus avancer séparément. Quand deux meutes se reproduisent sur un territoire utilisé par l’élevage, la rapidité des constats, l’indemnisation, la prévention et l’évaluation des mesures deviennent déterminantes. Les chiffres définitifs des attaques et la réponse réglementaire permettront de mesurer si l’épisode de l’été marque une hausse ponctuelle ou un changement durable.

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