Alors que le président de la FNSEA affirme que « l’élevage intensif n’existe pas en France », le Parti animaliste crie à la tromperie. Mais que recouvre vraiment ce mot-valise brandi comme une arme morale ?
L'élevage intensif existe bien en France. Il est majoritaire. Présenter l'élevage bovin comme étant représentatif de l'ensemble de l'élevage est une tromperie… https://t.co/4JsjMlJ715
— Parti animaliste (@PartiAnimaliste) July 25, 2025
Dans une France où les débats agricoles tournent souvent à la caricature, une querelle sémantique s’invite sur les plateaux télé. Arnaud Rousseau, président de la FNSEA, affirme que “l’élevage intensif n’existe pas en France”. Tollé immédiat du Parti animaliste, qui dénonce une “tromperie” et affirme que ce mode d’élevage est non seulement réel, mais majoritaire. Qui manipule qui ?
Une querelle de mots… sans définition légale
« L’élevage intensif n’existe pas » : en disant cela, Arnaud Rousseau ne nie pas qu’il existe des élevages en bâtiment, ou avec une forte densité. Il dénonce un concept flou, chargé idéologiquement, utilisé pour disqualifier sans nuance l’ensemble des filières.
Et il a raison : aucun texte de loi français ou européen ne définit ce qu’est un “élevage intensif”. Ce terme est absent du Code rural, des règlements sanitaires ou des autorisations environnementales. C’est un mot fourre-tout, un raccourci commode pour désigner ce que certains jugent “industriel”, “contraire au bien-être animal” ou “trop productif”.
Mais alors, il n’y a pas d’élevage en bâtiment ?
Bien sûr que si. Il existe des élevages de porcs, de volailles, voire de veaux, avec un confinement partiel ou total. C’est aussi vrai en Allemagne, aux Pays-Bas, en Espagne… et parfois à plus grande échelle qu’en France.
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Mais à ce jeu-là, l’élevage bovin représente bel et bien la majorité des exploitations françaises. Et c’est là que la manœuvre du Parti animaliste devient visible : il accuse les défenseurs du monde agricole de prendre le bovin comme vitrine… alors que lui-même utilise systématiquement les images de porcheries extrêmes ou de batteries de poules pour faire croire que c’est la norme.
L’obsession du “majoritaire” : un chiffre introuvable
Le Parti animaliste affirme que l’élevage intensif est “majoritaire”. Sur quoi se fonde cette affirmation ? Mystère. Car il n’existe aucune base statistique officielle recensant les élevages selon leur “intensité”.
Faut-il compter le nombre d’exploitations ? Leur part dans la production nationale ? La surface ou le nombre d’animaux ? Le problème, c’est qu’à force de jouer avec des mots non définis, chacun peut raconter ce qu’il veut sans jamais être contredit.
Des militants en quête d’ennemis
Il faut lire entre les lignes. Le Parti animaliste n’est pas seulement en désaccord avec le monde agricole. Il le tient pour illégitime, violent par essence, et incompatible avec son idéal antispéciste. Difficile, dans ces conditions, de croire à une critique sincère de “certains excès”.
Et comme il est difficile d’interdire la viande du jour au lendemain, le cheval de Troie, c’est le mot “intensif” : il permet de jeter l’opprobre sur l’élevage tout en feignant de ne s’attaquer qu’à une partie.
Ce que cache cette polémique
À force de brouiller le débat avec des mots sans contours, on oublie l’essentiel :
- La France a déjà l’un des systèmes d’élevage les plus encadrés au monde,
- La consommation baisse, les prix à la production s’effondrent, les éleveurs disparaissent,
- Et pendant ce temps, les importations venues de pays bien moins regardants explosent.
Mais rassurons-nous : pendant qu’un éleveur se suicide tous les deux jours, le Parti animaliste continue de débattre sur X de la définition du mot “intensif”.
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Comme je pense toujours dans ce type de débat : mieux vaut garder chez nous ce que l’on peut contrôler et adopter l’agriculture qui répond à nos valeurs en lui donnant les moyens d’exister sereinement que d’interdire chez nous et cacher sous le tapis à l’étranger pour ce que l’on ne veut pas voir.
Il ne fait pas bon d’être agriculteur en France à notre époque, courage à vous, je soutiendrai toujours votre activité par l’idéal que je prépare dans mon assiette, quitte à payer un peu plus cher.
Les conditions de vie des animaux venant de chine sont bien plus favorable que les conditions françaises, c’est évident ! Il est préférable de payer la viande chinoise pays où les élevés comme les éleveurs sont « exploités » que de donner à un éleveur plus proche de quoi se payer normalement pour son travail. Il y a certainement des choses à améliorer, commençons par nos agriculteurs. Laissons les saucisses végétales, steaks de légumes et autres produits nouveaux envahir nos assiettes et remplacer la viande que nous aimons tant. Que ceux qui les aiment les mangent sans en faire une croisade.
Bonjour ,effectivement c’est simpliste de leur part! Mais c’est leur but! les petites fermes avec quelques vaches ne sont plus viables aujourd’hui, certes elles étaient en pature,elles rentraient le soir pour la traite,mangeaient du choux et des betteraves, traite du matin et repartaient en pature a l’herbe,aujourd’hui il faut au moins entre 40 à 60 vaches pour en vivre,elle sont souvent en hangar,nourrit au maïs d’ensilage, betteraves, soja,les génisses en pature,et même comme ça, ce n’est plus viable(j’oublie les prix exorbitants du matériel),agriculteur souvent seul ou en couple,beaucoup arrêtes pour ne faire que des terres(céréales ou autres ,d’ou la disparition des patures et des haies autrefois)pour faire quelquefois même pas un smic ,traite midi soir,nettoyage, travailler les terres, 7jours sur 7 sans vacances ou exceptionnellement une semaine, qui veut faire ça??et donc je me répète le lait viendra d’ailleurs mais pas de France!, et il semble qu’il commence à manquer de beurre par moment,je m’arrête là, mais notre corps a besoin de tout pour être en bonne santé, et donc aussi de la viande!!qui serait bénéfique pour le développement des cerveaux de ces animalistes (c’est pas moi qui le dit,c’est la science )
Pour ces gens là, si tu as plus de cinq vaches et quinze poules dans la cour de la ferme c’est de l’intensif. Ils rêvent de la rentabilité des années soixante, rien à péter !