Chauves-souris euthanasiées : un animalisme qui ne protège rien

Chasse Actu
date 31 juillet 2025
author Richard sur Terre

À Montpellier, deux cents chauves-souris ont été euthanasiées malgré les efforts de relogement. Derrière les bons sentiments affichés, le réel disparaît.

Il fut un temps où l’on croyait que l’animalisme visait à protéger les animaux. Mais à Montpellier, ce ne sont ni les chasseurs ni les éleveurs qui auront mis fin à la vie de deux cents chauves-souris, mais bien une décision administrative, apparemment validée dans le silence gêné de ceux qui prétendent pourtant défendre la cause animale.

À l’origine de ce fiasco, une mise en demeure de la préfecture en 2024 signalant que la serre amazonienne du zoo municipal n’était plus adaptée à l’accueil des chauves-souris. Soit. Il fallait donc trouver un autre lieu pour ces animaux. Un travail de relogement est engagé. Selon l’adjoint au maire Eddine Ariztegui — élu du Parti animaliste — près de 130 chauves-souris avaient déjà été relogées en France et à l’étranger. Les autres attendaient une solution.

Mais le 3 février 2025, un arrêté est pris pour autoriser leur euthanasie. Et le 19 février, le programme est exécuté. Deux cents chauves-souris, la moitié des effectifs du zoo, sont euthanasiées, certaines même « gazées », selon Ariztegui, sans qu’il en soit informé.

Ce que ce drame révèle, c’est l’absurdité d’un système qui s’enfonce dans sa propre contradiction : à Montpellier, la mairie avait pourtant fait adopter une délibération en 2024 interdisant l’euthanasie pour des raisons non médicales. Mais face à la réalité logistique, face à l’absence d’anticipation, face à la lenteur des réponses administratives, ce principe s’est évaporé. On aura sacrifié des chauves-souris par manque de place, par manque de temps. Par manque de courage aussi.

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Eddine Ariztegui, aujourd’hui révolté, parle de « scandale montpelliérain » et annonce saisir le tribunal administratif. Mais n’était-il pas lui-même dans la majorité municipale lorsque le dossier s’est enlisé ? N’a-t-il pas contribué à cette gouvernance qui prétend sanctuariser la nature à coups de slogans, mais se montre incapable de gérer le vivant ?

Plus troublant encore : alors que l’élu animaliste déclare avoir été profondément choqué par cette euthanasie, on ne trouve aucune trace de l’affaire sur ses réseaux sociaux. Ni indignation publique, ni communiqué, ni vidéo pour dénoncer ce qu’il qualifie pourtant de « scandale ». Gêné aux entournures ? Ou désireux de ne pas trop fâcher sa propre majorité ?

Cet épisode rappelle que les utopies animalistes, déconnectées des contraintes du réel, peuvent parfois aboutir à des décisions plus létales que celles qu’elles prétendent combattre. Il ne suffit pas d’interdire l’euthanasie ou de crier à la maltraitance : encore faut-il agir concrètement, avec efficacité, pour sauver les animaux. Pas pour les laisser mourir dans l’ombre d’un arrêté préfectoral.

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Richard sur Terre
Richard sur Terre Vidéaste et rédacteur en chef de Chasses Éternelles, Richard sur Terre travaille sur les questions liées à la chasse, à la ruralité et à la biodiversité.
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2 Commentaires :
  1. serge
    31/07/25

    Patience et longueur de temps font plus que force ni que rage. Belle citation de Jean de La Fontaine, mais bon il y a des moments où les élus et les décideurs doivent prendre des responsabilités. Maire, Préfet, Député, Sénateur, Ministre, Assemblée …c’est trop pour aller vite.

  2. Jean 2
    31/07/25

    Bonsoir,bah…..on va plus vite pour faire des recours en justice……n’est-ce pas?. un slogan pour eux »sortons-nous les doigts du c.. pour aller plus vite « 

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