La taxe sur le plomb proposée par les socialistes et les écologistes a été sèchement rejetée. Une décision logique, tant cette micro-taxe relevait plus du symbole idéologique que de l’efficacité.
On s’attendait à un énième gadget fiscal, et on n’a pas été déçus : deux amendements jumeaux, l’un socialiste, l’autre écologiste, pour “taxer le plomb” dans les munitions. « Un geste pour l’environnement », qu’ils disent. Plutôt une mesure punitive, bricolée, et parfaitement inutilisable.
L’Assemblée nationale a fini par dire non. Pas parce que tout le monde est soudain devenu spécialiste de balistique ou de pollution métallique, mais parce que même les défenseurs habituels de la fiscalité verte ont compris l’absurdité du dispositif.
Une “petite taxe” qui coûte plus cher à lever qu’elle ne rapporte : c’est le rapporteur des finances qui le dit.
A lire aussi : Plomb et zones humides : des clarifications bienvenues
Un processus d’interdiction déjà en cours au niveau européen : c’est le Gouvernement qui le rappelle.
Une mesure qui ne change rien à la pollution mais alourdit la facture des chasseurs : c’est l’opposition qui l’exprime.
Et pour une fois, tout le monde a raison. Le plomb n’est pas un enjeu national isolé : c’est un dossier européen, traité dans le cadre de REACH, avec un calendrier clair. Ajouter une taxe française par-dessus, c’était juste une manière déguisée de faire les poches des chasseurs en prétendant sauver la planète.
Il fallait jeter ce texte. C’est fait. Et au fond, le plus savoureux dans cette affaire, c’est que le rejet ne repose pas sur une quelconque défense corporatiste, mais sur une évidence : on ne fabrique pas une politique publique sérieuse avec des symboles fiscaux et des réflexes anti-ruraux.
On attend maintenant la prochaine trouvaille. Elle arrivera vite.
A voir en vidéo :











Un grand merci à Boris Valaud, le président du groupe socialo à l’assemblée. Chasseur, lui ? Vraiment ? Les chasseurs de sa circonscription apprécieront… Ca rappelle le « monsieur chasse », François Patriat, de la sinistre époque Jospin/Voynet. Socialos complètement insoumis aux écolos pour leur 5% de matières grasses. Cela dit, ça c’était avant car à la dernière présidentielle, la mère Hidalgo a fait du très light avec ses 1.7%.
Et une taxe sur les amorces ? non !