L’article de Mediapart sur Éric Ciotti mélange tout. Et comme il prend ses lecteurs pour des ânes, il leur donne toutes les clés de sa propagande d’entrée de jeu : en haut de la page, avant même d’entrer dans le texte, un mot sert de clé de lecture. « Extrême droite ». Le cadre est posé. Le lecteur sait déjà comment il est censé comprendre la suite.
Le problème n’est pas tant dans les faits évoqués que dans la manière démonstrative dont ils sont mis en scène : une grande chasse de milliardaire, des carcasses encore tièdes, du sang, des bêtes fraîchement abattues. En quelques phrases, l’image s’impose. Elle saisit le lecteur. Elle installe un malaise et neutralise toute prise de recul. La chasse devient un accessoire narratif qui fait le boulot tout seul.
Une fois ce malaise installé, tout s’enchaîne sans effort. Plus besoin d’expliquer la gestion des populations, les règles, la valorisation du gibier ou la culture cynégétique. Il suffit de montrer… et d’associer. Associer une scène de chasse à un homme politique déjà rangé sous l’étiquette infamante. Puis associer cet homme à un hommage rendu à Brigitte Bardot. Et la contradiction apparaît comme une évidence morale. Presque comme une provocation.
Et pendant ce temps-là, que fait-on, collectivement, de notre rapport à la mort de l’animal ? La France continue de consommer énormément de viande. Simplement, elle préfère que cette mort reste invisible, propre, déléguée à des abattoirs industriels loin des regards et des articles indignés de MEDIAPART. La chasse ne permettant pas cette distance, elle met la mort sous les yeux.
Cet article révèle un regard très citadin, très moralisant, posé sur le monde rural et sur ceux qui vivent encore avec ses usages. Dans ce regard-là, la chasse n’est jamais un sujet à comprendre. Elle est un outil narratif, un repoussoir, un élément de décor utile pour conforter une vision du monde déjà écrite.
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À Chasses Éternelles, nous pensons que le débat mérite mieux que ce procédé. Mieux qu’un surtitre idéologique puéril, mieux qu’une succession d’images destinées à faire réagir les tripes. Il mérite du contexte, de la complexité et un minimum d’honnêteté intellectuelle.
On peut détester la chasse. On peut la critiquer, la combattre, vouloir la voir disparaître. Tout cela se discute. Mais la réduire à un étalage sanguinolent, instrumentalisé et surplombé pompeusement par une étiquette politique, n’explique rien. Ça ferme simplement la porte à toute discussion sérieuse.
Informer, ce n’est pas dire au lecteur quoi penser avant même qu’il ait commencé à lire. Informer, c’est lui faire suffisamment confiance pour affronter le réel tel qu’il est : complexe, inconfortable, et rarement manichéen.
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Bonjour, on pourrait sur l’instant penser que cela est antinomique ou englober un tout, mais on fait fausse route, il ne représente que lui,et peut-être un parti,ainsi que son amitié, et pas la chasse et les chasseurs ,mediapart a dévoyé, par erreur ou en toute conscience ?espérons que leurs lecteurs on l’esprit critique.
Je ‘ ai jamais participé a ce genre de chasse mais elles existent,avec ou sans monsieur Ciotti,que je sache rien d’illégal et on peut être chasseur et être affecté par la mort de Brigitte Bardot.
La chasse n’est pas d’extrême droite pas plus que d’extrême gauche elle est une partie de nos racines notre passé notre conquête. M Ciotti aime la chasse c’est son droit, il soutenait Mme Bardot dans plusieurs de ses idées et alors. Nul ne demande d’épouser la totalité de l’autre pour le comprendre ou porter une certaine estime et affection. Nous avons tous une partie complexe en nous et personne ne pourra dire le contraire. Ne prenons pas pour argent comptant les gros titres allons au bout de l’article, prenons du recul.