Au Game Fair, Marion Maréchal a revendiqué une identité de « descendante de chasseurs » par contraste avec « les enfants de Gaza ». L’épisode interroge l’accueil que la chasse réserve à ce type de discours.
« Nous ne sommes pas tous des enfants de Gaza, nous sommes des descendants de chasseurs ! »
— Marion Maréchal (@MarionMarechal) June 13, 2026
Devant les membres d’@InterProchasse, des acteurs de la filière et des élus, j’ai tenu à rappeler au Game Fair l’importance de transmettre cet art de vivre cynégétique, profondément… pic.twitter.com/FHOrxVyIuz
La formule prononcée de manière opportune associe la chasse à une identité collective définie par contraste avec une autre. Un procédé classique qui consiste à faire porter à un groupe la fonction de repoussoir d’un autre, dans un débat qui ne le concerne pas directement. Ce jour-là, au Game Fair, le sujet sur l’estrade n’était ni la gestion des populations, ni la transmission cynégétique évoquée dans la même intervention. Le chasseur servait de point d’appui à une opposition qui se joue ailleurs.
Le terme employé pour qualifier la chasse (« civilisationnel ») appartient à un vocabulaire mobilisé d’ordinaire pour désigner un rapport de force entre cultures. Plaqué sur notre mode de vie, il lui fait porter une charge qu’il n’a pas vocation à porter. La chasse n’a pas à porter un argument dans un débat qui n’est pas le sien, au moment même où elle aurait besoin d’être discutée pour ce qu’elle est : un outil de gestion, un lien avec la terre, une transmission entre générations, un mode de vie.
Des responsables de filière, des élus, des acteurs présents au Game Fair ont accueilli ce discours comme un geste de soutien. Ce réflexe se comprend : le monde cynégétique a développé, ces dernières années, le sentiment d’être ignoré ou caricaturé par une partie de la classe politicomédiatique. Quand quelqu’un vient avec des mots flatteurs, l’envie de les accueillir est réelle. Mais l’accolade d’un courant politique et la reconnaissance d’une fonction sociale et écologique ne sont pas la même chose, et la confusion entre les deux a un coût.
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Une reconnaissance adossée à un camp politique dure le temps de l’utilité de ce camp. Elle ne règle aucune des questions qui pèsent sur la pratique. Pire : elle donne aux opposants de la chasse un argument gratuit, celui de l’associer à une famille politique pour mobiliser contre elle des gens qui, sur le fond, n’avaient rien contre la chasse.
La chasse n’a pas à choisir son camp pour exister. Elle a à faire reconnaître sa fonction, et cette reconnaissance-là ne se gagne pas sur une estrade politique de salon à quelques mois d’une échéance électorale.
A voir en vidéo :











Le drame c’est que les chasseurs risquent malheureusement de se précipiter là où les anti chasse voudraient les cantonner !!
La chasse n’a pas à choisir son camp pour exister? …elle est bonne celle-là, avec ça on va finir avec un permis de réguler, 10 jours par an, mais on sera contents, fiers d’être apolitiques.
Et sinon vous comptez demander au « Chasseur Français » de supprimer « français » parce que ce serait repoussoir des autres chasseurs dans le monde?
Ça doit être la canicule….
D accord avec vous , déjà que quand on affiche un drapeau Français à sa fenêtre c est mal vue et là , ce n est pas que la canicule .
Restons fière de nos racines et de nos traditions car elles , ne font pas de politique .
Bonjour venant d’un autre mouvement politique tiendriez vous les mêmes propos ?
Il y a peu être derrière tout ça un fond politique mais Marion maréchal a toujours défendu la chasse ,un exemple elle a pris position et défendu en assemblée la chasse aux gluaux. ce que très peu de nos représentants ont osé faire.
Bonjour, je pense que vous avez bien résumé, oui hélas !c’est un peu maladroit, mal conseillée peut-être, mais » le seul homme (femme)à ne jamais faire d’erreurs est celui qui ne fait rien « (Théodore Roosevelt),elle au moins, elle monte aux créneau pour nous défendre.Sur cette planète ,nous sommes tous des descendants de chasseurs cueilleurs, ne l’oublions pas.
Il ne faut pas oublier que les présidentielles ont lieu dans un an, a t’on vu des grandes têtes politique l’an dernier, je ne pense pas, en verra t’on l’an prochain j’en doute car les fauteuils seront pris. Pour moi les politiques de tous bord) sont comme des miroir aux alouettes, a nous de ne pas se faire leurrer…
La chasse « un lien avec la terre, une transmission entre générations, un mode de vie ». Bref, un élément « civilisationnel… À un moment, il faut reconnaître qui sont les ennemis de la chasse (les écolos bobos et leurs alliés) et qui sont ses amis.
J’avoue avoir eu beaucoup de mal à supporter le soutien de cette politicienne nationaliste qui au-delà du soutien de façade a souvent avec son groupe voté contre les mesures essentielles de la chasse… moi je m’interroge sur l’implication des chasseurs au sein des mouvements politiques afin de faire valoir leurs voix, leurs valeurs et leurs considérations.
Faux,renseignez vous,pour la chasse elle la toujours défendu ouvertement que ce soit en assemblée ou en campagne