Président de la DFCI Nouvelle-Aquitaine, Bruno Lafon dénonce des normes environnementales qui freinent depuis vingt ans l’entretien des pare-feux, alors que le mégafeu de Gironde impose l’urgence.
Bruno Lafon : « Dès que l’on veut créer un pare-feu, on se heurte à des normes environnementales » https://t.co/4Y5LeyYTj5
— l'Opinion (@lopinion_fr) July 28, 2026
Bruno Lafon accorde cet entretien à L’Opinion (Antoine Oberdorff) alors que le mégafeu parti de Saumos, dans l’ouest de la Gironde, continue de progresser. Maire de Biganos et président de la Défense des forêts contre l’incendie (DFCI) de Nouvelle-Aquitaine, il coordonne depuis plusieurs jours les coupes tactiques censées priver les flammes de combustible. C’est dans ce contexte qu’il revient sur un échange avec Emmanuel Macron, lundi, où il a rappelé l’insuffisance des moyens dénoncée après l’incendie de Landiras en 2022.
Interrogé sur les obstacles rencontrés au quotidien, Lafon cite un cas précis. Un entrepreneur a été sanctionné par l’Office français de la biodiversité pour avoir creusé un fossé supplémentaire, non prévu dans l’étude d’impact environnemental du chantier. Le geste, dit-il, relevait du « bon sens paysan » : dégager un passage d’eau pour limiter la propagation d’un feu ne figurait simplement pas sur le document validé en amont. L’amende est tombée malgré tout.
Lafon replace l’épisode dans un cadre plus large. Dès qu’il s’agit d’ouvrir une piste, de curer un fossé ou de créer un pare-feu dans le massif landais, la procédure se heurte aux normes de préservation de la biodiversité. Il dit comprendre que les autorisations relèvent des services de l’Etat, mais pointe un excès de zèle chez certains agents chargés de les instruire.
Pour appuyer sa demande, Lafon a rappelé à Emmanuel Macron la reconstruction de Notre-Dame, menée en s’affranchissant de certaines normes pour restaurer le monument dans des délais resserrés. Il réclame la même détermination pour le massif des Landes, posant la question en termes de proportion : sacrifier quelques milliers d’hectares pour en sauver des dizaines de milliers.
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L’entretien fournit une illustration de ce que permet l’urgence. Depuis lundi, la DFCI a déboisé une bande de 103 kilomètres de long sur 100 mètres de large, en mobilisant 200 engins. Lafon est direct sur ce que cela suppose : dans l’urgence, la fauvette pitchou ou la grenouille sauteuse ne font pas partie des préoccupations immédiates.
Le contraste qu’il dessine tient en une phrase : ce que l’état d’urgence autorise en deux jours, la procédure ordinaire le bloque en temps normal pour un simple fossé. Une fois l’incendie éteint, ce sera de nouveau l’étude d’impact qui régira le massif des Landes, fossé par fossé. Jusqu’au prochain incendie.
A voir en vidéo :










Curer un fossé , curer une mare et autre …. c est au bas mot 1 an d étude après dépose du dossier d’ une épaisseur de 10 cm pour avoir l autorisation et quand celui-ci n est pas perdu :
Contrôle 1 : situation de l’ouvrage
Contrôle 2: relevé topographique
Contrôle 3 : qui contrôle le 1 et le 2 pour validation
Contrôle 4 : estimation du volume des boues à retirer
Contrôle 5 : relevé de la hauteur d eau avant curage
Contrôle 6 : estimation de la hauteur d eau après curage
Contrôle 7 : qui contrôle le 1 , le 2 , le 3 , le 5 etc…..
Si tout va bien , après passage dans 7 bureaux minimum, dossier toujours vivant mais jamais complet , après avoir passé les épreuves, congés/RTT/arrêts maladie/ formation / etc ….vous avez l autorisation ouffff …
Contrôle 8 : pendant l exécution des travaux
Contrôle 9: estimation du volume des boues retirées
Contrôle 10 : relevé du sens de l écoulement
Et j en passé et des meilleurs, tout ce cirque pour soi disant préserver le monde aquatique, face ce parcours du combattant ( un merdier innommable ) qui peut éventuellement vous emmener au tribunal ou en taule , les gens abandonnent , et dans ce cas c est tout préservé = pas de curage .
Bonsoir, la colère est légitime, et va s’accentuer à mon avis,les écolos,l’ofb,la ddtm,ainsi que l’état, vont se faire tout petits ou « courber l’echine » dans les mois a venir tellement la colère est grande, d’ailleurs il y a déjà des plaintes en cours me semble-t-il .il va falloir que ça bouge!!!sinon l’été prochain risque de ressembler à celui-ci hélas !.