Le 31 juillet, l’USDA a débloqué 52 millions de dollars pour dix-neuf projets d’accès public à la chasse et à la pêche sur des terres privées américaines.
NRCS is committed to expanding wildlife conservation and outdoor access, and this $52 million investment through the Voluntary Public Access and Habitat Incentive Program is benefiting American farmers, landowners, hunters and rural communities. https://t.co/aW3SxYDcC2 pic.twitter.com/nt4wncP9Fg
— Natural Resources Conservation Service (@USDA_NRCS) July 31, 2026
Le Voluntary Public Access and Habitat Incentive Program (VPA-HIP) est le seul dispositif fédéral américain conçu pour inciter financièrement des propriétaires privés à ouvrir leurs parcelles aux chasseurs et aux pêcheurs. Piloté par le Natural Resources Conservation Service (NRCS), une agence du ministère de l’Agriculture, il fonctionne par appels à projets auprès des agences fauniques des États et des gouvernements tribaux, qui redistribuent ensuite les fonds aux propriétaires volontaires. Chaque projet retenu, d’une durée maximale de trois ans, reçoit entre 1,5 et 3 millions de dollars. Jusqu’à 25 % de cette enveloppe peut servir à financer des améliorations d’habitat sur les parcelles concernées.
Le mécanisme se traduit par des paiements directs et concrets. Dans l’Arkansas, le programme de la Game and Fish Commission verse une incitation financière aux riziculteurs situés près des zones de gestion faunique, en échange d’un accès public à la chasse à la sauvagine sur leurs rizières inondées et leurs zones humides sous servitude. Dans le Montana, le programme « Open Fields for Game Bird Hunters » ouvre des parcelles inscrites dans des dispositifs de conservation fédéraux à la chasse au gibier à plume en accès pédestre. Dans le Dakota du Nord, le programme PLOTS (Private Lands Open To Sportsmen) verse au propriétaire un paiement unique, calculé sur le nombre d’années restant à son contrat USDA, pour chaque parcelle inscrite.
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Le dispositif avait vu son financement suspendu avant d’être rétabli par le Working Families Tax Cuts Act. Selon Colton L. Buckley, responsable du NRCS, ce programme reste un axe prioritaire pour concilier soutien aux exploitations agricoles et développement de l’accès public au plein air.
Aucun dispositif français ne rémunère aujourd’hui un propriétaire privé pour ouvrir ses terres à la chasse publique : le système repose ici sur le droit de non-chasse, les baux privés ou l’adhésion aux ACCA, sans logique d’incitation financière fédérale. Aux États-Unis, un fermier de l’Arkansas peut recevoir un chèque de l’État pour laisser un chasseur de canards traverser sa rizière en octobre. Ça laisse songeur.
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L’Etat américain a probablement compris que sans territoires, pas de chasseurs, et pas de chasseurs ce sont des millions de dollars qui ne rentrent pas.
Le nôtre d’Etat ambitionne une bande de régulateurs bénévoles et aux ordres, interdit définitivement des chasses et espèces, laisse le harcèlement et destructions des biens des chasseurs impunis ….bref, zéro stratégie ou tout le contraire finalement.