30 Millions d’Amis veut interdire les salons du chiot

Antispécisme
date 18 septembre 2026
author Léa Massey

Après une enquête menée dans plusieurs salons, la Fondation 30 Millions d’Amis réclame leur interdiction. Elle dénonce des conditions de vente qu’elle juge incompatibles avec un achat réfléchi.

La Fondation 30 Millions d’Amis demande l’interdiction des salons du chiot et du chaton. Dans une publication du 18 septembre, elle présente les conclusions d’une enquête conduite entre mai et août 2026 dans plusieurs manifestations, notamment à Valenciennes, Fontainebleau et Aix. Elle ne réclame pas seulement un renforcement des contrôles, mais la fin de ce modèle de vente.

La Fondation décrit des animaux exposés au bruit, à la chaleur ou à des déplacements éprouvants. Elle met également en cause les incitations commerciales à décider vite, ainsi que des pratiques de vente qui, selon elle, ne garantissent pas le respect du délai de réflexion. Ces constats sont ceux de l’organisation et doivent lui être attribués : ils ne permettent pas de déclarer indistinctement tous les exposants en infraction.

Le cadre applicable à l’acquisition d’un chien ou d’un chat prévoit notamment un certificat d’engagement et de connaissance. Le ministère de l’Agriculture rappelle qu’un délai minimal de sept jours doit séparer sa délivrance de l’acquisition. Ce document vise à informer le futur détenteur des besoins de l’animal et des responsabilités associées. Le fait qu’une vente se déroule dans un salon ne supprime pas cette obligation.

A lire aussi : Salon du chiot interdit : à qui le tour ?

La question dépasse donc le seul lieu de la rencontre avec l’animal. Une décision réfléchie suppose de s’assurer de son origine, de ses besoins et de l’engagement que représente son accueil. À l’inverse, constater qu’un acheteur repart avec un chiot ne suffit pas, sans connaître la date de délivrance de son certificat, à démontrer qu’il a ignoré le délai légal.

La publication ouvre ainsi deux débats distincts : le contrôle du respect des règles existantes et l’opportunité de supprimer ces manifestations. La Fondation défend la seconde voie. À ce stade, il s’agit bien d’une demande associative, pas de l’annonce d’une interdiction entrée en vigueur.

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2 Commentaires :
  1. Taklow
    18/09/26

    Fini le petit chien à sa mémère !! L’ association va perdre des donatrices…. au risque d’être obligé de céder une partie de son patrimoine immobilier !!!

  2. Pineau
    19/09/26

    La question n’est pas celle des lieux d’acquisition d’un animal, mais de la régulation des personnes souhaitant acquérir un animal.
    Je ne suis pourtant pas un pro de la contrainte réglementaire, mais face à tant de maltraitance, abandons etc….je ne vois pas d’autres solution qu’un permis de détention, pour au moins former et faire signer des engagements, et surtout pouvoir le retirer définitivement en cas de maltraitance constatée.

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