Jean-Marc Jancovici lance une assemblée de 150 citoyens tirés au sort sur le climat. Le même jour, la REV lui réclame un débat sur le nucléaire et l’élevage. Cocasse.
En quoi sortir du nucléaire fait partie du combat contre le dérèglement ?
— Arthur6613 (@arthur661397665) August 27, 2026
Mercredi 26 août, Jancovici annonce dans la presse quotidienne régionale le lancement de « Un commun accord », une assemblée de 150 personnes tirées au sort par l’institut Toluna Harris Interactive. L’initiative se présente comme non partisane et rassemble un parrainage disparate : Thierry Lhermitte, les youtubeurs McFly et Carlito, le prix Nobel de physique Alain Aspect, un général deux étoiles de l’armée de l’air. L’objectif affiché, dans les mots de Jancovici, est de « faire revenir une parole citoyenne » dans une campagne présidentielle « où un peu trop souvent les choses sont traitées à partir de slogans ». Je suppose que c’est là que la REV s’en sentie visée.
Le lendemain à 6 heures du matin, le compte de la REV republie l’annonce de franceinfo et pose sa question : « À quand un débat sur le climat entre ‘écologistes’, @JM_Jancovici ? » Guillemets compris autour du mot écologistes, comme un rappel que pour la REV, la légitimité à porter ce mot ne va pas de soi (on la rejoint là-dessus). Suit l’argument : sortir du nucléaire et de l’élevage ferait « partie du combat contre le réchauffement climatique ».
La REV, parti fondé par Aymeric Caron en 2018, se définit elle-même comme un mouvement d’écologie radicale, décroissante, décoloniale et antispéciste. Son pôle antispécisme, animé par Céline Marfaing et Jean-Marc Gancille, a consacré cet été une tribune aux canicules et à l’élevage. Le parti tenait par ailleurs son université d’été, l’UniREVcité, du 21 au 23 août près de Tours, un rendez-vous que des éleveurs de la Loire avaient bloqué l’an dernier pendant cinq heures avec des bottes de paille et un tracteur, aux cris de « pas de véganes dans nos campagnes ».
Jancovici, de son côté, défend depuis vingt ans une ligne pro-nucléaire assumée, considérant l’atome comme un pilier de la décarbonation plutôt qu’un obstacle à retirer. Sur l’élevage, sa position relève davantage de l’arbitrage énergétique que du dogme antispéciste. Les deux discours partagent le mot climat et s’arrêtent à peu près là.
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La REV avait déjà croisé la route de Chasses Éternelles en mai dernier, lors d’une polémique sur la traction équine où le parti réclamait l’interdiction des chevaux de trait au nom du refus de tout « outil au service des humains ». Même ressort ici : l’écologie s’y résume à une liste de choses à interdire (le nucléaire, l’élevage, avant cela la traction animale) plutôt qu’à un travail de priorisation des leviers de décarbonation, celui-là même que l’assemblée de Jancovici se propose de mener avec 150 Français tirés au sort…plutôt qu’avec des militants extrémistes.
Le débat que la REV appelle de ses vœux aura sans doute lieu un jour, sur un plateau, entre deux personnes qui accepteront d’y venir. En attendant, l’assemblée citoyenne de Jancovici, elle, se réunira sans la REV, qui n’y a pas été conviée, faute d’avoir été tirée au sort. Avouez que ça aurait été pas de bol.
A voir en vidéo :










Interdire les chevaux de trait, ils sont très bien dans la forêt pour sortir les billons, sans écraser comme le font les engins, les plants qui vont régénérer les espaces boisés.
Merci de nous rappeler ce travail que permet de faire un cheval de trait pour le débardage des troncs coupés, en particulier si on a sélectionné des arbres qu’il faut transporter au travers de la forêt.
Si on interdisait les chevaux de trait, les races disparaîtraient. Déjà qu’ils sont peu nombreux.
Il ne comprend rien cet hurluberlu !