La lettre SAGIR n° 197 présente les données de surveillance recueillies en 2025. Des informations utiles pour détecter des problèmes sanitaires, mais pas un recensement de toute la mortalité sauvage.

La lettre SAGIR n° 197, publiée par l’Office français de la biodiversité et datée d’août 2026, revient sur la surveillance sanitaire de 2025. La notice de présentation recense 2 937 événements de collecte et 3 457 échantillons ou cadavres enregistrés dans Épifaune. Elle mentionne également 1 379 cas relevant d’une surveillance renforcée.
Ces unités ne sont pas interchangeables. Un événement de collecte n’est pas nécessairement un seul animal, et un échantillon ne représente pas forcément un cas supplémentaire de maladie. Additionner mécaniquement ces indicateurs pour annoncer un total de bêtes mortes produirait donc un chiffre trompeur.
L’OFB souligne le poids de l’épisode d’influenza aviaire hautement pathogène ayant touché les grues cendrées à l’automne 2025 dans l’activité de surveillance renforcée. Cette concentration rappelle qu’un bilan de réseau reflète aussi les alertes de l’année et les efforts de recherche mobilisés pour y répondre. Il ne décrit pas une situation uniforme pour toutes les espèces et tous les territoires.
SAGIR fonctionne avec l’OFB, les fédérations des chasseurs et les laboratoires vétérinaires. Sa surveillance s’appuie notamment sur la découverte d’animaux morts ou malades et sur l’analyse de cas sélectionnés. Des dispositifs renforcés peuvent viser une maladie, une espèce ou une période particulière. Il ne s’agit donc pas d’un échantillonnage aléatoire de l’ensemble de la faune sauvage.
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C’est la clé de lecture du document. Une hausse des signalements peut correspondre à une circulation accrue d’un agent infectieux, mais aussi à une meilleure détection ou à un effort de surveillance plus intense. Les données doivent être replacées dans leur protocole avant de conclure à une évolution de la fréquence d’une maladie.
Pour les chasseurs et les autres observateurs de terrain, l’utilité du réseau tient d’abord à cette capacité d’alerte et de diagnostic. Une mortalité inhabituelle doit être signalée aux interlocuteurs compétents, notamment à la fédération départementale ou au service départemental de l’OFB, plutôt qu’interprétée à partir d’une photographie. Ce bilan est un outil de compréhension et de vigilance ; ce n’est ni un inventaire exhaustif des décès ni une preuve d’une crise généralisée en septembre 2026.
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