Chasseurs, pêcheurs, apiculteurs et gardes particuliers du Lot ont signé une convention pour repérer et signaler les nids de frelon. La destruction reste hors de leur mission.
La fédération départementale des chasseurs du Lot s’associe au groupement de défense sanitaire apicole, à la fédération de pêche et à la fédération des gardes particuliers pour renforcer la surveillance du frelon asiatique. La fédération des chasseurs a rendu la convention publique le 14 octobre.
Le protocole retenu tient en trois temps : observer, signaler, puis transmettre l’information afin de déclencher une prise en charge adaptée. La convention précise que les signataires laissent les nids en place et s’en tiennent au signalement.
Le choix des partenaires suit leur présence dans le département. Le chasseur longe les haies et les lisières, le pêcheur suit les berges, l’apiculteur voit les frelons en vol stationnaire devant ses ruches, le garde particulier parcourt les territoires qu’il surveille. L’automne s’y prête : la chute des feuilles découvre les nids construits en hauteur dans les arbres.
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La convention lotoise intervient moins d’un mois après l’adoption du plan national de lutte contre le frelon asiatique à pattes jaunes, par un arrêté du 9 septembre 2026 publié au Journal officiel le 16 septembre. Le plan considère l’éradication hors de portée, compte tenu de la dispersion de l’espèce, et vise à limiter ses impacts. Il prévoit une plateforme de signalement des nids ouverte au public et une enveloppe exceptionnelle de 3 millions d’euros pour 2026.
Chaque département doit désormais adopter son propre plan de lutte d’ici le 16 mars 2027, sous l’autorité du préfet et en concertation avec les usagers de la nature. Dans le Lot, quatre de ces usagers disposeront à cette date d’un protocole de signalement commun, en service depuis l’automne.
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