Le cadre publié le 16 septembre prévoit des plans départementaux sous six mois et une lutte adaptée à la présence du frelon, avec des méthodes sélectives.
Communiqué 📢 | Lutte contre le frelon à pattes jaunes : adoption du plan national pour renforcer et coordonner la lutte sur l’ensemble du territoire ⤵️ https://t.co/5DLDYfUp6I
— Ministère Agriculture et Souveraineté alimentaire (@Agri_Gouv) September 16, 2026
Le plan national de lutte contre le frelon asiatique à pattes jaunes est désormais adopté. Le ministère de la Transition écologique l’a annoncé le 16 septembre, jour de publication de l’arrêté au Journal officiel. Signé le 9 septembre, ce texte donne une traduction réglementaire au plan présenté en mars. Il ne s’agit donc ni de la découverte du problème, ni du lancement d’une campagne entièrement nouvelle : l’étape porte sur l’adoption du cadre commun et sa déclinaison dans les départements.
La loi du 14 mars 2025 avait prévu cette organisation à deux niveaux. Un décret du 29 décembre 2025 a ensuite précisé la procédure : arrêté conjoint des ministres de l’Agriculture et de l’Environnement pour le plan national, arrêté préfectoral pour chaque plan départemental, après consultation des instances scientifiques et sanitaires compétentes. Le cadre national doit être actualisé au plus tard six ans après sa dernière modification. Les réponses locales doivent ainsi s’inscrire dans une politique suivie, plutôt que dans une succession d’interventions isolées.
Chaque département doit maintenant élaborer son plan dans les six mois suivant l’adoption nationale, indique le communiqué ministériel. Le préfet doit associer les collectivités, les acteurs sanitaires, les filières concernées, les associations environnementales, l’OFB et les usagers de la nature. Le travail attendu comprend l’organisation des signalements, l’évaluation du danger et les modalités de destruction des nids. Pour les personnes qui fréquentent les espaces naturels, c’est cette déclinaison qui doit préciser le circuit local de prise en charge.
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Le document prévoit quatre niveaux de présence, de nulle ou très faible à forte, à partir des nids détectés. Leur recensement doit être centralisé dans l’Inventaire national du patrimoine naturel. L’objectif est d’adapter les interventions : dans une zone encore peu colonisée, la destruction des nids reste prioritaire ; là où les frelons sont très présents, le plan cible notamment les nids dangereux pour le public ou proches des ruchers. Il n’appelle donc pas à appliquer partout la même méthode avec la même intensité.
La sélectivité constitue un autre point central. Le plan distingue la destruction des nids, le piégeage printanier des fondatrices et les dispositifs protégeant les colonies d’abeilles. Il souligne toutefois qu’aucune solution n’a démontré à ce jour une efficacité complète et une sélectivité totale. Les captures d’autres insectes doivent être limitées. Le document demande aussi de mieux étudier les effets du frelon sur les pollinisateurs sauvages : ces impacts ne sont pas tous établis et ne doivent pas être confondus avec les dommages subis par les ruchers.
À l’échelle du pays, l’éradication complète n’est plus considérée comme envisageable. La stratégie vise à réduire les dommages et à coordonner les moyens disponibles. Le ministère rappelle qu’une enveloppe exceptionnelle de 3 millions d’euros a été mobilisée pour 2026. Cette annonce ne permet pas de conclure à une prise en charge automatique de toute intervention chez un particulier. Le plan prévoit encore un travail national et départemental pour identifier les financements, les coordonner et organiser leur mobilisation. Les dispositifs locaux, leurs interlocuteurs et leurs conditions restent donc à préciser lors de cette mise en œuvre.
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