À l’approche du procès de Christophe Ellul, PACCT prend une règle et la pose sur une photo. Des « révélations fracassantes » qui laissent pantois.
Elisa Pilarski, 29 ans, enceinte de 6 mois, est morte le 16 novembre 2019 dans la forêt de Retz, dévorée vivante. Sept expertises judiciaires, pour un coût total de 160 000 euros, ont conclu de manière convergente à la responsabilité exclusive de son propre chien, Curtis, un pitbull importé illégalement, soumis à un dressage au mordant qualifié par les experts de « contre nature », conditionné à mordre sans inhibition.
Le chien ne portait pas de muselière ce jour-là : les photos retrouvées sur le téléphone d’Elisa l’attestent. Une muselière étrangère a été retrouvée sur les lieux du drame, soulevant des questions autrement plus dérangeantes que celles que le PACCT feint d’explorer. Aucun ADN des chiens de la chasse à courre n’a été retrouvé sur le corps de la victime. Aucun.
De tout cela, PACCT ne dit pas un mot.
Six ans après la mort d’Elisa Pilarski, le drame continue d’être instrumentalisé par les anti-chasse à courre. Cette fois, le “point de bascule” tiendrait dans une photographie d’empreinte dentaire. On imprime le document, on sort la règle, on mesure entre deux chiffres, et on décrète que l’expertise vétérinaire serait un montage grossier.
Voilà leur révélation « point de bascule » : Une mesure approximative sur une image scannée, sans connaître l’angle, la focale, la calibration ni la déformation optique. On balaie des expertises judiciaires, des contre-expertises, des mois d’instruction, au nom d’un centimètre supposément mal évalué à l’œil nu.
L’art de semer le soupçon
Le procédé est toujours le même chez les complotistes. Ils accumulent des coïncidences présentées comme des preuves : délais d’analyses trop longs, mutations administratives devenues suspectes, chiens incinérés transformés en dissimulation, nausée d’un piqueux interprétée comme un aveu silencieux.
Rien n’est démontré, mais tout est largement suggéré. On fait confiance aux gens pour embrasser leurs biais de confirmation.
La mécanique militante
L’indécence ici n’a pas de limite : une femme est morte. Un enfant à naître est mort. Un homme comparaît devant un tribunal. Et ces neuneus trouvent encore le moyen de transformer ça en tribune contre la vénerie.
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Si Curtis est mis en cause, c’est forcément pour sauver la chasse. Si des éléments ne vont pas dans le sens militant, c’est qu’ils ont été manipulés. Le système ment, l’expertise ment, la justice ment. Seule la page Facebook dit vrai.
Assez
Il est temps de le dire clairement : transformer un dossier judiciaire complexe en théorie de manipulation organisée est une ânerie. Une ânerie dangereuse, parce qu’elle alimente la défiance générale envers toute institution dès qu’elle ne confirme pas le récit militant.
Ce texte sera lu, partagé, et cru. Des gens bien intentionnés, sensibles à la cause animale, hostiles à la chasse à courre, vont relayer cette bouillie comme si elle avait valeur d’enquête journalistique. Ils ne savent pas que le PACCT leur cache tout ce qui le dérange.
À l’approche du 3 mars, une chose devrait s’imposer : la retenue.
Le tribunal dira ce que disent les pièces. Ce sera peut-être contesté, peut-être confirmé en appel. C’est ainsi que fonctionne l’État de droit. Ce qui ne peut pas devenir la norme, c’est la sentence prononcée avant l’audience par une entité foutraque et menteuse…qui s’apprête à instrumentaliser le verdict. Quel qu’il soit.
A voir en vidéo :











En fait, le titre devrait être :
Pilarski : les complotistes EN sont toujours là…
Bonjour , je pense que quelque soit le verdict final , ces anti chasse à courre vomiront toujours cette version qui leur offre une tribune devant leurs adeptes les plus pauvrement fournis en neurones .