« Bah pardon d’essayer d’informer les Français ». Voilà ce que j’ai envie de répondre. Informer c’est nommer les impostures idéologiques quand elles se parent du vernis de la morale. L’antispécisme est de celles-là.

L’antispécisme, que nous condamnons régulièrement dans nos colonnes, est une doctrine qui revendique haut et fort une supériorité éthique, tout en opérant une amputation majeure de la réalité du vivant. L’antispécisme ne pense qu’en termes d’individus animaux, abstraits, décontextualisés, détachés de tout milieu, de toute dynamique écologique, de toute interaction biologique. Un animal, un droit. Point final. Le reste n’existe pas.
La biodiversité, elle, disparaît purement et simplement du raisonnement. Les équilibres naturels sont relégués au rang de détails gênants. Les notions de population, de régulation, de pression écologique, d’espèces invasives ou proliférantes deviennent suspectes, voire moralement condamnables. Penser en termes d’écosystèmes serait déjà trahir la cause. Penser en termes de gestion serait presque criminel.
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L’exemple des ragondins à Lyon, que nous avions relayé sur Chasses Eternelles, est un révélateur parmi d’autres. Contester toute régulation de cette espèce invasive, au nom de la sacralisation de chaque individu, revient à accepter consciemment la dégradation des milieux aquatiques, l’effondrement de certaines espèces locales, la banalisation de dégâts écologiques pourtant parfaitement documentés. Mais peu importe : l’idéologie écrase la science.
L’antispécisme refuse délibérément de penser le vivant comme un système. Il y substitue une morale simpliste, émotionnelle, spectaculaire, qui oppose le « bon » défenseur de l’animal au « méchant » gestionnaire, chasseur ou décideur public. Une morale qui se nourrit d’incantations, mais se détourne systématiquement des conséquences concrètes de ses positions.
C’est là que le projet devient dangereux. Dangereux intellectuellement, parce qu’il nie des décennies de connaissances en écologie. Dangereux politiquement, parce qu’il pousse à des décisions incohérentes, voire destructrices. Dangereux culturellement enfin, parce qu’il installe l’idée que toute relation humaine au vivant, dès lors qu’elle n’est pas purement contemplative, serait illégitime.
Des associations comme Projet Animaux Zoopolis (PAZ) incarnent cette dérive. Non par malveillance, mais par enfermement idéologique. En réduisant le monde vivant à une somme d’individus à protéger coûte que coûte, elles construisent un discours séduisant, mais profondément irresponsable.
Informer les Français de cette absurdité n’a rien d’une provocation. C’est au contraire une nécessité. Car protéger le vivant suppose de sortir des postures morales faciles et de commencer à lire autre chose que les gourous de sa propre secte. A commencer par un bouquin de biologie de quatrième. Ce serait une bonne entrée en matière.
A voir en vidéo :











Bonsoir,donc si je comprends bien,l’écologie et écosystèmes,n’est pas dans leurs vocabulaires, sinon ils comprendraient qu ‘une espèce invasive en général fait des dégâts dans le milieu sous différentes formes (concurrence, destruction des autres espèces, destruction du milieu,maladies, entre autres)
Bonjour,
C’est très bien dit. Merci Richard.
L’antispécisme n’est qu’une posture, on le voit bien, par exemple avec Tondelier et l’histoire du comté, que tu avais souligné.
Est-ce dangereux ? Bien sûr que oui. Je reprends tes mots : c’est un anti-humanisme.
Thierry
Dans toutes les espèces il y a des invasives, Animales, végétales, et même certaines races humanoïdes le sont… PAZ doit-être affilié à LCI…..
Dans toutes les espèces il y a des invasives, Animales, végétales, et même certaines races humanoïdes le sont… PAZ doit-être affilié à LFI…..