Midi Libre lance un appel à témoignages sur la chasse qui ne s’adresse qu’aux riverains excédés. La récolte sera à sens unique et ne pourra pas mesurer la cohabitation.
Appel à témoignage @unjour1chasseur @ASPASnature https://t.co/pV0qDf8gAy
— Eddine Ariztegui (@ArizteguiEddine) September 18, 2026
« Vous ne supportez plus la chasse près de chez vous ? Il y a des tensions dans votre village ? Racontez-nous. » La suite de l’appel publié par Midi Libre précise le profil recherché : ceux qui n’en peuvent plus des battues, que les coups de feu font sursauter, que la chasse inquiète ou qui ont eu maille à partir avec des chasseurs. Le journal aurait pu demander à ses lecteurs comment se passe la cohabitation autour de chez eux. Il a préféré leur proposer d’emblée l’exaspération, et à ce stade on connaît déjà la couleur de l’article qui en sortira.
Le retraité qui entend trois détonations un dimanche matin de décembre et se ressert du café, la famille installée depuis vingt ans en bordure d’un territoire de chasse sans la moindre histoire, le promeneur qui échange deux mots avec les gars rassemblés au bout du chemin : aucun de ces gens n’a de raison d’écrire, puisqu’on s’adresse à quelqu’un d’autre. Seuls répondront ceux qui ont un grief, et le résultat décrira leurs griefs, sans rien dire de leur poids dans la population. Publiez un appel du même tonneau sur les chiens des voisins, aboiements et déjections compris, et vous obtiendrez en une semaine de quoi remplir une double page effrayante sur la cohabitation avec les propriétaires de chiens. Elle prouvera seulement que vous avez demandé aux gens qui avaient un problème de raconter leur problème.
Retournez maintenant la formule. Un journal qui demanderait « Vous appréciez les chasseurs de votre village ? Les battues vous rassurent ? Racontez-nous » se ferait reprocher, à juste titre, de ne chercher que des témoignages favorables. Je vois mal pourquoi l’objection tomberait quand le biais change de sens.
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Avec la chasse, le problème se double d’un autre, parce qu’un appel public se partage en quelques minutes dans des réseaux organisés précisément pour peser sur ce sujet. Je n’ai pas eu à attendre longtemps pour le constater. Sur X, Eddine Ariztegui, figure du Parti animaliste, a repris l’appel de Midi Libre avec pour seul commentaire « Appel à témoignage », en mentionnant Un jour un chasseur et l’ASPAS.
Dans ces conditions, on imagine mal comment le journal saura faire le tri entre les témoignages de bonne foi et les enfumades militantes.
Ces témoignages ne pourront pas servir à dire si la chasse est bien ou mal vécue dans les villages, encore moins à mesurer l’opinion. Il aurait suffi de demander « comment vivez-vous la chasse près de chez vous ? » pour recevoir des mails furieux, d’autres indifférents, d’autres embarrassés, et obtenir quelque chose d’un peu plus proche de la vie réelle.
Midi Libre trouvera des mécontents dans sa boîte mail, puisque ce sont eux qu’il a convoqués. Quand l’article paraîtra, il faudra regarder s’il précise la façon dont ces témoins ont été recrutés et la manière dont l’appel a circulé. Comptez sur moi.
A voir en vidéo :











Finalement , pas grand chose de nouveau à l’horizon , toujours le même parti pris des anti-chasse et autres rageux !
Retournez maintenant la formule. Un journal qui demanderait » êtes vous prêt à payer avec l’argent de votre poche les dégâts causés par les sangliers sur les cultures ?
A votre avis combien de personnes vont se faire connaitre ?
Et cela va monter en puissance jusqu’aux législatives
Ils vont même chercher des cas aux états-unis …
Excellent ! Un régal d’intervention ! Chapeau bas Richard !
Du sous-journalisme… Mais à priori le titre n’en est pas à sa première dans le domaine…
Autant demander à un aveugle s’il veut retrouver la vue.
La France n’est plus qu’une moisaïque de groupes qui ne vivent plus ensemble et se haïssent. Ça ne tiendra pas longtemps encore.
Cette presse bénéficie d’aides publiques pour survivre… voilà une source d’économie !
MIDI LIBRE est un drôle de journal avec toujours des articles ambigus ou plutôt hostiles à la chasse.
On a une nouvelle preuve avec un article qui parle d’un accident de chasse qui a lieu aux Etats-Unis, mais qui dans la présentation n’y fait pas référence.
MIDI LIBRE fait cet article comme s’il s’agissait d’un accident de chasse s’étant déroulé en France.
Sur une photo d’un fusil cassé, tenu en mains, un gros titre « IL CROIT VOIR UN CERF ET OUVRE LE FEU : UN CHASSEUR TIRE SUR UNE FEMME DANS UN CHAMP, ELLE MEURT DE SA BLESSURE PAR BALLE ».
Oui cette démarche est de parti pris et c’est dommage. Des témoignages de cohabitation apaisée seraient intéressants.
Il n’empêche que quand les équipes de battues arrivent avec 4×4, pickups qu’elles passent et repassent se garent redémarrent. Parfois très vite . Souvent avec des conducteurs téléphone ou talkie-walkie en main . Et quand ils rentrent dans ma propriété avec chiens et tenue orange aussi courtois qu’ils peuvent être j ´ai le sentiment de la violation d’un lieu qui m’est cher. Aussi quand ils arrivent je m’en vais. Voilà ce que je ressens en tant que riverain de battues répétées.
Léonard,il faut aller voir le responsable de battue,voir le président de la société de chasse et trouver un terrain d entente, discuter des dates de battue, éventuellement dénoncer certains abus.pour les véhicules ils doivent être limités mais pour la sécurité, anticiper une traversée de route par exemple on est parfois obligé de les utiliser.
Merci Jean pour vos conseils : plus facile à dire qu’à faire Je crois que je vais simplement m’en tenir à ce que je fais. Quand c’est trop je m’en vais. Peut-être qu’un jour les choses changeront dans le sens de plus de respect.