Bilan de deux années de lutte

Deux ans. Ça fait deux ans que j’ai créé ma chaîne YouTube.

Et j’ai envie de tirer un premier bilan.

Texte : Richard sur Terre

Ce que j’ai appris de plus marquant, c’est que les militantismes en général, et le militantisme antichasse en particulier, sont des réservoirs incroyables de n’importe quoi. Une sorte de bruit de fond permanent, indigeste, où la vérité n’intéresse absolument personne ! Ça fait deux ans que je me bats contre le mensonge. Et malgré ça, tous les jours (je dis bien tous les jours), les conneries arrivent par paquets de cent sur les pages, comme une pluie sale et collante qui se répand sur la conscience des gens.

Nous vivons dans un monde où la science est devenue une opinion. Nous vivons dans un monde où la vérité est noyée dans une masse de désinformation permanente. Les gourous idéologues « influencent » les masses pour les amener là où ils veulent. Les moyens ? Aucune importance. Il faut pousser la propagande aussi loin qu’on peut. Coûte que coûte.

Faire bouger les choses !

Alors par petites touches, à mon minuscule niveau, je tente de faire bouger les choses. Et ces avancées, si difficile à quantifier, viennent avec leur prix. Le prix de passer sa vie, du matin au soir, au contact de ceux qui veulent nous voir disparaître. Au contact des clichés éculés, des insultes, voire des menaces avec lesquelles j’ai appris à vivre.

Don’t feed the troll !

Au début ça fait drôle. Ce n’est pas naturel de vivre avec la colère des gens. Pour la plupart d’ailleurs, et je le vois bien aux « objections » qu’ils m’opposent, ils n’ont même pas regardé mon travail. Mais ils crachent leur venin avec une régularité qui force le respect. Chaque vidéo charrie son lot de trolls haineux qu’il a fallu apprendre à ignorer. Et croyez-moi, c’est un réel apprentissage. Encore aujourd’hui, je dois parfois me faire violence pour ne pas, à mon tour, leur rentrer dedans. Mais comme dit l’adage : « Don’t feed the troll ».

Alors je les ignore, je les bloque quand c’est nécessaire, et je passe à autre chose. Ils arrivent même à me faire rire, c’est vous dire !

Et la chasse dans tout ça ? J’aimerais vous dire que les soixante-dix heures par semaine que je consacre à défendre la chasse ont une utilité objective. J’adorerais vous dire ça. Mais en vérité, je n’en sais strictement rien. Au-delà des quelques messages que je reçois de gens qui me disent avoir changé leur regard sur la chasse (et qui font tellement de bien), je ne sais pas quantifier l’impact de mes vidéos sur la majorité silencieuse. Je ne reçois pas de tableau Excel de mon patron en fin de mois.

Donc je continue, en espérant que toute cette énergie dépensée sert bel et bien à quelque chose. Ce que je sais en tout cas, c’est que ne rien faire ne change rien.

YouTube Money !

Et vous savez combien YouTube m’a donné d’argent (juste pour casser le mythe) ? Allez…dites un chiffre…

En deux ans, j’ai gagné 8590€. C’est 350€ par mois. Si je ramène ça au temps passé, le géant américain me verse (royal) 1,25€ de l’heure.

Et c’est là que je vous remercie pour votre soutien. Sans vous, cette chaîne n’aurait pas vécu plus de quelques semaines.

Quoi qu’il en soit, je suis plus déterminé que jamais. Nous allons encore vivre ensemble de beaux moments. Des difficiles aussi.

Comme l’a dit Pierre de Roüalle dans l’interview que j’ai réalisée dernièrement, la chasse c’est de la porcelaine. Alors continuons de la bichonner, d’être exemplaires, et je suis convaincu que nous parviendrons à lui redonner la place qu’elle mérite dans la société.

 

 

 

Les Nouveaux Prédateurs

Comment ils menacent les hommes sans protéger les animaux

Un essai engagé qui met en évidence les dérives de l’écologie radicale et des militants antispécistes.
Protéger les animaux, leur assurer des conditions de vie décentes, consommer autrement en respectant notre environnement… Qui serait en désaccord avec ces principes fondamentaux ? Mais, on le sait, l’enfer est souvent pavé de bonnes intentions. Aujourd’hui, les activistes antispécistes et les militants écologistes les plus radicaux détournent ces idées partagées par le plus grand nombre. Animés par une idéologie radicale, convaincus que l’intimidation peut remplacer l’échange démocratique, ils imposent, peu à peu, leur vision du ” meilleur des mondes ” : une société dans laquelle l’homme et l’animal seraient égaux en droits. Cette rupture philosophique ne peut être que dramatique, pour les humains mais aussi et surtout pour les animaux dont l’existence dépend en grande partie de nous.
Avec cet essai passionné, Charles-Henri Bachelier, spécialiste du monde rural et directeur de revues consacrées à la chasse et la nature, veut rétablir le débat et sortir des anathèmes. Argument contre argument, il met en lumière les limites et les dérives de la mouvance animaliste. Au fil des pages, il rappelle que la relation entre l’homme et l’animal est plus complexe qu’une accumulation de bons sentiments ou de slogans menaçants : il s’agit d’un lien fondamental, reposant sur des siècles de compréhension, de savoir-faire… bref, de civilisation. Un héritage que ce livre nous aide à mieux comprendre et à protéger.

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