Créé en 1991, le brevet porté par l’ANCGG revendique plus de 25 000 diplômés. Théorie, pratique et culture naturaliste en ont fait un complément exigeant au permis de chasser.
Le brevet grand #gibier fête ses trente-cinq ans. Il encourage la quête de compétence et de connaissance dans la gestion des espèces et des territoires. Un perfectionnement essentiel pour l'avenir de la #chasse et sa légitimité.#ChassePartagehttps://t.co/NTEQOPw9OS
— Denis Plat (@PlatDenis) September 29, 2026
Le Brevet Grand Gibier a trente-cinq ans. Le premier examen officiel s’est tenu le 1er septembre 1991 à Verdun, avec 34 candidats et 31 reçus selon l’historique diffusé cette semaine. Fin 2025, l’Association nationale des chasseurs de grand gibier comptabilisait plus de 25 000 brevetés.
L’initiative est née plus tôt dans la Meuse. À partir de 1984, un stage pratique destiné aux jeunes chasseurs s’est progressivement ouvert à des adultes venus de plusieurs départements. L’expérience est devenue un « Stage pratique Grand Gibier », puis un premier brevet blanc de 100 questions a été organisé à Chambord le 1er juin 1991.
Le dispositif repose toujours sur deux degrés, Argent et Or, et associe une épreuve théorique à une épreuve pratique. La partie écrite aborde les espèces, les habitats, la gestion, la réglementation, la sécurité, la forêt, l’agriculture et la connaissance de la nature. La pratique peut porter sur le tir à la carabine, le tir à l’arc ou la vénerie.
A ire aussi : Gers : une carte de battue créée après un audit de sécurité
Le brevet reste volontaire. Il ne remplace pas le permis de chasser et n’accorde pas, à lui seul, un droit supplémentaire. Son intérêt est ailleurs : proposer un parcours structuré à ceux qui veulent approfondir leurs connaissances et se soumettre à une évaluation. Entre 65 et 70 départements organiseraient aujourd’hui une session annuelle, avec un taux de réussite annoncé autour de 75 %.
La préparation a changé avec les outils disponibles. Aux séances organisées par les associations départementales se sont ajoutés des manuels, un quiz en ligne et des modules vidéo. Cette évolution permet de réviser à distance, mais le calendrier et les modalités restent locaux : chaque candidat doit se rapprocher de l’association de son département.
L’anniversaire offre aussi un angle plus large sur la formation des chasseurs. Le permis vérifie un socle légal et pratique indispensable. Le brevet, lui, relève d’une démarche de perfectionnement. Dans un contexte où les attentes portent autant sur la sécurité que sur la compréhension des écosystèmes, cette logique de formation continue mérite d’être distinguée de la seule obligation réglementaire.
A voir en vidéo :









