La LPO Auvergne-Rhône-Alpes a localisé 68 nids de busards en 2026 dans la Loire. Chez le busard cendré, le taux d’échec atteint 63 %, le plus élevé depuis le début du suivi en 2011.
La canicule décime les busards cendrés, l’espèce pourrait disparaître en cinq ans.
— Au coeur des animaux (@AuCoeurAnimaux) June 29, 2026
Les températures records enregistrées dans le Maine-et-Loire en juin 2026 ont provoqué la mort de 85 % des poussins de busards cendrés, entraînant une alerte selon laquelle l'espèce pourrait pic.twitter.com/2nzbqrxTC5
La saison avait bien commencé. Les équipes de la LPO ont localisé 40 nids de busard cendré et 28 nids de busard Saint-Martin dans la Loire. Treize nids ont fait l’objet d’une protection, le plus souvent grâce à une clôture électrique installée dans les prairies de fauche.
Le bilan publié le 16 septembre est pourtant sévère. Seuls 15 couples de busard cendré ont mené des jeunes à l’envol. Le taux d’échec atteint 63 %, un record depuis 2011. Trente-six jeunes se sont envolés, dont quatorze issus de cinq nids protégés. La LPO relie très probablement cette mortalité aux épisodes de canicule : déshydratation, manque de nourriture, abandon et pression accrue des prédateurs.
Le busard Saint-Martin s’en sort mieux, avec 17 couples ayant produit 37 jeunes à l’envol. La LPO signale aussi la destruction volontaire d’un nid protégé contenant deux jeunes ; l’OFB a été informé et une plainte déposée.
Le suivi rappelle l’importance du travail conjoint avec les agriculteurs et les propriétaires. Les busards nichent au sol, souvent dans les cultures, où les fauches et moissons peuvent détruire les couvées. Dans le Pilat et le Jarez, des friches sont désormais conventionnées ou acquises pour conserver des habitats favorables.
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