Les chasseurs de France opposés au broyage ou fauchage des puits de biodiversité !

Guerre en Ukraine obligerait, l’Europe désire lever l’interdiction de broyage et de fauchage de tous terrains à usage agricole… Sans renier la complexité de la situation, les chasseurs se sont logiquement opposés à cette proposition.

Par Benjamin Basset

Le 13 mai dernier, le Conseil National de la Chasse et de la Faune Sauvage (CNCFS) s’est prononcé sur la décision de lever temporairement l’interdiction de broyage ou de fauchage des jachères de tous terrains à usage agricole, prévue par l’arrêté du 26 mars 2004, dans le but d’accroître le potentiel de production agricole de l’Union européenne, tant pour l’alimentation humaine que pour l’alimentation animale.

 

« La FNC comprend bien, au regard de la guerre en Ukraine mais aussi des enseignements de la crise du Covid, la nécessité pour la France d’avoir une agriculture forte et d’être autonome sur le plan alimentaire, explique notre fédération nationale dans un communiqué. Pendant trop longtemps, on a oublié ces fondamentaux de l’auto-suffisance alimentaire et le fait que des gens meurent encore de faim. Il est bon qu’ils reviennent sur le devant de la scène mais pas au mépris des objectifs environnementaux que souhaitent tous les Français. Pourtant, cette dérogation ne peut que susciter notre incompréhension. Incompréhension, car depuis toujours, les chasseurs se sont engagés en faveur de la biodiversité et travaillent avec le monde agricole pour valoriser les parcelles non cultivées, que ce soit avec les jachères environnement faune sauvage, les jachères fleuries, les bandes enherbées ou Agrifaune, par exemple. Cette dérogation remet en cause ces actions communes. Incompréhension, car ce n’est pas le retour en production de mauvaises terres agricoles qui va aider à répondre à la problématique de spéculation des cours des denrées générée par la potentielle perte de 161 millions de terres agricoles russes et ukrainiennes. Incompréhension, car ces jachères constituent un apport essentiel pour protéger la biodiversité en zones de plaine et le broyage de ces parcelles écologiquement précieuses occasionnera une mortalité supplémentaire des populations d’espèces inféodées aux milieux agricoles. En effet, ces jachères sont des zones de refuge et d’alimentation pour la petite faune tout au long de l’année. »

Deux poids, deux mesures !

Par ailleurs, en augmentant la part de terres cultivées, on augmente potentiellement les dégâts de grands gibiers et en parallèle le coût de l’indemnisation de ces dégâts qui est déjà à un niveau insupportable.

 

Ce qui est également insupportable, c’est de constater que l’Europe, dans l’urgence due à la guerre, mais également face aux carences créées par un système qu’elle a elle-même mis en place, est capable de sacrifier l’ensemble de la biodiversité, alors qu’en temps normal, elle met en place des mesures sur-protectionnistes qui enquiquinent les chasseurs et l’ensemble des ruraux ! Au nom de la biodiversité, c’est cette même Europe qui interdit aux sauvaginiers de tirer des oies en février alors qu’elles commettent des dégâts ou qui fait couler sous la paperasse un maire rural qui veut curer un fossé ! Sait-on-jamais, il ne faudrait pas qu’un triton et/ou une plantule rare soient embêtés par la main de l’homme !

Patatra ! Face à l’urgence, le dogme se fêle et tout à coup il faudrait détruire des habitats protégés par les chasseurs et les agriculteurs depuis des décennies !

Les chasseurs ont donc dit non, faisant encore une fois d’eux, les seuls véritables alliés de la biodiversité ! Apparemment, les abeilles, les animaux de la plaine et les puits de biodiversité que sont les jachères, toute la clique animalo-verdâtre s’en tamponne le coquillard !

« L’Europe est une adepte du deux poids, deux mesures, souligne avec justesse et pragmatisme Willy Schraen, Président de la FNC. Elle renie ses grands principes et tourne le dos aux objectifs environnementaux qu’elle s’est fixée en autorisant ce type de mesure, néfaste à la biodiversité. C’est incompréhensible, alors que la Commission européenne continue à refuser tout pragmatisme avec la chasse des oies en février ou s’acharne à vouloir éradiquer les chasses traditionnelles ».

Tout en acquiesçant les propos de notre Président national, je me demande où sont passés les « enverdeurs » chroniques…Quid de la LPO, One Voice, Peta, Rigaux, Clément, Bardot et consorts ? Ils se sont abstenus de tout commentaire et doivent être en train de compter leurs bas de laine qui grossit à grand coup de dons et de subventions ! Quant aux Verts, ils sont trop occupés à pousser leur nouveau roi Jean-Luc 1er, pour s’intéresser aux jachères et à la biodiversité. Il est grand temps de mettre fin à cette mascarade ! Les chasseurs ont encore prouvé qu’ils étaient les premiers écologistes de France malgré le fiel déversé sur leur passion !

Le Salon de la Chasse et de la Faune Sauvage 2023

Le Salon de la Chasse et de la Faune Sauvage de Rambouillet, qui aura lieu sur l’île Aumône, située en plein milieu de la Seine à Mantes la Jolie est connu comme le salon de chasse couvert le plus grand. Des exposants venus du monde entier se rassemblent pour présenter et démontrer les dernières nouvelles de l’industrie de la chasse en plein air couvrant autant des fusils de chasse que les vêtements à un public qualifié et intéressé. L’événement est une plate-forme de communication et information pour tous les chasseurs et les amateurs offrant d’excellentes occasions pour établir des nouveaux contacts.

Pin It on Pinterest

Share This