Grand Tétras : faut-il être désintéressé pour protéger ?

Chasse Actu
date 10 septembre 2026
author Richard sur Terre

Le classement du Grand Tétras relance une question simple : les chasseurs protègent-ils seulement ce qu’ils peuvent chasser ? Un concept permet d’y répondre : la conservation par l’usage.

Après notre article sur le classement du Grand Tétras et du lagopède alpin parmi les espèces protégées, un internaute nous a adressé sur X une objection qui mérite d’être prise au sérieux.

Son raisonnement est simple : les fédérations de chasseurs participent aux comptages, restaurent des habitats ou sécurisent des clôtures dangereuses pour les oiseaux. Très bien. Mais pourquoi ces actions devraient-elles cesser une fois l’espèce protégée ? Si elles sont réellement entreprises pour sa conservation, le fait de pouvoir la chasser ou non ne devrait rien changer.

La question est bonne, parce qu’elle en pose une autre : faut-il être désintéressé pour être un bon acteur de la conservation ?

La littérature scientifique répond depuis longtemps par la négative. Le mécanisme porte un nom : « conservation through use », que l’on peut traduire par conservation par l’usage.

En 2003, dans la revue scientifique Oryx, Jon Hutton et Nigel Leader-Williams décrivaient déjà une conservation fondée sur les incitations : lorsqu’un usage donne de la valeur à une espèce ou à une ressource naturelle, il peut créer chez ceux qui en bénéficient une raison de la préserver.

Quelques années plus tard, Adrian Newton utilisait explicitement l’expression « conservation through use ». Remarquez l’idée est assez intuitive. Un pêcheur a intérêt à conserver une rivière en bon état parce qu’il veut continuer à y trouver du poisson. Une communauté a intérêt à préserver une ressource sauvage parce qu’elle contribue à ses revenus. Un propriétaire entretient un milieu parce qu’il lui attribue une valeur.

Et un chasseur a intérêt à préserver une espèce et son habitat parce qu’il souhaite continuer à la chasser. Cet intérêt ne disqualifie pas l’action de conservation. Il peut au contraire en être le moteur.

Pourquoi des chasseurs consacrent-ils du temps à compter des oiseaux, suivre leur reproduction ou restaurer leurs habitats ? Il serait un peu étrange de prétendre que leur intérêt cynégétique n’y est pour rien. Bien sûr qu’il compte. Il est même central.

Le chasseur souhaite retrouver demain une population en bonne santé. Ça peut l’inciter à connaître cette population, à préserver ses habitats et à accepter, lorsque son état l’exige, une réduction ou une suspension des prélèvements.

Mais une action de conservation ne devient pas moins efficace parce que celui qui la mène y trouve aussi un intérêt.

La vraie question n’est donc pas de savoir si l’action est moralement désintéressée, mais si l’intérêt de l’usager produit effectivement des comportements favorables à la conservation.

A lire aussi : Grand tétras : personne ne paie l’habitat

Dans les Pyrénées, chasseurs et fédérations participent depuis longtemps aux suivis du Grand Tétras et à différentes opérations de conservation. Le programme AVESPYR, porté par la Fédération départementale des chasseurs de Haute-Garonne, intervient notamment sur la restauration des habitats et la réduction des risques de collision.

Notre contradicteur souligne avec raison que ce programme est financé par le Fonds Vert de l’État.

Mais ça ne change pas réellement la question.

Le financement public et l’implication cynégétique ne s’excluent pas. L’un apporte des moyens. L’autre peut fournir des compétences, un réseau local, une connaissance du terrain et des personnes disposées à s’y investir bénévolement.

Alors évidemment la conservation par l’usage n’est pas une formule magique. Il ne suffit pas qu’une espèce soit chassée pour qu’elle soit bien conservée. L’usage peut aussi conduire à la surexploitation.

Pour que le mécanisme fonctionne, le prélèvement doit être durable, les populations doivent être suivies et la gestion doit pouvoir évoluer en fonction de leur état. Si une population ne peut plus supporter de prélèvement, celui-ci doit être réduit ou suspendu. C’est tout le sens du moratoire soutenu par la FNC.

Reconnaître le principe de conservation par l’usage ne permet donc absolument pas de conclure que le Grand Tétras devrait aujourd’hui être chassé. Ce n’est pas la même question.

L’objection formulée sur X reste néanmoins précieuse. Elle nous invite à observer ce qui se passera désormais.

Les chasseurs continueront-ils à investir autant de temps et d’énergie dans une espèce qui n’a plus vocation à redevenir gibier ? Peut-être. Certaines actions perdureront certainement. 

Mais il serait tout à fait étrange de considérer que la disparition définitive d’un usage ne peut avoir aucun effet sur les motivations de ceux qui en étaient les usagers. Une espèce peut gagner une protection juridique et perdre, dans le même mouvement, une partie de ceux qui avaient intérêt à la protéger sur le terrain.

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12 Commentaires :
  1. AJH
    10/09/26

    A contrario pourquoi ceux qui on milité pour la protection intégrale d’une espèce devraient avoir l’obligation de participer y compris financierement au suivi à la protection et à la restauration de celle-ci.

  2. Bruno
    10/09/26

    Bonjour,
    étant l’auteur des posts auxquels vous répondez, je poste également ici la réponse laissée sur X:
    «Merci pour cette réponse qui, finalement, confirme assez bien le point soulevé.
    Personne n’a prétendu qu’une action de conservation devait être « désintéressée » pour être utile. La conservation « through use » existe bien : un intérêt d’usage peut effectivement créer une incitation à préserver une ressource. Là-dessus, aucun désaccord.
    Mais ce n’était précisément pas la question posée !
    La question venait du « qui montera entretenir leurs milieux maintenant ? ». Or l’article explique désormais que l’intérêt cynégétique pour le Grand Tétras est non seulement une motivation, mais qu’il est « central » et peut être « le moteur » de l’action de conservation. C’est parfaitement recevable, mais cela éclaire singulièrement la formulation initiale : si la disparition du droit de tuer l’oiseau risque de faire disparaître une partie de la motivation à le protéger, alors il ne faut plus présenter ces actions comme la démonstration d’une conservation indépendante de l’intérêt cynégétique.
    Et surtout, le concept général de « conservation par l’usage » ne répond pas au cas biologique particulier du Grand Tétras. L’article le reconnaît d’ailleurs lui-même : ce concept ne permet pas de conclure que l’espèce devrait aujourd’hui être chassée.
    Quant à AVESPYR, l’exemple est assez édifiant : la FDC31 indique elle-même que le programme est intégralement financé par le Fonds Vert de l’État et que de nouveaux travaux sont programmés. Rien n’impose donc que la conservation de l’espèce disparaisse avec son statut de gibier.
    Les chasseurs qui continueront ces actions alors que le Grand Tétras est définitivement protégé démontreront justement qu’ils peuvent participer à sa conservation sans perspective de pouvoir à nouveau le tuer.
    Et ce sera très bien ainsi.
    Le renvoi, en bas de l’article, vers la Perdrix grise est finalement très instructif. Elle est présentée comme “l’espèce que seuls les chasseurs défendent”. Pourtant l’OFB étudie et suit cette espèce, documente les causes de son déclin et participe au réseau Perdrix-Faisan avec les fédérations de chasseurs ; la LPO elle-même publie sur sa conservation. “Les chasseurs contribuent fortement à sa conservation” serait donc parfaitement défendable. “Seuls les chasseurs la défendent” l’est beaucoup moins.
    Mais surtout, cet exemple illustre exactement la limite de l’argument développé ici. Malgré des décennies d’intérêt cynégétique et d’actions menées par les chasseurs, l’auteur annonce lui-même un effondrement
    européen de 93 %. Cela ne rend évidemment pas inutiles les actions réalisées — certaines ont probablement amélioré localement la situation — mais cela démontre qu’un intérêt à chasser une espèce n’est pas une garantie de sa conservation…
    Et c’est toujours la question initiale qui demeure : pourquoi demander “qui montera entretenir leurs milieux maintenant ?” lorsque le Grand Tétras devient protégé ?
    Personne ne demande aux chasseurs d’être “désintéressés”. On constate simplement que si leur contribution à la conservation dépend de la possibilité présente ou future de tuer l’espèce concernée, alors l’intérêt cynégétique en est bien une condition. S’ils poursuivent au contraire ces actions une fois cette possibilité définitivement supprimée, ils démontreront eux-mêmes que la conservation peut parfaitement survivre à l’intérêt cynégétique.
    Et ce serait finalement la meilleure réponse possible à la question posée par Chasses Éternelles😉»

    1. quentin
      10/09/26

      Bonjour,
      Tant que vous n’aurez pas compris que « chasser » n’est pas équivalent à « tuer », vous êtes de fait loin de pouvoir comprendre les mécanismes qui animent les chasseurs.
      Tuer est une partie de l’acte de chasse mais c’est loin d’être l’essentiel.
      C’est un peu comme si vous résumiez le foot à un but ! Vous occultez tout ce qu’il y a avant et après.
      Je vous invite à vous rapprocher de la fédération des chasseurs de votre département, elle s’aura vous indiquez les actions qui sont menées et qui requièrent des bras (entretien de zone humide, ramassage de déchets, plantation de haies…). Ca vous permettra de faire connaissance et, peut-être, de mieux comprendre ce qui nous anime.
      A bientôt,

      1. Bruno
        10/09/26

        Personne n’a affirmé que l’acte de chasse se résumait psychologiquement au fait de tuer. Il peut évidemment comporter recherche, observation, travail du chien, connaissance du terrain, sociabilité, etc. Et personne ne nie davantage les actions concrètes réalisées par certaines fédérations.
        Mais l’analogie avec le football est finalement assez amusante : le football ne se résume effectivement pas au but… sauf que la possibilité de marquer en constitue bien une finalité essentielle. Supprimez définitivement les buts et ce n’est plus tout à fait le même jeu…
        Surtout, il faudrait accorder ce commentaire avec l’article sous lequel il est publié. Celui-ci nous explique précisément que l’intérêt cynégétique peut être le “moteur” de la conservation : le chasseur protège notamment une espèce parce qu’il a intérêt à pouvoir continuer à la chasser.
        Dès lors, deux discours cohabitent assez difficilement : lorsqu’on critique la chasse, tuer serait secondaire, presque périphérique; lorsqu’il faut expliquer pourquoi les chasseurs investissent autant dans la conservation d’une espèce, la possibilité de la chasser devient au contraire une incitation essentielle. C’est précisément la question posée par le classement du Grand Tétras : si tuer était réellement si secondaire dans ce qui “anime les chasseurs”, pourquoi la disparition définitive de cette possibilité devrait-elle faire disparaître leur motivation à entretenir son habitat ?
        Quant aux actions de terrain, elles sont réelles et je les ai précisément reconnues. La question n’a jamais été de savoir si elles existent, mais pourquoi leur poursuite serait conditionnée au maintien d’un intérêt cynégétique.

        1. Jean 1
          11/09/26

          Quel est l intérêt de tout dezinguer,ne croyez vous pas que l on peut simplement prélever les intérêts sans mettre en péril telle ou telle population.faire des moratoires,c est a dire ne plus chasser certaines espèces si leur population est vulnerable.par contre les classer espèce protégée on peut difficilement changer ce statut même si l espèce redevient abondante,ce qui est a souhaiter.quelles sont les actions de toutes des ong sur le terrain,inexistantes ,par contre ce sont devenus des experts en justice et en vivent très bien.il suffit de voir leur rémunération.s investir bénévolement pour aider une espèce,c est pouvoir les entendre, éventuellement en voir,et peut être les chasser mais il est assez difficile de tuer un oiseau que l on connaît bien.

    2. Ines
      10/09/26

      Bonjour,
      Effectivement les arguments se tiennent sont absolument valable et je suis d’accord avec vous sur le principe de conserver par passion de voir l’oiseau dans sont habitat peut maintenitr cette motivation. Mais dans le cas présents je pense (et ce n est que mon point de vue il peut être faux) que la récompense suprême pour les bénévoles qui se sont chargés de ce programme va être l’action de chasse. Comme le principe de la carrote et le bâton. Après il peut toujours y avoir les bénévoles qui se passe de cette récompense mais pour protéger une espèce et la voir s épanouir de nouveau il faut beaucoup de paramètres que certains ne maîtrise. Parce que ce n est pas leurs domaines ou parce qu ils ne peuvent le régler seule (notamment la prédation) si toutes les personnes autour de la table trouve une récompense qui leurs convient à tous alors oui vous aller trouver non seulement le temps mais aussi une volonté forte de maintenir l’objectif. Mais malheureusement la plupart du temps des portes se fermes immédiatement quand on parle d’action de chasse ce qui est dommage. J espère que la suite des événements me donneras tord.
      Bonne journée

      1. Bruno
        11/09/26

        Merci pour ce commentaire car il met finalement assez clairement en évidence le point que je soulevais.
        Si la “récompense suprême” de ceux qui participent à la conservation du Grand Tétras est de pouvoir un jour recommencer à le chasser, alors l’intérêt cynégétique est bien une condition importante de leur engagement. Ce n’est d’ailleurs pas très éloigné de ce qu’explique l’article lorsqu’il présente cet intérêt comme un “moteur” de la conservation.
        Là où je diverge, c’est sur l’idée de récompense. Le droit de prélever une espèce ne peut pas être la contrepartie accordée à ceux qui ont participé à sa conservation : il doit dépendre avant tout de son état de conservation et de ce que la population peut biologiquement supporter.
        Et c’est précisément ce qui rend la situation actuelle intéressante. Si certains chasseurs continuent à restaurer les habitats, participer aux suivis ou protéger le Grand Tétras alors qu’ils savent désormais qu’ils ne pourront plus le chasser, ils démontreront que leur engagement dépasse cette “récompense”. Je ne demande finalement rien de plus.
        Quant aux autres facteurs — habitat, dérangement, prédation, climat, etc. — nous sommes d’accord : protéger juridiquement l’oiseau ne les règle évidemment pas. C’est pourquoi cette protection doit s’accompagner d’actions sur l’ensemble de ces pressions et associer tous les acteurs compétents.

        1. Ines
          11/09/26

          Bonjour,
          Je suis d’accord la stabilité de l population de n’importe quel gibier est le facteur principal. Cependant la notion d’engagement fonctionne à demi-mesure. (Je ne suis pas sur de réussir à écrire mon raisonnement de façon compréhensible et je m’en excuse). Cependant la logique de protection d’espèce n’a plus les meme valeurs aujourd’hui qu’il y a plusieurs années. Les associations militent (et ces leurs droits) par dogmatisme plus que pour de vrai raison scientifique ou de conservation. Après il y a toujours des gens qu’il le font par passion j en ai rencontré mais ils se font rare. Sans compter le point vue systémique qui voudrait que le chasseur soit méchant. Tout cette effet combiné donne un râle bol général. Je ne dis pas que les chasseurs on raison je dis juste que les comptages le suivie de populations la baisse de prédation et ben ce sont les chasseurs qui le font. C est comme si vous priviez quelqu’un qui c est donner à fond sur un domaine de récompense et/ou de reconnaissance.
          Je ne sais pas si se sera compréhensible et je m en excuse mais voilà mon point de vue.
          Bonne journée

  3. Jean 2
    10/09/26

    Bonjour, vous avez bien résumé, comme pour tout sujet ,il faut une motivation ou un intérêt peu importe lequel,les personnes désintéressée sont rares d’après mon expérience, et même intéressées elles ne voudront pas mettre » la main a la pâte » pour concrétiser leurs intérêts,autre chose, ex:on demande aux villageois dans certains secteurs africains,de ne plus tué tel ou tel animal qui attaque leurs cultures pour conserver le tourisme ou safari photographique,et donc de recevoir de l’argent pour les dégâts ou avoir un travail en liaison avec. Et ne plus payer les gardes de certaines réserves même en France, le mois suivant il n’y aura plus personne! La liste est longue… et je rajouterai le bénévolat commence à ce faire rare un peu partout, tenez un bon ex:les pompiers volontaires se font rares

  4. Pineau
    10/09/26

    En dehors des chasseurs qui manifesteraient un intérêt malsain, toutes les autres parties prenantes seraient des gentilles personnes désintéressées? La blague…
    Placer une nouvelle espèce en statut protégé permet de faire avancer une idéologie, de s’en servir pour des alliances politiques, de communiquer sur sa marque pour récupérer des dons, de faire gagner de l’argent ( avocats, juristes…)

    1. Bruno
      10/09/26

      L’état de conservation défavorable de l’espèce, est documenté et constitue précisément la justification officielle de sa protection.
      Bref, nul besoin que quiconque soit “désintéressé”. Il suffit que la conservation de l’espèce reste l’objectif même lorsque l’intérêt particulier de celui qui y contribue disparaît. Et c’est exactement le sujet depuis le début

      1. Thomas
        11/09/26

        Bonjour.
        J’ai lu votre commentaire principal et il m’a clairement interpellé.
        J’ai pris le temps d’y réfléchir.
        La possibilité de tuer un animal (ou le prélever) n’est pas le but en soi de la chasse. La chasse est pour moi un nom sur une manière de vivre où l’humain s’inscrit dans la nature en tant que partie prenante et vit avec la nature dans la nature. De ce sens, la plupart de mes actions sont orientées vers la nature et pas vers un animal en particulier (chassable ou pas). L’acte de chasse couvre seulement une partie de cette activité.
        Rééquilibrer la prédation, donner de l’eau ou de la nourriture dans les moments difficiles s’adresse à toute la faune et même à la flore.
        La plupart des chasseurs mettent de l’eau dans leur jardin, ont une haie (pas une palissade de béton), etc.
        Voilà pourquoi la motivation de base du chasseur n’est pas, selon moi, seulement l’unique fait de pouvoir potentiellement prélever l’animal.
        Les efforts ont été poursuivis malgré que prélèvements aient été nuls. Avec des perspectives proches de zéro. Comme on suspens la chasse du lièvre suite à une maladie ou une année difficile. Donc, évidemment que les prélèvements n’ont lieu que quand toutes les conditions positives sont réunies.
        Les chasseurs veulent un environnement dans lequel ils peuvent réaliser leur vision de la vie.
        Je pense que supprimer la possibilité de prélèvement revient, au même titre que de limiter les possibilités de régulation ou d’aménagement de territoire à priver le chasseur de cette vision de la vie et de cette liberté d’action.
        Je vous suit en disant que cela ne devrait rien changer mais cela est faux et prive cette action d’un moteur motivationnel pas essentiel mais important pour garantir une énergie bien plus forte que si elle est désintéressée.
        Donc, théoriquement oui mais dans la pratique, non.
        Cela ne vaut pas uniquement pour la chasse mais pour beaucoup d’actions humaine qui demandent un réel effort et investissement pour réaliser une différence.
        En tous cas, je voudrais vous remercier pour cette discussion ouverte et constructive.

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