La FNC s’associe à l’Ordre des vétérinaires pour faciliter la vaccination des chiens de chasse contre Aujeszky. En attendant un vaccin canin, la saison reposera sur un vaccin porcin strictement encadré.
Déclarer, analyser, cartographier, prévenir et faciliter la vaccination : c’est un dispositif complet de surveillance et de prévention que chasseurs et vétérinaires construisent ensemble. Une démarche qui conforte également le rôle essentiel de sentinelle sanitaire joué par les…
— Chasseurs de France (@ChasseursFrance) September 10, 2026
La FNC a annoncé le 10 septembre 2026 une convention avec le Conseil national de l’Ordre des vétérinaires. Elle prévoit de faciliter la vaccination des chiens de chasse, notamment lors de rassemblements, et de centraliser suspicions et analyses dans l’outil CalypsoVet. Willy Schraen en attend de quoi « mieux localiser le risque, mieux informer les chasseurs et faciliter la vaccination ». Les données doivent aussi servir au développement d’un vaccin spécifique au chien. Aujourd’hui, aucun vaccin Aujeszky ne dispose en France d’une autorisation de mise sur le marché chez le chien.
La saison passera donc par Auskipra-BK, vaccin porcin du laboratoire Hipra. L’Agence nationale du médicament vétérinaire a renouvelé son autorisation temporaire d’utilisation chez le chien jusqu’au 28 février 2027, en jugeant la balance bénéfice-risque positive avec un niveau de preuve limité. Le protocole prévoit trois injections sous-cutanées espacées de trois à quatre semaines à partir de la mi-septembre, à renouveler chaque année. Un chien vacciné une première fois le 15 septembre reçoit sa troisième dose entre la fin octobre et le 10 novembre, en pleine saison de battue.
Le vaccin est livré en flacons de 40 doses, à utiliser dès l’ouverture. Le vétérinaire sort le flacon du réfrigérateur, le laisse remonter en température, puis enchaîne les injections sans rien pouvoir conserver. Selon Anne de Galard, responsable sanitaire de la FNC, un praticien volontaire organise une séance quand les inscriptions approchent 35 chiens. Dans les Alpes-Maritimes, la campagne de la FACCC fixe l’injection à 20 euros et annonce un calendrier en trois doses étalées sur six mois, différent de celui de l’ATU.
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L’étude conduite dans l’Aube à partir de 2021 a montré que le vaccin fait produire des anticorps aux chiens, sans que ceux-ci neutralisent le virus de manière importante et durable. Les cas confirmés oscillent entre 16 et 40 par an, parfois 50, et une partie des propriétaires renonce aux analyses post-mortem. CalypsoVet doit combler ce déficit : la plateforme de l’Ordre gère déjà les campagnes de vaccination contre l’influenza aviaire, la FCO et la MHE à la demande de la DGAL. En attendant, la FNC recommande de séparer chiens et sangliers pendant et après la chasse, et de ne donner aux chiens aucune viande de sanglier, crue ou cuite, dans les zones touchées.
Pour faire vacciner son chien cette saison, un chasseur devra trouver une séance collective et le présenter trois fois avant la mi-novembre. L’autorisation du vaccin expire le 28 février 2027. Si un chien vacciné meurt de la maladie, son propriétaire devra faire pratiquer une analyse et la déclarer pour que le cas compte dans le développement du vaccin canin.
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Le prix du vaccin me semble exorbitant .
Je serais curieux de retrouver le prix de la dose quand les porcs charcutiers étaient vaccinés 🤔