Les chasseurs corses veulent anticiper la fermeture du sanglier, le préfet refuse

Chasse Actu
date 31 janvier 2024
author Richard sur Terre

Dans un contexte de controverse autour de la chasse du sanglier en Corse-du-Sud, les chasseurs locaux se mobilisent pour anticiper la fermeture de la chasse. Une décision qui a été rejetée par le préfet.

La décision des chasseurs de Corse-du-Sud de restreindre la chasse au sanglier a été motivée par la baisse constatée des populations de ces animaux.

Face au refus du préfet, Ange Manenti, porte-parole des chasseurs, appelle ses pairs à « anticiper eux-mêmes cette fermeture » afin de préserver l’équilibre écologique de la région.

L’année dernière, la présence massive de sangliers dans le département avait contraint les autorités à repousser la date de fermeture de la chasse au mois de mars. Des battues administratives avaient même été organisées à Ajaccio pour réguler la population de sangliers.

Cette année, la situation a évolué de manière significative, ce qui justifie de « lever le pied ».

Ange Manenti souligne que les chasseurs ne cherchent pas à éradiquer les sangliers, mais à gérer leur nombre de manière responsable. Il insiste sur l’importance de reconnaître le rôle des chasseurs dans la préservation des écosystèmes, en contradiction avec les idées répandues par les anti-chasse selon lesquelles la chasse serait responsable de la disparition des espèces.

Les chasseurs de Corse-du-Sud se positionnent ainsi en acteurs responsables de la conservation de la nature.

Qui est donc mieux placé que les chasseurs sur le terrain pour sentir le pouls de la bonne santé d’une espèce ? Et qui osera encore agiter ce double-poncif qui veut que d’un côté les chasseurs tuent la biodiversité cependant que de l’autre ils participeraient à je ne sais quelle surpopulation organisée de sangliers ?

L’équilibre. C’est tout ce que les chasseurs veulent.

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3 Commentaires :
  1. David
    31/01/24

    Bravo ! Il n’y a plus qu’à arrêter les nourrissages hivernaux dans d’autres régions, et le monde cynégétique gagnera en crédibilité.
    Dans ce milieu comme partout, il y a de tout. On n’est jamais tout blanc ou tout noir, et on gagne toujours à assumer sa part de noir.

  2. GUILLAUME MARKUS
    31/01/24

    Je ne comprends pas trop.

    On parle de Corse du Sud ou les chasseurs voudraient anticiper la fermeture de la chasse au sanglier.

    Mais qui chasse, si ce n’est des chasseurs ?
    Il y aurait des chasseurs de Corse du Nord qui viendraient chasser au Sud ?

    Cette affaire ne me paraît pas claire dans ses motivations réelles quand il est rapporté que l’année précédente il y avait surabondance de sangliers.

    Même si beaucoup ont pu être prélevés, le sanglier ne doit pas manquer en Corse du Sud.

    Il doit se cacher dans ce positionnement des intérêts qui ne sont pas cynégétiques mais économiques.

    Le Domaine de Murtoli qui pourrait craindre que ses clients chasseurs cinq étoiles rencontrent plus de difficultés pour croiser du sanglier ou d’autres opérateurs de chasse ?

  3. nepalperou
    01/02/24

    Encore une histoire corse. Défendre le business.
    Qu’en pensent les victimes ???!
    On ne cesse de voir du cochon partout, jusque dans les villes de tout le pays et voilà que les chasseurs viennent nous raconter qu’il n’y a plus de sangliers chez eux !!!!
    Dans le même temps le SCHRAEN veut faire payer tout les dégâts agricoles à l’Etat qui a déjà beaucoup donné ces 2 dernières années.
    C’est toujours mieux quand c’est l’Etat qui paie pour indemniser ses turpitudes cynégétiques

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