Les “Verts” de terre

Les verts sont-ils verts de gris ? Oui, car ils se trompent de cible. En effet, une certaine frange verdoyante de la population raisonnante, se trompe de combat encore et toujours, depuis des décennies en attaquant le monde de la chasse. Or, nous ne sommes pas la racine du mal.

Texte : Jean-louis Soucasse / Photos : Pierre Aillery

Nous voulons tous boire de l’eau pure et respirer un bon air

Implacable évidence, et ce n’est surtout pas l’apanage des seuls verts : Nous voulons tous boire de l’eau pure et respirer un bon air. Ceci étant, qu’avons-nous fait depuis notre multiplication exponentielle ? Pas vraiment ce qu’il ne fallait pas faire pardi. L’écologie est notre source de vie, nous sommes la nature et elle ne se résume pas à un ministère ou à des enfonceurs de portes ouvertes.

Comme disait le grand économiste Bernard Maris, assassiné lâchement dans les locaux de Charlie Hebdo : « Un économiste c’est quelqu’un qui vous explique le lendemain ce qu’il aurait fallu faire la veille ». C’est exactement pareil pour le politique et ses éminents conseillers. Malheureusement, nous pouvons étendre cette vérité jusqu’à nous, communs des mortels. Nous faisons partie d’un fonctionnement duquel il est très difficile de se départir. Nous vivons sur le globe de façon très différente en fonction des endroits, des climats, des ethnies, des coutumes. Le seul dénominateur commun à tous ces peuples, et surtout à tous leurs dirigeants, est l’argent.

La triste histoire de l’homme, montre que plus il en possède, plus il en veut. Nous avons beau simplifier et simplifier encore les fractions, le mal global est le profit. L’ère industrielle néfaste a commencé lorsque, par exemple, on a chronométré les ouvriers pour savoir combien de temps ils mettaient pour visser un boulon. Là, déjà, c’était foutu à grande échelle. L’homme allait oublier l’homme, tant pis pour l’eau ou pour l’air, on s’en préoccuperait après. Il faut produire, être rentable, délocaliser à outrance. L’histoire de l’homme c’est ça, affligeant de niaiserie.

QU’IL EST DIFFICILE DE S’ATTAQUER À CES BARILS…

Il faut produire, être rentable, délocaliser à outrance. L’histoire de l’homme c’est ça, affligeant de niaiserie.

Alors les verts me direz-vous ? Eh bien, ils ne devraient pas exister car l’humain qui n’a aucun impact sur l’environnement existe-t-il ? Nous devrions tous être soucieux de la qualité de l’air et de tout ce que nous consommons. Dès lors, comment faire pour aller passer des vacances à Bali, aux Maldives ou en Inde ? Cette dernière destination est si chère à certains anti-chasse verts que je connais. Reste qu’ils y vont en villégiature en se voilant la face pour ne pas voir la réalité d’un des pays les plus pollués au monde. Et l’’avion qu’ils prennent pour New Delhi lui ne pollue pas ? Il faut impérativement très vite trouver une écologie cohérente. Il ne s’agit pas de tirer bêtement sur les chasseurs pour être assouvi mais simplement chausser les lunettes de l’intelligence pour combattre les véritables causes du désastre en cours.

Nous nous apercevons ainsi que l’humain ultra-connecté adepte de l’intelligence artificielle et sa folie euphorique du transhumanisme maîtrisé sont arrêtés par un tout petit virus couronné de la taille d’un nanomètre. C’est du propre. Nous constatons alors que nous ne dominons pas les forces naturelles. Nous salissons, nous empoisonnons, ça, en revanche, nous savons le faire. J’en veux pour exemple les 65 000 tonnes de pesticides qui sont déversées en France par an. Les agriculteurs ne sont pas des chimistes, ils mettent les produits que les ingénieurs des grands groupes d’agrochimie – qui s’engraissent de dividendes fautifs – leur préconisent.

« On est toujours deux dans l’affaire homme, la Nature et l’esprit… Soyons moins ambitieux : l’eau gèle en dessous de zéro, et en dessous d’un degré d’humilité, notre humanité aussi. »

Régis Debray

Ainsi les disparitions d’insectes ont été multipliées par 100 depuis le début du 20ème siècle. 400 cents millions d’oiseaux en Europe et 3 milliards aux USA ont disparus. Ce ne sont pas les chasseurs qui leur ont tiré dessus. Le nombre d’insectes volants a chuté de 80 % depuis 1990. Souvenez-vous, les pare brises des voitures étaient alors criblés d’insectes percutés et pas seulement la nuit. Aujourd’hui, nous pouvons faire des centaines de kilomètres sans laver les phares, ni lesdits pare brises. D’autre part, la surface des villes augmente, celle des forêts diminue. Cependant il ne faut surtout pas perdre de vue que tout ce qui existe, de la plus petite chose observable, à la plus grande, rend la Terre habitable pour nous tous. Or, avec un déséquilibre l’édifice va s’écrouler. C’est aussi simple que ça.

« Ils sont bien là irrécusables les dégâts irréversibles… Ce que Faust, en somme, avait oublié et nous avec lui, c’est que l’homme est partie intégrante et non surplombante de la nature. Il se croyait au-dessus, et se découvre dedans. Avant de se caresser le nombril en se qualifiant d’être parlant, raisonnant et sociable, le bipède sans plumes – comment avions-nous pu l’oublier ? – est d’abord un être vivant. Et depuis 250 millions d’années, neuf espèces vivantes sur dix ont disparu. A qui le tour ? » Monsieur Régis Debray – Écrivain et philosophe. 

Regardons la publicité des divers médias généralistes : L’ensemble des produits d’entretien qu’elle nous suggère d’utiliser se retrouvent tous dans les rivières puis les océans. C’est identique pour l’air, tant dans le domaine domestique qu’à plus grande échelle dans le domaine industriel. Toutes les structures, tous les systèmes, sont formatés pour ce fonctionnement calamiteux, le marché mondialisé.

En rond !

Encore une fois, je me dois de citer un passage de l’excellent livre « Le siècle Vert » de Régis Debray : « Romain Gary, l’héroïque auteur des Racines du ciel, était d’avis que ce n’est pas parce qu’ils font la chasse aux éléphants qu’il faut haïr les humains. La bonne cause animale n’oblige pas en effet à faire rentrer les loups dans Paris, les sangliers dans les villages vides d’hommes, les rats dans la cuisine, ni les moustiques dans la chambre. Biophile, oui, misanthrope, non. Renoncer au suprémacisme, non de l’homme blanc mais de l’homme tout court, ce corporatisme de petits prétentieux s’arrogeant le droit de régenter et même d’éliminer les confrères et cousins, est une chose bien nécessaire. 

C’en serait une autre que l’antispécisme, amenant à penser que la planète se porterait mieux si un parasite outrageusement reproducteur acceptait de déguerpir. Homo sapiens n’a pas trop démérité puisqu’il a pu rendre jusqu’ici habitable et parfois délectable, une croûte terrestre assez hostile au départ… Quel juste milieu, alors entre le Khmer vert et la fleur bleue ? Quel chemin emprunter ? »

Nous sommes les créateurs du monde que nous avons, il tourne ainsi parce que nous achetons, nous voyageons, nous consommons, verts comme les autres. Changer de mode de fonctionnement en même temps à l’échelon mondial serait la solution impérieuse, mais cette issue est totalement utopique. L’inertie de notre mode de vie est énorme, tendre vers un monde idéal engendrerait des catastrophes humanitaires et économiques. Il ne faudrait plus prendre l’avion, plus manger de viande, plus se déplacer en voiture ou transporter en camions. Mais que deviendraient les gens qui dépendent financièrement de ces secteurs ? La mutation écologique sera extrêmement compliquée et il faut arrêter avec les grandes incohérences. Ainsi, les verts ne jurent que par l’éolien et le photovoltaïque, alors de ce fait il faut arrêter Fessenheim. Or, une centrale atomique est l’usine la plus entretenue et contrôlée au monde, tout y est régulièrement changé, remis à neuf avec un impact en C02 nul. Pour égaler sa production avec des panneaux solaires, il faut occuper une surface mille fois plus importante qui engendre de multiples dégâts environnementaux au sol. Que dire encore de la pollution engendrée pour les fabriquer et les acheminer quand on sait que 90% sont fait en Chine dans des conditions soupçonnables.

Les activités cynégétiques régulent, elles gèrent les territoires

Nous avons le monde, les politiques et les journalistes que nous méritons. Que l’on se dise, écologistes, verts, chasseurs, nous sommes tous des consommateurs, d’abord de tout ce qui nous rend vivants mais de bien trop d’autres choses superflues qui participent à la dégradation planétaire. Cependant, l’impact de la chasse dans cet engrenage catastrophique est nul. Dans toutes les zones sur terre où elle est interdite on observe un déséquilibre des populations animales. Les activités cynégétiques régulent, elles gèrent les territoires. Dans les cantons Suisse où la chasse est proscrite, des gardes chèrement payés sont obligés de faire des tirs de nuit assassins. Sur la réserve domaniale du Mont Valier (mon pays Couserans) créée en 1937 sur 9037 ha, la population d’isards et surtout de grands tétras a fondu comme les glaciers d’ailleurs. J’ai constaté personnellement, avec tristesse, dans ces belles montagnes sauvages le déclin des grands urogalles. Tout pourrait être simple et c’est si compliqué…

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